Chaque jour, un passage de l’Évangile, un récit tiré de la vie des saints, une courte leçon et une prière.
Protection de la Mère de Dieu · saint Romain le Mélode
L’Évangile du jour · Luc 1, 46-47
Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
Le récit
Romain servait à l’église et n’avait pas de voix pour chanter ; on se moquait de lui. La tradition rapporte qu’après une nuit de prière devant l’icône de la Mère de Dieu, il monta à l’ambon la veille de Noël et chanta un hymne qu’il n’avait pas appris. Il devint le plus grand poète liturgique de l’Église byzantine.
La leçon
Ce que nous croyons être notre incapacité est souvent le lieu exact où Dieu travaille. Romain n’a pas reçu une autre voix : il a reçu quelque chose à dire. Dans la paroisse aussi, la place de chacun se trouve rarement là où il se croit fort.
Mère de Dieu, étends ta protection sur notre paroisse, et donne à chacun sa part dans la louange.
Source : Fête byzantine du 1er octobre ; synaxaire et tradition sur saint Romain le Mélode, sixième siècle.
Saint Grégoire l’Illuminateur d’Arménie
L’Évangile du jour · Matthieu 10, 22
Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
Le récit
Grégoire fut jeté dans une fosse profonde à Artaxata et y resta, selon la tradition arménienne, treize années, nourri en secret par une femme du lieu. On l’en tira quand le roi tomba malade. Il ne réclama ni compensation ni vengeance : il baptisa le roi, et l’Arménie devint au début du quatrième siècle le premier royaume chrétien.
La leçon
Treize ans dans une fosse, et pas une phrase de rancune à la sortie. Ce n’est pas de l’indifférence : c’est une liberté sur laquelle l’amertume n’a pas eu prise. Ceux qui sortent ainsi de l’épreuve deviennent capables de guérir le pays qui les a blessés.
Seigneur, garde-nous de l’amertume pendant la longue attente, et fais-nous persévérer jusqu’au bout.
Source : Synaxaire byzantin du 30 septembre ; tradition arménienne sur saint Grégoire l’Illuminateur.
Saint Cyriaque l’Ermite
L’Évangile du jour · Luc 10, 42
Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.
Le récit
Cyriaque vécut près d’un siècle dans les déserts de Palestine, au cinquième et au sixième siècle. On venait le consulter de loin. Il ne donnait pas de longues réponses : il ramenait chacun à une seule chose, la prière persévérante et la paix avec son prochain. Le reste, disait-il, se règle tout seul.
La leçon
Nos journées sont pleines de choses nécessaires, et c’est justement ce qui nous épuise. Une seule est vraiment nécessaire, et elle tient peu de place : s’asseoir et écouter. Tout ce que nous plaçons avant elle nous fatigue sans nous nourrir.
Seigneur, donne-nous chaque jour un moment où nous ne faisons rien d’autre que t’écouter.
Source : Synaxaire byzantin du 29 septembre ; vie de saint Cyriaque, moine de Palestine.
Saint Chariton le Confesseur
L’Évangile du jour · Matthieu 5, 10
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Le récit
Chariton avait déjà souffert la prison pour la foi quand, sur la route de Jérusalem, des brigands l’enlevèrent et l’enfermèrent dans leur grotte. Libéré, il ne demanda pas vengeance : il resta dans cette grotte même et en fit un monastère, la laure de Pharan, une des premières de Palestine.
La leçon
Il n’a pas effacé le lieu de son malheur : il l’a habité autrement. Beaucoup de nos blessures restent des grottes fermées. La guérison chrétienne ne consiste pas toujours à partir, mais parfois à transformer l’endroit même où l’on nous a fait du mal.
Seigneur, transforme en lieux de paix les endroits où nous avons souffert.
Source : Synaxaire byzantin du 28 septembre ; vie de saint Chariton et fondation de la laure de Pharan.
Saint Callistrate et ses compagnons
L’Évangile du jour · Matthieu 5, 16
Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Le récit
Callistrate était soldat. Ses camarades le surprirent en prière la nuit et le dénoncèrent. Ce ne sont pas ses paroles qui les frappèrent, mais sa fermeté sous les coups : plusieurs soldats de sa cohorte demanda le baptême et subit le même sort que lui.
La leçon
On convainc rarement par des arguments ceux qui nous voient chaque jour. Ils regardent comment nous tenons quand c’est dur, comment nous parlons de ceux qui nous ont nui. Notre témoignage ne commence pas quand nous expliquons la foi, mais bien avant.
Seigneur, que ceux qui vivent près de nous voient le bien et rendent gloire au Père.
Source : Synaxaire byzantin du 27 septembre ; passion de saint Callistrate.
Dormition de saint Jean le Théologien
L’Évangile du jour · Jean 13, 34
Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
Le récit
Saint Jérôme rapporte que l’apôtre Jean, devenu très vieux à Éphèse, ne pouvait plus faire de longs discours. On le portait à l’assemblée, et il répétait la même phrase : « Petits enfants, aimez-vous les uns les autres. » Comme on s’en lassait, on lui demanda pourquoi il ne disait que cela. Il répondit : parce que c’est le commandement du Seigneur, et s’il est accompli, il suffit.
La leçon
Nous cherchons toujours un enseignement nouveau, alors que le plus ancien n’est pas encore pratiqué. La vieillesse de Jean nous débarrasse de l’illusion : la foi ne se mesure pas à ce que nous savons dire, mais à ce que nous faisons de la seule chose que nous savons déjà.
Seigneur, ne nous laisse pas admirer ton commandement sans le vivre.
Source : Saint Jérôme, Commentaire sur l’épître aux Galates ; synaxaire byzantin du 26 septembre.
Sainte Euphrosyne d’Alexandrie
L’Évangile du jour · Matthieu 6, 6
Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
Le récit
Fille unique d’un homme riche d’Alexandrie, Euphrosyne quitta la maison pour vivre inconnue dans un monastère, sans nom ni rang. Son père la chercha des années et vint plusieurs fois demander conseil au monastère, sans reconnaître sa propre fille. Elle ne se fit connaître qu’à la fin de sa vie.
La leçon
Une bonne part de notre piété cherche des témoins. Euphrosyne a fait le contraire : elle a caché même ce qui aurait pu la rendre admirable. Ce que nous faisons dans le secret est souvent la seule part de notre vie que personne ne peut abîmer.
Père qui vois dans le secret, garde-nous de faire le bien pour être vus.
Source : Synaxaire byzantin du 25 septembre ; vie de sainte Euphrosyne d’Alexandrie.
Sainte Thècle, protomartyre et égale aux apôtres
L’Évangile du jour · Luc 8, 15
Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.
Le récit
La tradition d’Antioche raconte que Thècle, jeune fille d’Iconium, entendit l’apôtre Paul prêcher depuis une fenêtre voisine, et resta trois jours à écouter sans manger. Elle quitta ensuite la vie tranquille qu’on lui préparait, et souffrit pour la foi. On l’appelle protomartyre parmi les femmes.
La leçon
Écouter vraiment change une vie ; écouter distraitement ne change rien. Nous entendons l’Évangile chaque dimanche, et nous sortons souvent inchangés. La différence n’est pas dans la prédication, mais dans le cœur qui garde la parole au lieu de la laisser passer.
Seigneur, donne-nous un cœur qui garde ta parole et porte du fruit dans la patience.
Source : Synaxaire byzantin du 24 septembre ; tradition antiochienne de sainte Thècle d’Iconium.
Conception de saint Jean Baptiste
L’Évangile du jour · Luc 1, 13
Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.
Le récit
Zacharie servait au temple, vieux et sans enfant, quand l’ange lui annonça un fils. Il demanda une preuve, et resta muet jusqu’à la naissance. Élisabeth se tint cachée cinq mois. Le silence de l’un et la discrétion de l’autre entourèrent la venue de celui qui allait crier dans le désert.
La leçon
Dieu répond souvent longtemps après la prière, quand nous avons cessé de compter les années. Le silence de Zacharie n’était pas une punition stérile : il lui a appris à écouter avant de parler. Les attentes les plus longues ne sont pas toujours les plus vides.
Seigneur, donne-nous d’attendre sans nous durcir, et d’écouter avant de demander des preuves.
Source : Fête byzantine du 23 septembre ; récit de Luc 1.
Saint Phocas le jardinier, martyr de Sinope
L’Évangile du jour · Matthieu 5, 44
Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent,
Le récit
Phocas cultivait un jardin près de la mer Noire et nourrissait les voyageurs. Des soldats vinrent un soir, envoyés pour tuer un chrétien de ce nom ; ils ne le connaissaient pas. Il les logea et les nourrit, puis passa la nuit à creuser sa propre tombe. Au matin il leur dit : « L’homme que vous cherchez, c’est moi. »
La leçon
Aimer ses ennemis n’est pas une phrase : c’est une porte ouverte, un pain partagé, un accueil qui ne demande pas d’abord qui tu es. Phocas n’a pas fui et n’a pas menti. Nos ennemis sont rarement des soldats ; ce sont souvent des voisins, des proches, des gens de la même paroisse.
Seigneur, apprends-nous à ouvrir notre porte avant de demander un nom, et à bénir ceux qui nous font du mal.
Source : Synaxaire byzantin du 22 septembre ; passion de saint Phocas de Sinope.
Clôture de la fête de la Croix
L’Évangile du jour · Jean 12, 32
Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi.
Le récit
La tradition rapporte que sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, chercha à Jérusalem le bois de la Croix vers l’an 326. Quand on l’éleva devant la foule, le peuple ne trouva pas d’autre mot que de répéter sans fin : « Seigneur, prends pitié. » Ce geste est à l’origine du rite de l’élévation de la croix, où la croix n’est pas montrée comme un trophée, mais élevée pour que tous la voient.
La leçon
La croix n’est pas élevée pour dominer quelqu’un, mais pour attirer tout le monde. Chaque fois que nous en faisons un signe de force contre autrui, nous la renversons. Elle reste debout quand elle nous rend plus doux, plus patients, plus capables de porter le poids des autres.
Seigneur élevé sur la croix, attire nos cœurs à toi, et garde-nous de faire de ton signe une arme.
Source : Tradition de l’invention de la Croix par sainte Hélène, vers 326 ; synaxaire byzantin du 21 septembre, clôture de la fête.
Dimanche après l’Exaltation de la Croix
L’Évangile du jour · Marc 8, 34
Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.
Le récit
En 404, saint Jean Chrysostome fut exilé de Constantinople pour ne pas s’être tu devant l’injustice des puissants. On le fit marcher sur des routes dures vers l’Arménie, puis on ordonna de le conduire plus loin encore. Son corps ne supporta pas la route : il mourut à Comane le 14 septembre 407, le jour même de la Croix. Ses derniers mots furent : « Gloire à Dieu en toutes choses. »
La leçon
Porter sa croix n’est pas chercher la douleur, mais refuser d’abandonner la vérité quand elle coûte. Chrysostome n’a pas fait l’éloge de sa croix : il a rendu gloire à Dieu sous elle. Il ne nous est pas demandé de choisir l’épreuve, mais d’y rester fidèles et d’y trouver la compagnie du Christ, et non son absence.
Ô Christ, donne-nous de porter avec patience la croix de notre jour, et de dire avec toi en toutes choses : gloire à Dieu.
Source : Vie de saint Jean Chrysostome ; son exil et sa mort à Comane en 407.
Saints Trophime, Sabbatius et Dorymédon, martyrs
L’Évangile du jour · Jean 16, 33
Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.
Le récit
Trophime et Sabbatius furent arrêtés à Antioche de Pisidie à la fin du troisième siècle. Dorymédon, membre du conseil de la ville, aurait pu se taire ; il prit soin d’eux publiquement et subit leur sort. Trois hommes de conditions différentes, une même confession.
La leçon
Le plus coûteux n’est pas toujours de souffrir, mais de ne pas se détourner de celui qui souffre. Dorymédon avait une place à perdre, et il l’a perdue. Nous connaissons tous quelqu’un dont il serait plus commode, en ce moment, de s’éloigner.
Seigneur, donne-nous le courage de rester auprès de ceux qu’on abandonne.
Source : Synaxaire byzantin du 19 septembre ; passion des saints Trophime, Sabbatius et Dorymédon à Antioche de Pisidie. Deux d’entre eux furent conduits à Synnada et y souffrirent.
Saint Eumène, évêque de Gortyne
L’Évangile du jour · Luc 6, 38
Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.
Le récit
Eumène fut évêque en Crète. La tradition dit qu’il donnait tout ce qu’il recevait, au point de ne rien garder pour lui-même, et qu’il mourut en Thébaïde, alors qu’il était en voyage loin de son île.
La leçon
Donner ce qui reste est facile ; donner ce dont on aurait besoin est autre chose. L’Évangile ne demande pas de calculs exacts, mais une main qui ne se referme pas. Dans une paroisse, cela se voit vite : qui accueille, qui aide, qui donne sans qu’on le sache.
Seigneur, ouvre nos mains avant que nous ayons fini de compter.
Source : Synaxaire byzantin du 18 septembre ; vie de saint Eumène de Gortyne.
Sainte Sophie et ses filles Foi, Espérance et Charité
L’Évangile du jour · Jean 15, 13
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Le récit
La tradition raconte qu’à Rome, au deuxième siècle, une veuve nommée Sophie éleva trois filles qui portaient les noms des trois vertus. Toutes trois souffrirent pour la foi sous les yeux de leur mère, qui les encouragea sans chercher à les détourner, puis mourut quelques jours après auprès de leur tombe.
La leçon
Une mère qui donne à ses enfants une foi qu’elle ne vit pas leur donne peu. Sophie avait nourri ses filles de ce qu’elle croyait, et elles ont tenu. Ce que nous transmettons vraiment n’est pas ce que nous disons à table, mais ce que nos enfants nous voient garder quand c’est difficile.
Seigneur, donne aux parents de notre paroisse de transmettre ce qu’ils vivent.
Source : Synaxaire byzantin du 17 septembre ; tradition romaine de sainte Sophie et de ses filles.
Sainte Euphémie, grande martyre de Chalcédoine
L’Évangile du jour · Jean 8, 31-32
Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.
Le récit
Euphémie souffrit à Chalcédoine au début du quatrième siècle. Plus tard, en 451, c’est dans l’église qui portait son nom que se tint le concile où l’Église confessa le Christ vrai Dieu et vrai homme. Son souvenir est donc lié à une longue recherche de la vérité, bien après sa mort.
La leçon
La vérité ne se défend pas en criant plus fort. Elle se cherche patiemment, se formule avec soin, et elle libère au lieu d’humilier. Dans nos disputes de famille ou de paroisse, la question n’est pas qui a gagné, mais qui est resté dans la parole du Christ.
Seigneur, garde-nous dans ta parole, et que la vérité nous rende libres et non durs.
Source : Synaxaire byzantin du 16 septembre ; concile de Chalcédoine tenu en 451 dans l’église Sainte-Euphémie.
Saint Nicétas le Goth, martyr
L’Évangile du jour · Matthieu 10, 32
C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ;
Le récit
Nicétas appartenait au peuple goth, au quatrième siècle, dans une région où la foi chrétienne était combattue par les siens. Il n’a pas quitté son peuple et n’a pas caché sa foi. Il fut brûlé vers 372, et la tradition dit que des chrétiens recueillirent son corps de nuit.
La leçon
Il est plus facile de confesser sa foi loin des siens que devant eux. Beaucoup d’entre nous parlent de l’Église dehors et se taisent à la maison, ou l’inverse. La confession dont parle l’Évangile est celle qui a un prix là où nous vivons.
Seigneur, donne-nous de te confesser là où cela coûte, sans dureté envers les nôtres.
Source : Synaxaire byzantin du 15 septembre ; passion de saint Nicétas le Goth.
Exaltation de la Croix précieuse et vivifiante
L’Évangile du jour · Jean 3, 14-15
Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.
Le récit
La tradition raconte qu’en 630, l’empereur Héraclius rapporta à Jérusalem le bois de la Croix repris aux Perses. Il voulut entrer par la porte de la ville en habit impérial, et il ne put avancer. Il déposa la couronne et le manteau, et entra pieds nus, portant lui-même le bois.
La leçon
Le bois de la Croix n’a pas besoin d’escorte impériale. Ce qui est humble ne se porte pas avec faste, et ce qui a sauvé le monde ne se transporte pas comme un butin. Devant la Croix, les titres ne servent à rien : on avance dépouillé, ou l’on n’avance pas.
Seigneur, apprends-nous à déposer ce dont nous sommes fiers avant d’approcher de ta Croix.
Source : Grande fête byzantine du 14 septembre ; tradition du retour de la Croix par Héraclius en 630.
Dédicace de l’église de la Résurrection · saint Corneille le centurion
L’Évangile du jour · Jean 2, 19
Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.
Le récit
En 335, l’église bâtie à Jérusalem sur le tombeau du Christ fut consacrée, et le lendemain on éleva la Croix devant le peuple. C’est pourquoi les deux fêtes se suivent dans le calendrier byzantin : d’abord la maison de la Résurrection, ensuite le bois de la Croix.
La leçon
Une église n’est pas sainte par ses pierres, mais par ce qui s’y accomplit. Le Christ a appelé son corps un temple, et c’est dans ce temple que nous entrons chaque dimanche. Prendre soin de notre église est bien ; y venir assez souvent pour qu’elle reste une assemblée vivante est meilleur.
Seigneur, fais de notre église une maison vivante, et de nos cœurs ton temple.
Source : Synaxaire byzantin du 13 septembre ; dédicace de l’église de la Résurrection (Saint-Sépulcre) en 335.