Les textes du bulletin paroissial en bref. Pour lire un texte en entier, ouvrez-le : il s’affiche à sa page dans le bulletin.
Mot du curé ·
Chers frères et sœurs dans le Christ : l'eau vive
Par P. Antoine Tannous
Du 1er septembre au 4 octobre, la Belgique francophone vit le Temps pour la Création sur le thème « L'eau vive », avec des marches, des bénédictions et des célébrations en plein air, jusqu'à la fête de saint François d'Assise, mort il y a 800 ans. Le P. Antoine Tannous rappelle que la Grande Doxologie byzantine évoque Dieu comme source de la vie (Ps 36,10). Il invite chacun à écouter ce que dit l'eau et à vivre l'engagement écologique comme une prière.
Une prière qui confie à Dieu l'année qui commence, avec un refrain répété. Elle demande de vivre chaque jour avec attention, patience et confiance, en préférant une chose bien faite à beaucoup de choses bâclées. Elle se termine par la demande d'apprendre à aimer, à être juste et généreux.
Une méditation sur l'identité du Christ, reconnu à ses actes plus qu'à ses paroles comme le visage et l'amour de Dieu sur la terre (La Bible, Éditions du Signe). Elle se poursuit par une prière de Patrice de La Tour du Pin qui contemple la venue du Fils, fidèle à l'Esprit et tourné d'abord vers les pécheurs et les pauvres.
Frère Roger encourage celui qui croit ne pas savoir prier à se tenir simplement devant Dieu, même sans paroles. Quand la pensée s'égare, il rappelle que Dieu est plus grand que notre cœur et invite à tout lui confier, et à chanter avec d'autres.
Une prière simple dont le refrain « Seigneur, je t'aime » revient dans chaque situation de la vie : fatigue, difficulté à pardonner, obscurité intérieure, travail et joie. Elle s'achève sur le désir de redire ces mots au soir de la vie et devant le jugement de Dieu.
Le texte présente l'hospitalité envers l'étranger comme une question d'humanité : il faut sortir de soi pour se trouver et reconnaître l'autre, comme Abraham parti à l'appel de Dieu. La foi rend pèlerin et fonde une hospitalité sans condition, malgré la peur de perdre son identité. Le bulletin ajoute que le pape Léon XIV a appelé à accueillir les migrants avec dignité, compassion et solidarité.
Dans son homélie pour la Nativité de la Mère de Dieu, saint André de Crète montre le Christ comme l'accomplissement de la Loi, qui fait passer de la lettre à la grâce et à la liberté. La naissance de la Vierge ouvre le mystère dont le terme est l'union du Verbe avec la chair. Toute la création est invitée à se réjouir de ce jour.
Dans sa lettre à Épictète, saint Athanase affirme que le Verbe a pris de Marie un vrai corps humain, semblable au nôtre, et non une apparence. Le salut concerne ainsi l'homme tout entier, âme et corps. L'incarnation n'ajoute rien à la Trinité, mais elle rend le corps humain immortel et spirituel.
À l'occasion de la fête de la Croix Glorieuse, l'auteur rappelle que l'instrument de supplice du Christ est devenu le symbole le plus répandu au monde. Il invite chacun à s'interroger sur la manière dont il fait le signe de la croix. Il propose de commencer chaque journée par ce geste simple, dès le lever.
Dans son homélie pour l'adoration de la Croix, saint Théodore le Studite oppose la Croix, arbre de vie, à l'arbre du jardin d'Éden. Il en voit les figures dans l'arche de Noé, le bâton de Moïse, celui d'Aaron et le bois du sacrifice d'Isaac. Par la croix, la mort est vaincue et les saints sont glorifiés.
Ces messagers de Dieu... Fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël
Par Christophe Herinckx
Pour leur fête du 29 septembre, un entretien imaginaire publié dans l'hebdomadaire Dimanche fait parler les trois archanges. Ils expliquent le sens de leurs noms, la place des anges dans la Bible et leurs missions : Gabriel annonce les grands mystères, Michel combat le mal, Raphaël guide et guérit, comme dans le livre de Tobie. Ils évoquent aussi la chute des anges et leur nature purement spirituelle.
Dans une homélie sur l'Évangile de Matthieu, saint Jean Chrysostome enseigne que celui qui a dit « Ceci est mon corps » est le même qui s'identifie au pauvre affamé et nu. Il ne sert à rien d'orner l'autel d'or si le Christ meurt de faim dehors. Sans interdire les dons à l'église, il demande de commencer par l'aumône.
Soyez vous-mêmes une étincelle d'humanité nouvelle
Par Pape Léon XIV
Dans un dialogue spontané avec des milliers de jeunes réunis à Madrid, le pape Léon XIV évoque les saints qui l'ont guidé, dont saint Jean Chrysostome, saint Thomas de Villeneuve et saint Toribio de Mogrovejo, ainsi que ses années de mission au Pérou. Il explique comment reconnaître la voix de Dieu par le silence, la recherche de la vérité, la prière et l'écoute de la Parole. Il appelle les jeunes à ne pas craindre leur vocation, y compris le mariage, et à être sel de la terre et lumière du monde (texte repris du site du Vatican).
L'Exaltation de la sainte Croix : du bois du supplice au symbole de la victoire
L'article retrace l'histoire de la fête du 14 septembre : la découverte de la Croix par sainte Hélène, la dédicace de la basilique de la Résurrection à Jérusalem en 335 et le retour de la relique par l'empereur Héraclius en 630. Il décrit le rite byzantin de l'élévation de la Croix vers les quatre points cardinaux avec le Kyrie eleison, l'iconographie de la fête et les hymnes qui font de la Croix le nouvel arbre de vie. Il rappelle enfin que, dans l'Église melkite, c'est un jour de jeûne strict et une fête de joie pour la victoire de la vie sur la mort.
Le sacerdoce, service du Christ et don de l'Esprit Saint
À partir du traité « Sur le sacerdoce » de saint Jean Chrysostome et des réflexions du métropolite orthodoxe Georges Khodr, l'article présente le sacerdoce comme un appel de Dieu et un don de l'Esprit, non comme une carrière ou un pouvoir. Il insiste sur la sainteté exigée du prêtre, sur l'accompagnement spirituel respectueux de la liberté et sur le pouvoir de célébrer l'Eucharistie et de remettre les péchés. Face à la crise actuelle des vocations, il voit dans le prêtre un témoin d'espérance et un serviteur du peuple de Dieu.
Le P. Antoine Tannous relie la Fête-Dieu à la première encyclique du pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, parue le 25 mai : l'humanité est un don de Dieu que le Christ rejoint dans l'Eucharistie. Il s'adresse aux jeunes en examens, leur rappelant que leur valeur ne se réduit pas à une note et que l'Eucharistie est le pain de la route. Il leur souhaite le succès avant d'accueillir Sayyidna Milad. Le texte paraît aussi en arabe (p. 32).
Pourquoi le poisson est-il le symbole des chrétiens ?
Par Emmanuelle Atguera (Aleteia)
L'article explique que les premiers chrétiens persécutés ont adopté le poisson, car le mot grec ICHTUS forme l'acronyme de « Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur ». Il en tire trois leçons : nager à contre-courant par l'amour et le pardon, veiller dans l'attente du retour du Christ, et ne vivre que dans son milieu, l'Église.
Le texte constate l'essor des pèlerinages, de Compostelle (2 900 pèlerins en 1987, plus de 438 000 en 2020) à d'autres chemins millénaires restaurés. Il y voit un défi pour les chrétiens : préserver l'esprit de ces routes, lieux d'hospitalité, de fraternité et de retour à l'essentiel, où le marcheur devient pèlerin.
L'article retrace les rencontres entre Pierre et Paul : à Jérusalem après la conversion de Paul, puis le différend d'Antioche, enfin leur martyre à Rome sous Néron. Il souligne leur complémentarité, Pierre figure d'autorité et de stabilité, Paul apôtre des nations, célébrés ensemble le 29 juin comme signe d'unité dans la diversité.
Cette prière demande au Seigneur de vivre les vacances dans le respect des autres voyageurs, des travailleurs rencontrés, de la création et du temps libre. Elle invite à se ressourcer à la source véritable du Baptême, pour revenir chez soi plus fort, enrichi et abreuvé d'eau vive.
Un prêtre du diocèse de Bordeaux raconte qu'il lit le dimanche soir les prières déposées sur des bouts de papier au fond de l'église, remerciements et appels au secours. Il y voit la juste place de l'homme devant Dieu, comme le cri de Pierre sur les flots, et rend grâce de pouvoir en faire sa propre prière.
Dans cette homélie du 29 juin 1979, Jean-Paul II médite la confession de Pierre à Césarée de Philippe et la béatitude que le Christ lui adresse, fil conducteur de sa vie jusqu'au martyre à Rome. Il évoque ensuite Paul qui a achevé sa course et gardé la foi, et salue la délégation du Patriarche œcuménique Dimitrios Ier.
Écrite par des étudiants réfugiés suivant les cours de français de l'Œuvre d'Orient, cette prière confie à Dieu les chrétiens du Proche et du Moyen-Orient. Elle demande la délivrance de la peur, des guerres et des épidémies, la protection des pays du Proche-Orient et de la France, et le repos des défunts.
Mémoire de la Translation des reliques du saint et Grand-Martyr Théodore le Stratilate (8 juin)
Originaire d'Euchaïta, Théodore, général et gouverneur d'Héraclée sous Licinius, confessa sa foi et convertit une grande partie de la ville. Il brisa les idoles d'or de l'empereur pour en donner l'or aux pauvres, puis subit de terribles supplices et la crucifixion en répétant « Gloire à Toi, mon Dieu ! ».
Extrait du Commentaire sur le Livre de Job : la loi de Dieu est la charité, accomplie quand nous portons les fardeaux de nos frères. Saint Grégoire commente une à une les qualités de l'amour décrites par saint Paul, montrant que cette loi unique s'étend à d'innombrables préceptes.
L'article propose cinq manières de profiter de l'été sans négliger sa relation à Dieu. Il conseille une prière quotidienne régulière, la messe dominicale même en voyage, un livre spirituel, un temps de trajet mis à profit (chapelet, podcasts) et un ami spirituel pour s'encourager.
Partant d'une comédie française, l'article explique l'origine biblique de l'expression « pauvre comme Job ». Job, juste éprouvé qui perd tout, refuse de voir dans sa souffrance une punition du péché. En s'appuyant sur Jean-Paul II, le texte présente cette souffrance d'un innocent comme un mystère, avant que Dieu ne rende à Job le double de ses biens.
Présentation de la Fête-Dieu, née à Liège vers 1246 grâce à sainte Julienne de Cornillon et rendue universelle par Urbain IV en 1264. Elle se célèbre le jeudi après la Trinité, souvent reportée au dimanche en Belgique, avec processions de l'ostensoir, messe et adoration eucharistique.
Extrait de la Lettre à Sérapion : saint Athanase expose la foi de l'Église en une Trinité sainte, indivisible et à l'activité unique. Le Père fait toutes choses par le Verbe dans l'Esprit Saint, et toute grâce vient du Père, par le Fils, dans l'Esprit.
L'auteur explique comment cette fête d'origine latine a été adoptée par des Églises byzantines catholiques, surtout les Ruthènes, qui ont composé des hymnes propres, et les Melkites, dont le patriarche Maximos Hakim a rédigé un office en grec et en arabe. Il conclut qu'il s'agit d'un apport latin intégré à la tradition byzantine, qui peut enrichir le rite qui l'accueille.
L'article présente l'apport de Grégoire de Nazianze et de Jean Damascène à la théologie trinitaire, notamment l'égalité du Saint-Esprit avec le Père et le Fils, la notion de périchorèse et la procession de l'Esprit à partir du Père. Il rappelle les limites du langage humain face à Dieu et conclut que la théologie leur doit d'avoir fait passer la question trinitaire de la spéculation à l'étude.
Au lendemain de Pâques, l'auteure rappelle les enseignements du Christ par ses paraboles et la promesse de l'Esprit Saint envoyé aux apôtres. Elle propose une prière à la Vierge Marie inspirée de saint Maximilien Kolbe et souhaite un bon mois de mai, en invitant à prier pour que les dirigeants du monde reçoivent eux aussi l'Esprit.
Proposée par l'Église catholique depuis 1964 et célébrée le quatrième dimanche après Pâques, cette journée invite à réfléchir à la vocation, qui touche la liberté intime de chacun. Elle appelle aussi à prier, car c'est l'Esprit Saint qui éclaire chaque personne dans la découverte de son chemin.
Résumé d'un article de Venance Grumel paru en 1932 dans Échos d'Orient : le mois de mai marial est une création occidentale récente, alors que chez les Byzantins la vénération de la Théotokos se répartit sur toute l'année à travers les grandes fêtes, les hymnes acathistes, les paraclisis et les icônes. L'auteur y voit deux sensibilités, une piété plus affective en Occident et une piété liturgique et communautaire en Orient, fondée sur la confession du Christ incarné.
Vie de l'apôtre Jean, fils de Zébédée et disciple que Jésus aimait : son naufrage avec son disciple Prochore, sa prédication à Éphèse où il rend la vie à un enfant, et la rédaction de l'Évangile, de l'Apocalypse et de trois épîtres. Le récit, extrait d'une source copte orthodoxe, raconte aussi sa mort paisible à un âge avancé près d'Éphèse.
Présentation des trois épîtres de Jean : la première insiste sur Dieu qui est amour et lumière, sur l'amour fraternel et sur le combat contre les hérésies niant l'Incarnation. La deuxième exhorte à marcher dans la vérité et à se garder des séducteurs, et la troisième loue l'hospitalité de Gaïus tout en évoquant un conflit avec Diotrèphe.
Entretien avec la bibliste Bernadette Escaffre sur la joie dans l'Évangile de Jean, parfois paradoxale, comme lors de la mort de Lazare. Elle montre que cette joie est liée à la personne de Jésus, qu'elle traverse la tristesse annoncée lors de la Cène et qu'elle se reçoit en priant le Père au nom du Fils. Chez Jean, le contraire de la joie n'est pas la tristesse mais l'absence de foi.
Méditation qui rassemble la pensée de saint Augustin, saint Jean Chrysostome et saint Léon le Grand sur l'Ascension. Le Christ ne quitte pas les siens mais porte notre humanité dans la gloire du Père, nous invitant à lever les yeux vers le ciel et à vivre dans l'espérance, soutenus par l'Esprit Saint.
Le texte présente les récits de l'Ascension chez Marc, Luc et dans les Actes : quarante jours après Pâques, Jésus promet l'Esprit Saint puis disparaît dans une nuée. Il explique que l'Ascension marque la fin de sa présence visible, que les apôtres deviennent ses témoins, et que les chrétiens le rencontrent dans l'Eucharistie, l'Église, la prière et le prochain.
Méditation sur la parole de Jésus selon laquelle son départ est un avantage pour les disciples : l'amour vrai sait se retirer pour laisser l'autre grandir. Les apôtres repartent pleins de joie, car cette absence ouvre une présence nouvelle et la venue de l'Esprit qui fait de chaque baptisé un témoin du Ressuscité.
L'acrostiche latin ARDOR propose un guide simple pour l'action de grâce après la communion ou lors de l'adoration. Il enchaîne cinq étapes : adoration, remerciement, demande, offrande de sa vie et résolution concrète pour la semaine.
S'inspirant de Charles Péguy, qui voit dans la foi, l'espérance et la charité trois sœurs, l'auteur décrit l'espérance comme la petite fille qui entraîne les deux autres. Face à un monde dur, il récite l'acte d'espérance et affirme qu'elle demeure quand tout espoir semble perdu.
Prière de l'abbé Gaston Lecleir qui dépasse la critique de l'institution pour voir l'Église comme communion avec le Christ. Chaque image de l'Église, née de son souffle, nourrie de sa Parole et de son Corps, devient une demande pour que les fidèles vivent le pardon, le partage et l'annonce de l'Évangile.
Présentation des sept dons de l'Esprit : sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété et crainte de Dieu. Chacun est expliqué brièvement, la crainte de Dieu étant comprise non comme une peur mais comme un respect confiant de sa grandeur. Le texte est précédé d'un verset de Galates 5 sur le fruit de l'Esprit.
Extrait du traité de saint Basile sur la naissance de l'eau et de l'Esprit : dans le baptême, l'eau figure la mort au péché tandis que l'Esprit donne la vie nouvelle. Par l'Esprit nous retrouvons le paradis, appelons Dieu notre Père et recevons déjà les prémices des biens promis.
Homélie du père Boris Bobrinskoy, professeur à l'Institut Saint-Serge, pour qui toute l'année liturgique est orientée vers la venue de l'Esprit, que chaque Eucharistie renouvelle. L'Esprit, qui procède du Père et repose sur le Fils, est constitutif de l'homme créé à l'image de Dieu, mais le péché nous empêche de le retenir. Le but de la vie chrétienne, selon saint Séraphin, est d'acquérir l'Esprit par une ascèse qui continue après la fête.
Sermon de saint Léon le Grand pour l'Ascension : que s'est-il passé entre la Résurrection et l'Ascension ?
Par Saint Léon le Grand
Saint Léon montre que les quarante jours entre la Résurrection et l'Ascension furent riches de mystères : le don de l'Esprit aux apôtres, la charge confiée à Pierre, la rencontre d'Emmaüs. Les disciples, affermis dans la foi en la vraie Résurrection, voient la nature humaine élevée au-dessus des anges jusqu'au trône du Père, et c'est pourquoi ils sont remplis de joie.
Résumé de la lettre de l'archevêque du diocèse « Vous êtes mes témoins »
Résumé de la lettre de l'archevêque de Malines-Bruxelles (2 avril 2026) qui invite à comprendre la mission comme un mouvement commençant ici, en Belgique, et confié à tous les baptisés dans un esprit synodal, avec quatre questions posées aux communautés. Le texte relit les Actes des Apôtres, souligne l'accueil, l'amour des pauvres, la prière, la liturgie, la catéchèse et le catéchuménat, et rappelle que l'Évangile s'annonce par le témoignage de vie et dans le respect de la liberté.
À l'approche de la Pentecôte, le P. Antoine Tannous rappelle la descente de l'Esprit Consolateur sur les apôtres, qui transforma des hommes craintifs en témoins courageux. Il invite chaque baptisé à accueillir les dons de l'Esprit, à ne pas l'éteindre et à devenir apôtre aujourd'hui, en comprenant le langage des souffrants, des pauvres et des familles blessées.
Le Christ est ressuscité : une espérance qui ne se brise pas pour notre Orient
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous constate que Pâques est célébrée cette année dans la douleur, entre guerre, crise économique et émigration au Liban et en Syrie. Fidèle à la tradition byzantine qui unit la Croix et la Résurrection, il rappelle que le Christ est ressuscité au cœur de nos souffrances et appelle à la solidarité, au pardon et à la reconstruction d'une patrie de justice. Le texte paraît aussi en arabe à la fin du bulletin.
Dans la Bible on monte à Jérusalem, lieu de la rencontre avec le Très-Haut qui prend pour Jésus la forme de la Croix. Face à la fuite des disciples et au reniement de Pierre, la méditation invite chacun à suivre le Christ comme acteur de la liturgie des Rameaux. Jésus porte nos lâchetés jusqu'au Golgotha et Dieu nous relève quand nous tombons.
Une litanie adressée à Notre-Dame du silence, qui parcourt Noël, Pâques et la Pentecôte. Elle demande tour à tour le silence de l'humilité, de la foi, de la joie, de l'adoration et de la vigilance pour reconnaître le Seigneur dans la vie quotidienne.
Le Jeudi saint étant aussi la fête des prêtres, cette prière demande des vocations par l'intercession de saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars. Elle prie pour que les jeunes suivent le Christ, que les prêtres soient renouvelés et que les familles chrétiennes soutiennent leurs enfants appelés.
L'Eucharistie ne s'achève véritablement que dans le service fraternel
Par Frère Jean-Thomas de Beauregard, op
L'auteur montre de façon paradoxale que Judas et Caïphe ont saisi l'Eucharistie comme sacrement de la charité et du salut du monde. Saint Jean, en rapportant le lavement des pieds au lieu de l'institution, souligne que l'Eucharistie s'accomplit dans le service des frères. Sommet de la vie de l'Église, elle doit aussi devenir la source de tout notre agir.
À partir des dernières paroles du Christ, la méditation voit dans sa soif le besoin de l'autre et la pauvreté du Messie crucifié. L'auteur raconte qu'un jeune avait arraché la croix d'une chapelle puis voulu la réparer après avoir médité sur son scandale. Le dernier souffle de Jésus, remis au Père, jaillira en résurrection au matin de Pâques.
Gloire et puissance de la croix (Sermon pour la Passion)
Par Saint Léon le Grand
Saint Léon voit dans le Christ portant sa croix le vainqueur qui présente le trophée de sa victoire, et dans Simon de Cyrène la figure de la foi des nations. La croix devient l'autel du monde où l'unique sacrifice accomplit tous les autres. Elle est source de toute bénédiction et change la faiblesse en force et la mort en vie.
Le troisième dimanche de Pâques, l'Église fête les femmes myrophores, restées près de la Croix quand les disciples avaient fui, et premières témoins de la Résurrection. Citant saint Jean Chrysostome, le père Sophrony et saint Jean de Cronstadt, l'auteur appelle à garder le cœur brûlant dans un monde froid. Il invite à demander la force de rester fidèles à nos familles, à notre Église et au Christ.
Commentant le psaume, l'auteur explique que la vraie lumière est le Christ lui-même, soleil de justice qui éclaire l'Église. L'homme éclairé intérieurement endure les épreuves avec humilité et patience. Face aux tentations et aux passions, il faut crier de toute son âme que le Seigneur est notre lumière, et courir au médecin tant qu'il est temps.
Le Christ est mort pour que nous ayons la vie (Homélie pascale ancienne)
Reprenant saint Paul, cette homélie ancienne oppose Adam, par qui la mort est entrée, au Christ, par qui le salut est rendu. La Pâque est l'aurore d'un monde nouveau, célébrée par les nouveaux baptisés et tout le peuple de l'Église. Le Christ est lui-même le jour que fit le Seigneur, et qui le suit parvient à la lumière éternelle.
À Pâques, la résurrection de Jésus est aussi la nôtre
Par Jean-Michel Castaing
L'auteur critique une vision occidentale qui voyait la Résurrection surtout comme un miracle ou une récompense. Premier-né d'entre les morts et nouvel Adam, le Christ sort des enfers en entraînant l'humanité, comme le montre la fresque de l'Anastasis de Chora à Istanbul. Samedi saint et Pâques sont aussi des événements de rédemption, et la Résurrection devient nôtre par les sacrements.
Le premier dimanche après Pâques, le calendrier byzantin médite l'incrédulité puis la confession de foi de l'apôtre Thomas. L'auteur met en garde contre un christianisme sans Croix, qu'il soit moralisant ou pseudo-mystique. Aujourd'hui, nous touchons les plaies du Christ en servant les pauvres et les souffrants, et nous pouvons dire avec Thomas : mon Seigneur et mon Dieu.
Devant la mort, l'homme porte un germe d'éternité que la technique ne peut satisfaire. L'Église enseigne que Dieu a créé l'homme pour une fin bienheureuse et que le Christ ressuscité a vaincu la mort par sa propre mort. Cette espérance permet de communier avec nos défunts et s'offre, d'une façon que Dieu connaît, à tous les hommes de bonne volonté.
Au-delà de la légende du dragon, Georges serait né en Cappadoce vers 280, soldat de Dioclétien, qui confessa sa foi en 303 et fut décapité, avec un tombeau vénéré à Lydda. Les croisés en firent un saint guerrier, et son culte se répandit de l'Orient à l'Occident. Sa figure rappelle que, avec Dieu, le bien l'emporte à long terme sur le mal.
Saint Georges (23 avril) : soldat, martyr, patron des militaires
Né à Lydda et tribun de la garde impériale, Georges distribue ses biens et défend les chrétiens devant Dioclétien. Le récit, repris de viechretienne.catholique.org, relate ses tortures dont il sort indemne par la grâce de Dieu, des conversions de païens et la chute de la statue d'Apollon. L'empereur le fait finalement décapiter.
Pour le 800e anniversaire de la mort de saint François d'Assise, le pape Léon XIV proclame une année jubilaire du 10 janvier 2026 au 10 janvier 2027. L'auteur explique le rayonnement du saint par son choix de la pauvreté, de la fraternité universelle et de la paix, qui inspire aussi Laudato si'. Le corps du saint est exposé dans la crypte d'Assise du 22 février au 22 mars, une première.
Un chant-prière inspiré de Matthieu 25, 40. Chaque strophe évoque un homme qui réclame justice, porte l'angoisse, brise les chaînes ou donne sa vie pour son frère, et affirme que le Seigneur est présent près de lui.
Traduit librement de Wikipédia, ce texte présente le Pentecostaire, livre liturgique byzantin utilisé de Pâques jusqu'au dimanche de Tous-les-Saints, et son lien avec le baptême. Il décrit la Semaine radieuse, puis chaque dimanche : Thomas, les Myrophores, le Paralytique, la Mi-Pentecôte, la Samaritaine, l'Aveugle-né, les Pères du concile de Nicée. Il termine par l'Ascension, le Samedi des défunts, la Pentecôte et le jeûne des Apôtres.
L'article parcourt jour après jour la Semaine sainte byzantine, des offices de l'Époux du lundi au mercredi jusqu'à la liturgie de saint Basile du Jeudi saint, l'office des douze Évangiles et les Funérailles du Christ du Vendredi saint. Il décrit la vigile pascale du Samedi de Lumière, la procession de minuit, le canon de saint Jean Damascène et l'homélie de saint Jean Chrysostome. Il compare souvent ces usages au rite romain.
Arlette Gebara reprend la plume malgré sa santé et encourage chacun à profiter du mois de Carême restant pour transformer son cœur. Elle partage une prière de Paulo Coelho sur le cierge allumé à l'église, rappelle que Pâques approche et invite à suivre les offices de la Semaine sainte, en union de prière avec les malades.
Trois points importants pour un Carême atteignable
Par Dolitille Kanengieser (Famille Chrétienne)
L'article propose trois résolutions de Carême à la fois exigeantes et accessibles. D'abord la prière du cœur, répétée tout au long du jour ; ensuite tenir sa langue en renonçant aux critiques et aux moqueries ; enfin faire l'aumône de son sourire et de sa joie.
L'auteur explique que confesser régulièrement les mêmes fautes n'est pas inutile : le sacrement de la réconciliation est pédagogique et nous fait découvrir la miséricorde inlassable du Père. S'appuyant sur saint François de Sales et Mère Teresa, il montre que connaître sa misère ouvre à la confiance en Dieu et à la grâce.
Prière demandant au Seigneur son regard de tendresse et de pardon pour regarder nos frères. Elle implore un regard qui libère, guérit et bénit, afin de tout voir avec le cœur du Christ et de lui ressembler.
Dans ce sermon sur le diable tentateur, saint Jean Chrysostome énumère cinq chemins de conversion : condamner ses propres fautes, pardonner aux autres, prier avec ferveur, faire l'aumône et vivre dans l'humilité. Il souligne que même le plus pauvre peut les emprunter chaque jour, comme la veuve aux deux piécettes.
Prière construite en étapes : partir vers le Seigneur, prier, s'abandonner, devenir flammes nées de son feu. Elle s'achève par l'envoi vers les frères affligés pour propager ce feu et la demande de marcher chaque jour sur le chemin de lumière.
Saint Clément de Rome invite à contempler le sang du Christ qui a obtenu au monde la grâce de la conversion, comme Dieu l'offrit jadis par Noé et Jonas. Il exhorte à l'humilité, à la miséricorde et au pardon selon les paroles du Seigneur, et à se tourner vers la paix que donne le Créateur.
Partant de l'image des fraises chère à Dom Augustin Guillerand, l'auteur rappelle que toute croissance, physique ou spirituelle, est un mystère qui demande du temps. Le Christ lui-même a grandi en sagesse et en grâce ; Dieu est patient, et la prière quotidienne permet d'avancer pas à pas, sans impatience ni découragement.
Présentation de l'Hymne acathiste à la Mère de Dieu, composée en 626 et chantée debout, sommet de la piété mariale byzantine. Le texte explique son usage pendant le Grand Carême, sa diffusion récente dans l'Église latine et son rôle pour l'unité des chrétiens, puis cite un long extrait de ses salutations.
Olivier Clément retrace la vie de Grégoire Palamas, moine de l'Athos devenu défenseur de l'hésychasme contre les humanistes rationalistes. Emprisonné puis réhabilité, il vit sa doctrine approuvée par les conciles de Constantinople (1351), devint archevêque de Thessalonique et dialogua avec des docteurs musulmans pendant sa captivité.
Vie de saint Jean Climaque, arrivé au Sinaï à 16 ans, ermite au désert pendant quarante ans puis higoumène du monastère Sainte-Catherine. Il rédigea « L'Échelle sainte », somme de la spiritualité monastique ; le texte se termine par un conseil de sa part sur la prière simple (source : Église catholique en France, fête le 30 mars).
Dimanche des Rameaux et de la Passion : vers la victoire de la vie
Par P. Marcel Domergue, sj
Commentant les lectures des Rameaux, l'auteur montre un roi humble, monté sur une ânesse, venu servir et donner sa vie plutôt que prendre celle des autres. Par la Croix, le Christ rejoint toutes les victimes des croix humaines et fait triompher l'amour sur la haine et la vie sur la mort.
Le samedi 21 février, le pape Léon XIV a autorisé le décret reconnaissant un miracle attribué à l'intercession du Vénérable Béchara Abou-Mourad, prêtre basilien salvatorien melkite (Zahlé 1853, Saïda 1930). C'est une étape importante vers sa béatification, dont se réjouissent les moines salvatoriens et les fidèles du Liban (source : Chrétiens orientaux, France 2).
Méditation sur le Verbe fait chair : à l'Annonciation commence comme un huitième jour de la création, où Dieu lui-même devient homme dans le sein de Marie. L'auteur invite à ne pas se laisser paralyser par nos limites, rappelle la foi en l'existence des anges et admire le discernement et le consentement libre de Marie (source : aelf.org).
Dans ce sermon, saint Bernard explique que seule une naissance virginale convenait à Dieu et que le Créateur s'est préparé une mère digne de lui. Ornée de la virginité et de l'humilité, Marie fut choisie dès l'origine, annoncée par les patriarches et promise par les prophètes.
Comme nous désirons être touchés par votre esprit !
Par Mgr Milad Jawish
Texte poétique de Mgr Miled Jawich adressé au P. Béchara, comparé à une fleur royale et à un flacon de parfum répandu sur l'Église. Il évoque ses veilles de prière devant l'icône, son amour des pauvres et son unique appel à la sainteté, en souhaitant être gagnés par la contagion de sa sainteté.
Le père Lev Gillet médite sur le Christ qui vient comme roi à chacun personnellement, humble et monté sur un ânon, désirant régner sur nos cœurs et sur toute la société. Les palmes et les rameaux d'olivier, symboles de victoire et de paix, invitent à lui offrir nos biens et nos pensées et à l'accueillir par l'Hosanna.
Le texte explique comment, dans le rite byzantin, le Carême s'achève le vendredi avant la Semaine sainte et comment la résurrection de Lazare et l'entrée à Jérusalem forment un prélude joyeux à la Passion. Il détaille les lectures, tropaires et la procession des palmes propres à cette fête, conservée notamment chez les melkites catholiques (extrait du site « L'Esprit de la liturgie »).
Sainte Marie l'Égyptienne (cinquième dimanche du Carême)
Par Philippe Bonn (orthodoxia.be)
Après avoir retracé la conversion de sainte Marie l'Égyptienne à Jérusalem par l'intercession de la Mère de Dieu et sa vie de pénitence au désert, l'auteur en tire des leçons : ne jamais juger les autres, ne jamais désespérer du salut et choisir les joies spirituelles plutôt que le pouvoir, l'argent et les plaisirs. Il appelle à préparer la Résurrection par une prière intensifiée.
Prière de saint Basile le Grand récitée à la Liturgie des Dons présanctifiés. Elle rend grâce à Dieu qui nous a conduits à ces jours de purification et lui demande de mener le bon combat, d'achever le jeûne en gardant la foi intacte et d'arriver sans condamnation à adorer sa sainte Résurrection.
Dans cette catéchèse de l'audience générale du 11 février 2009, Benoît XVI présente Jean Climaque, moine du Sinaï et auteur de « L'Échelle », qui décrit en trente degrés l'ascension de l'homme vers Dieu. Il en résume les étapes (détachement, combat contre les passions, perfection) et montre que son sommet, la foi, l'espérance et la charité, concerne tout baptisé.
Le père Alexandre Schmemann explique le troisième dimanche du Carême, dit de la vénération de la Croix : la Croix portée en procession au milieu de l'église y reste toute la semaine, et ses hymnes parlent de joie et de victoire. Au milieu d'un jeûne fatigant, elle est comme un arbre qui abrite le voyageur et annonce la Résurrection.
Présentation de la vie de saint Grégoire Palamas, moine de l'Athos puis archevêque de Thessalonique, et de sa doctrine distinguant l'essence inaccessible de Dieu et ses énergies incréées, par lesquelles Dieu se révèle aux cœurs purs. Le texte évoque aussi les controverses avec Barlaam et Akindynos, sa captivité chez les Turcs et sa canonisation en 1368 (source : lumieres-spirituelles).
Lundi pur et Grand Lundi : deux étapes vers Pâques
Par P. Antoine Tannous
Le texte relie le Lundi pur, début du combat spirituel marqué par le Grand Canon de saint André de Crète et la prière de saint Éphrem, au Grand Lundi qui ouvre la Semaine sainte. On passe de la pénitence personnelle à l'accompagnement du Christ vers sa Passion, avec les figures de Joseph, du figuier stérile et de l'Époux qui vient à minuit.
Le P. Antoine Tannous rappelle les jeûnes récents de la Nativité et de l'Épiphanie, puis présente le Grand Carême à la lumière de l'Ancien Testament : la manne, le Yom Kippour et, selon saint Jean Chrysostome, l'interdit donné à Adam. Il explique que l'Église melkite lit la Genèse et l'Exode pendant le jeûne, guidée par le Triodion, et que la sobriété marque aussi le chant byzantin porté par l'ison. Le texte paraît aussi en arabe à la fin du bulletin.
Bénédiction des cierges lors de la fête de l'Entrée du Seigneur au Temple
Le texte parcourt les lectures des vêpres et des matines de la fête du 2 février, centrée sur la rencontre du Seigneur avec son peuple en la personne de Siméon et d'Anne. Il explique l'origine de la bénédiction des cierges dans la parole de Siméon sur la lumière des Nations, ses bienfaits et l'usage de les garder à la maison. Il développe enfin la symbolique de la cire, de la flamme et du nombre sept.
Une jolie prière pour chérir son mariage et cheminer à deux
Par La rédaction d'Aleteia
Le texte présente le mariage comme un chemin parcouru à deux sous le regard de Dieu, fait de tendresse, de respect des différences et de soutien mutuel. Il propose une prière de saint François de Sales, fêté le 24 janvier, où les époux demandent la grâce de s'aimer d'un amour saint et de marcher main dans la main toute leur vie.
À l'approche du mercredi des Cendres du 18 février, l'article explique que les cendres proviennent des rameaux bénis de l'année précédente, pratique fixée par le concile de Bénévent en 1091. Il détaille le sens biblique des cendres : humilité, pénitence à la manière de Ninive et purification par le feu de l'amour divin.
Cinq conseils (très pratiques) pour inoculer l'espérance dans sa vie quotidienne
Par Cerith Gardiner (Aleteia)
Inspiré du thème jubilaire « Pèlerins d'espérance », l'article propose cinq étapes : un mot d'espérance le matin, un chemin d'espérance fait de petits pas, des signes d'espérance à remarquer, des appels à l'espérance à partager et un ancrage dans l'amour de Dieu. Chaque étape s'accompagne d'un conseil concret, comme un journal de gratitude ou une courte prière du soir.
Vivre le Carême en beauté avec Pier Giorgio Frassati
Par Cerith Gardiner (Aleteia)
L'article présente le bienheureux Pier Giorgio Frassati, jeune Italien mort à 24 ans, comme modèle pour le Carême. Cinq traits sont retenus : accepter les sacrifices avec joie, servir les pauvres et les malades, intensifier la prière, cultiver l'humilité et l'humour, et témoigner avec courage pour la justice sociale.
Présentation des grands thèmes des homélies de Carême de notre saint patron : le jeûne comme nourriture de l'âme, l'exemple du Christ et de Moïse, la joie du Carême, le rejet des spectacles et de l'ivresse, la maison chrétienne et le rôle de la prière et de l'aumône. Ces homélies mettent l'accent sur la transformation intérieure.
Vivez-vous uniquement une spiritualité dominicale ?
Le texte met en garde contre une foi limitée à la messe du dimanche et invite à l'enraciner dans chaque instant du quotidien. Comparant la relation avec Dieu à une amitié qui demande fidélité, il insiste sur la formation chrétienne, la prière en toute occasion et l'amour du prochain comme chemin vers la sainteté.
Quelles sont les « règles » à suivre pendant le Carême ?
Par Christophe Herinckx (Cathobel)
L'article retrace l'évolution du jeûne et précise ce que sont aujourd'hui le jeûne et l'abstinence, qui y est invité et quelles autres formes de jeûne sont possibles, comme les écrans ou la médisance. Il présente ensuite la prière silencieuse et le partage avec les plus pauvres, en rappelant que ces règles sont des moyens pour se rendre disponible à Dieu et non des performances.
Une introduction tirée du Grand Carême du père Alexandre Schmemann explique pourquoi cette courte prière résume les éléments du repentir. Le texte précise quand elle est dite dans les offices du Grand Carême, puis donne la prière elle-même avec les grandes et petites métanies.
Le jeûne est présenté comme une privation volontaire qui aide à retrouver l'essentiel, à avoir faim de Dieu et de sa parole, et à se montrer solidaire des pauvres. Le Carême n'est pas un temps de tristesse mais une préparation joyeuse à Pâques, et le texte propose des pistes concrètes pour nourrir le cœur avant le ventre.
À l'approche du Carême qui débute le 23 février 2026, l'auteur présente l'aumône comme un acte de miséricorde enraciné dans l'Écriture, notamment le livre de Tobie. Elle ne se réduit pas à l'argent mais inclut l'écoute et la compassion ; citant saint Jean Chrysostome qui l'appelle la reine des vertus, il la décrit comme un chemin de sainteté.
Dans cet extrait, saint Jean Chrysostome invite à aimer le jeûne qui approche plutôt qu'à le craindre, car il fait fuir les démons et libère de la tyrannie des vices. Il cite l'exemple des moines, de Moïse et d'Élie, et voit dans l'interdit donné à Adam au paradis une première loi du jeûne.
Lundi 23 février : début du Grand Carême (orthodoxe)
Par † Daniel, patriarche de Bulgarie
Partant du stichère du premier jour du Carême, le patriarche explique que le vrai jeûne est aussi l'éloignement du mal, la maîtrise de la langue et de la colère. Il décrit le Grand Carême comme un chemin d'amour, de pardon et de sainteté menant à la Résurrection, et cite les Pères qui voient dans le jeûne un remède pour l'âme.
S'appuyant sur les enseignements de Padre Pio, l'auteur explique en neuf points comment entrer dans l'église en silence, se mettre en présence de Dieu et adapter son attitude à la prière personnelle ou à la liturgie. Il décrit les gestes et postures de la messe et met en garde contre l'hypocrisie religieuse, pour vivre sa foi aussi hors de l'église.
Les livres deutérocanoniques et le Nouveau Testament
L'article explique pourquoi les Églises catholiques et orthodoxes reçoivent les livres de l'Ancien Testament écrits en grec : les Juifs de la diaspora les acceptaient et les auteurs du Nouveau Testament y font allusion. Il s'appuie sur l'édition Nestle-Aland et sur des exemples comme l'épître de Jude, qui cite le livre d'Hénoch.
Dans l'Église melkite byzantine, les défunts sont commémorés chaque samedi et surtout le samedi avant le dimanche du Jugement et celui avant la Pentecôte, avec lecture des noms et distribution de la koliva. Le texte fonde cette prière sur l'Écriture (2 Maccabées), la Tradition apostolique d'Hippolyte et les Pères, dont saint Jean Chrysostome, et en explique le sens : espérance de la résurrection et communion de l'Église.
Le « lundi du moine » : porte du jeûne dans les traditions orientales
Le premier lundi du Grand Carême, appelé aussi lundi pur, est lié à la vie monastique : autrefois les moines partaient ce jour-là au désert pour tout le Carême. Le texte décrit les coutumes populaires en Syrie et au Liban, comme le nettoyage de la maison et le plat de mjaddara, et en donne le sens spirituel de purification du cœur.
Le jeûne selon les prophètes : de la forme à l'esprit
L'article montre que les prophètes de l'Ancien Testament, Isaïe, Jérémie, Osée, Amos et Michée, critiquent le jeûne extérieur sans miséricorde ni justice. Le vrai jeûne libère l'opprimé, nourrit l'affamé et s'accompagne d'une prière pure, et le texte en tire des applications pastorales pour le Carême orienté vers Pâques.
La Saint-Valentin : entre tradition de l'Église et véritable amour chrétien
Le texte rappelle que le 14 février fait mémoire de deux martyrs nommés Valentin, un prêtre de Rome et un évêque de Terni, morts pour la foi. Il explique l'origine médiévale des coutumes romantiques et cite Amoris Laetitia pour inviter à faire de cette fête une occasion pastorale de parler de l'amour conjugal, en évitant la seule consommation.
Le P. Antoine Tannous présente la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens 2026 (18 au 25 janvier), inspirée d'Éphésiens 4 et préparée par des fidèles des Églises arméniennes. Il rappelle les gestes œcuméniques du pape Léon XIV : rencontre avec le patriarche Bartholomée Ier, voyage en Turquie pour les 1700 ans de Nicée et déclaration commune évoquant une date commune pour Pâques. Il conclut qu'une fête pascale célébrée ensemble par tous les disciples reste la meilleure.
L'article propose sept pistes pour vivre la nouvelle année en chrétien : prière et lecture de la Bible, vie communautaire, charité quotidienne, soin de la création, formation, et accueil des temps forts liturgiques. Il invite aussi à être artisan de paix et de justice, pour marcher chaque jour avec le Christ dans la foi, l'espérance et la charité.
Dans cette prière, Guillaume de Saint-Thierry médite sur le salut qui consiste à aimer Dieu et à être aimé de lui. Dieu nous a aimés le premier et nous a parlé par son Fils, livré jusqu'à la croix, pour éveiller librement notre amour, car l'amour ne peut être forcé. Cet amour de Dieu est l'Esprit Saint qui unit Dieu à l'homme.
Né à Césarée de Cappadoce, ami de Grégoire de Nazianze, Basile renonce à sa carrière de rhéteur, distribue ses biens et devient moine, puis évêque de Césarée en 370. Défenseur de la foi de Nicée, il écrit le traité Sur le Saint-Esprit et organise la vie monastique par ses règles. Pionnier de l'action sociale, il dénonce l'accaparement des biens et fonde la Basiliade, avec hospice et hôpital.
Présentation de saint Basile le Grand, docteur de l'Église, qui contribua à la doctrine de la Trinité, à la morale sociale, à la liturgie et à l'organisation monastique. Ses règles influencèrent l'Orient puis la règle de saint Benoît. Défenseur de la foi contre l'arianisme, il œuvra à rapprocher l'Orient et l'Occident et prépara le concile de Constantinople de 381, sans le voir, puisqu'il mourut en 379.
Le père Jean-François Thomas montre que les théophanies jalonnent l'histoire du peuple de Dieu, d'Abraham et Moïse jusqu'au Christ, en qui Dieu se laisse enfin voir. Évoquant Edmond Rostand et Paul Verlaine, il souligne que la Théophanie est une pluie de grâces pour toutes les créatures et un appel à la conversion du cœur. Il invite aussi à reconnaître les théophanies ordinaires de chaque vie.
La Théophanie, première révélation explicite de la Divine Trinité dans l'histoire humaine
Par P. Noël Tanazacq
L'auteur explique les termes Épiphanie et Théophanie et l'histoire de la date du 6 janvier : l'Occident y fête l'adoration des Mages, l'Orient le Baptême du Christ et la révélation de la Trinité. Il dégage le sens théologique de la fête : Jésus révélé comme Messie, le baptême comme figure de sa mort et de sa résurrection, et la purification du cosmos. Il décrit enfin l'office composé par saint Sophrone et la grande bénédiction des eaux.
Qu'est-ce que la Théophanie dans la tradition orthodoxe ?
Par Virginie Bardou
La Théophanie, célébrée le 6 ou le 19 janvier selon le calendrier, commémore le baptême du Christ dans le Jourdain et révèle la Trinité. L'article décrit les bains rituels dans la glace, la bénédiction des eaux et les usages de l'eau bénite dans les familles. Il compare enfin la Théophanie orientale et l'Épiphanie occidentale, deux aspects complémentaires d'un même mystère.
Inspirée du Cantique des cantiques, cette prière s'adresse au Christ, Pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis. L'âme lui demande de l'appeler par son nom et de la conduire au pâturage du salut, pour boire l'eau divine jaillie de son côté ouvert.
Frère cadet de Basile de Césarée et formé par lui et par leur sœur Macrine, Grégoire est le dernier des grands théologiens cappadociens. Évêque de Nysse en 370, exilé sous l'empereur arien Valens, il joue un rôle majeur aux conciles d'Antioche (379) et de Constantinople (381).
Récit détaillé de la vie de saint Antoine, né en Haute-Égypte vers 250, qui vend ses biens après avoir entendu l'Évangile et part au désert. Il y affronte les assauts des démons, reçoit des disciples, fonde des monastères, soutient les confesseurs d'Alexandrie et défend la foi de Nicée aux côtés de saint Athanase. Il meurt le 17 janvier 356 à 105 ans, et ses reliques sont ensuite vénérées jusqu'en Dauphiné.
À partir des explications du F. Élie Ayroulet, patrologue, l'article situe Antoine dans le contexte des persécutions, où le moine prend le relais du martyr. Il décrit sa vocation, le désert comme lieu de combat spirituel et de rencontre avec Dieu, et la Vie d'Antoine écrite par saint Athanase, principale source sur le saint. Il souligne enfin son influence durable, jusqu'au monachisme occidental avec Jean Cassien.
Le Triode est la période byzantine qui prépare au Carême, sur quatre dimanches : le Publicain et le Pharisien (le 25 janvier cette année), le Fils prodigue, le Jugement dernier et le Pardon. Ce parcours mène de l'humilité à la repentance, puis à la charité et au pardon. Il initie aussi progressivement au jeûne et prépare à Pâques.
Méditation sur saint Antoine à partir de la Vie écrite par saint Athanase, de ses lettres et de ses apophtegmes. L'auteur montre une vie façonnée par l'Écriture, un combat spirituel et une ascèse ordonnée à la divinisation, ainsi que l'importance du discernement des esprits et de l'accompagnement spirituel. Il souligne la joie qui imprègne sa vie et l'unité entre amour de Dieu et amour du prochain.
Lecture de l'icône du Baptême du Christ à la lumière de l'Évangile de Marc et des textes liturgiques de la fête. Les auteurs expliquent la révélation de la Trinité, les figures du Jourdain et de la mer, le geste de Jean-Baptiste, les anges serviteurs et la colombe rappelant le Déluge. Le Christ nu, immergé dans l'eau comme dans un tombeau, sanctifie les eaux et revêt l'humanité de gloire.
Chers frères et sœurs dans le Christ : la justice cachée de Joseph
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous médite sur Joseph, l'homme juste de Matthieu, dont la justice agit dans la discrétion, et sur le nom de Jésus qu'il donne à l'enfant en obéissant à l'ange. Le jeûne de la Nativité devient ainsi une préparation intérieure et cachée. Il remercie ceux qui ont préparé Noël en silence et souhaite à chaque famille un joyeux Noël et une année d'espérance.
Par Samuel Pruvot et Jean-Marie Dumont (entretien)
Dans un entretien, un enseignant de patrologie à l'université de Metz explique comment les Pères de l'Église vivaient l'Avent : une attente joyeuse du Christ venu et qui reviendra, un chemin de conversion continuelle et de veille. Il évoque Jean-Baptiste et Marie comme témoins, l'économie du salut selon Irénée et l'« admirable échange » par lequel Dieu assume toute l'humanité pour la diviniser.
Saint Charles Borromée présente l'Avent comme un temps de grâce, désiré par les prophètes, où l'on rend grâce au Père pour l'envoi de son Fils. Le mystère revécu chaque année rappelle que le Christ veut venir habiter nos cœurs à tout instant. L'Église, en mère attentive, nous enseigne par ses hymnes et ses rites à l'accueillir.
Sainte Barbe : l'histoire d'une chrétienne martyre au courage inébranlable
Par Aline Haddad
Vie de sainte Barbe, jeune convertie d'Héliopolis (Baalbek) martyrisée par son propre père Dioscore au IIIe siècle. Le texte décrit les coutumes libanaises de la fête du 4 décembre : enfants déguisés, blé et lentilles semés en trois plats pour Noël, amhieh et pâtisseries. Il se termine par une prière à sainte Barbe pour le Liban.
L'article retrace la longue histoire du dogme proclamé par Pie IX en 1854 : les apparitions de la rue du Bac et de Lourdes, le débat entre « immaculistes » et « maculistes » et l'apport de Duns Scot. Il rappelle aussi que les Églises orthodoxes ne partagent pas ce dogme, estimant que l'Esprit a purifié Marie à l'Annonciation.
Le sermon de la Nativité de saint Jean Chrysostome
Par Saint Jean Chrysostome
Saint Jean Chrysostome contemple le mystère nouveau de Bethléem, devenue semblable au ciel : l'Ancien des jours est devenu enfant, sans rien perdre de sa divinité. Il invite à vénérer en silence cette naissance plutôt qu'à la scruter. Il célèbre la fête où la mort est vaincue, le paradis rouvert et où Dieu est sur terre et l'homme au ciel.
L'historien Daoud Riffi présente la place éminente de la Vierge Marie dans l'islam : le Coran la dit choisie et purifiée, et une sourate porte son nom. Certains savants la considèrent comme prophétesse. Son surnom Al-Batûl exprime la virginité et la consécration totale à Dieu.
Le père Boris Bobrinskoy médite sur Joseph, dernier nom de la généalogie, protecteur silencieux de la virginité de Marie, qui donne à l'enfant le nom de Jésus. Il rapproche ce Joseph de la grotte de Joseph d'Arimathie qui ensevelit le Christ. Il invite à apprendre de lui le service humble et silencieux pour que Jésus naisse dans nos cœurs.
Comment est perçue la Vierge Marie par la communauté orthodoxe ?
Par André Krajévitch et P. Pierre Fournier
Le texte explique que l'orthodoxie honore surtout Marie comme Mère de Dieu et toujours Vierge, à travers les icônes et les chants liturgiques plutôt que par des traités. La principale différence avec le catholicisme porte sur l'Immaculée Conception. Marie est vue dans l'Église, et non au-dessus d'elle.
Récit d'une famille chrétienne d'Alep contrainte de fuir sous les bombardements la veille de Noël, en emportant la statuette de l'Enfant Jésus de la crèche. Après la traversée de la Méditerranée et un premier Noël dans un centre d'accueil en Belgique, la famille s'installe à Bruxelles. Elle découvre que la vraie crèche n'est pas un lieu, mais le cœur où l'espérance renaît.
À Bkerké, le 1er décembre 2025, le pape Léon XIV s'adresse aux jeunes du Liban après des témoignages de courage dans la souffrance et la guerre. Il les appelle à être les artisans de l'avenir, comme les racines du cèdre, en fondant la paix sur le Christ ressuscité, le pardon et une amitié qui dépasse l'égoïsme. Il leur propose l'exemple des saints, dont Charbel, Rafqa, Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, et la prière de saint François.
Salutation du pape Léon XIV au tombeau de saint Charbel
Par Pape Léon XIV
Au monastère Saint-Maron d'Annaya, le 1er décembre 2025, le pape Léon XIV se recueille au tombeau de saint Charbel. Il rappelle que ce saint caché enseigne la prière, le silence, l'humilité et la pauvreté, et que son intercession attire des foules. Il confie à saint Charbel l'Église, le Liban et le monde, prie pour la paix et offre une lampe en cadeau.
Rencontre avec le patriarche Bartholomée et signature de la déclaration commune
Par Pape Léon XIV et Patriarche Bartholomée Ier
Pour les 1700 ans du concile de Nicée, le pape Léon XIV et le patriarche œcuménique Bartholomée ont signé le 29 novembre 2025 au Phanar une déclaration commune. Ils y confessent la foi de Nicée, souhaitent une date commune de Pâques et rappellent les 60 ans de la levée des anathèmes de 1054. Ils soutiennent le dialogue théologique, rejettent toute violence au nom de Dieu et appellent à la paix.
Chers frères et sœurs dans le Christ : un appel aux jeunes
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara appelle les jeunes à reprendre courage et à organiser eux-mêmes la vie de la jeunesse paroissiale, avec l'aide des adultes, sans tout attendre du P. Antoine Tannous qui dessert aussi les Pays-Bas et le Luxembourg. Après plus de 40 ans passés à rédiger le bulletin, elle regrette que peu de paroissiens partagent un témoignage ou une lecture, et rappelle que la paroisse est un peu « leur enfant », fondée avec le P. Serge Descy. Elle recommande le livre « Lire pour vivre » d'André Fossion et Jean-Paul Laurent.
L'auteur explique que le mot « amen », de la racine hébraïque signifiant solidité et fermeté, n'est pas un simple point final mais un acte de confiance envers le Dieu fidèle. Jésus l'employait souvent et il est lui-même appelé « l'Amen » dans l'Apocalypse. Dire amen en recevant le Corps du Christ, c'est affirmer notre union à lui (Famille chrétienne).
Face aux prières qui semblent non exaucées, le texte replace la promesse « Demandez, on vous donnera » dans le contexte du Notre Père : demander d'abord que le règne de Dieu vienne. Avec saint Augustin, il voit dans la prière de demande une préparation du cœur, et invite à la persévérance d'Abraham intercédant pour Sodome. Dans l'Eucharistie, nous rendons grâce à Dieu, bienveillant et patient.
Tagore et la spiritualité hindoue : faire de sa vie un « merci »
Par Jacques Scheuer
À partir de L'Offrande lyrique du poète bengali Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature en 1913, l'auteur montre une spiritualité de la gratitude : reconnaître les dons reçus et les faire fructifier au service de tous. Tagore envisage même sa mort dans un esprit de confiance et d'offrande. Chacun est invité à exprimer la même reconnaissance à partir de ce qu'il a reçu (Dimanche).
S'appuyant sur Joseph Ratzinger, Anselm Grün présente le purgatoire comme la douleur du repentir éprouvée dans la rencontre avec l'amour de Dieu, qui purifie ce qui est fermé en nous. Prier pour les défunts est un « bouclier d'amour » qui les accompagne, avant de leur demander à notre tour d'intercéder pour nous. Cette image libère de la peur de ne pas être assez parfait, comme le montre l'accueil du bon larron (Revue Prier).
Histoire d'un Christ en croix : hier à Malonne, aujourd'hui à Beauraing
Par Journal Dimanche
Le Christ en fonte qui dominait le calvaire de l'institut Saint-Berthuin de Malonne, lieu de prière du saint Frère Mutien, a été retiré lorsque la croix s'est abîmée. Il a été restauré et installé sur la chapelle du sanctuaire de Beauraing, puis dévoilé le dimanche de la Croix glorieuse. Le chanoine François Barbieux a rappelé que nous sommes disciples d'un maître crucifié.
Le texte explique que la Toussaint, le 1er novembre, célèbre tous les saints, connus ou inconnus, et rappelle l'appel universel à la sainteté enseigné par Vatican II. Il présente la communion des saints, l'histoire de la fête depuis les Églises orientales jusqu'à Grégoire IV, et l'Évangile des béatitudes. Il se termine par une prière d'action de grâce de Dom Ludovic Lécuru pour tous les saints du ciel.
Pour le XVIe centenaire de la mort de saint Jean Chrysostome, Benoît XVI salue un Père passionné par l'unité de l'Église, défenseur des pauvres et partisan de la non-violence. Le texte retrace sa prédication à Antioche, son épiscopat à Constantinople et ses deux exils. Il souligne son souci de la liturgie, le lien entre communion et aide aux pauvres, et son œuvre de réconciliation entre Orient et Occident.
L'article retrace l'histoire de la fête du 21 novembre, connue à Jérusalem à la fin du VIIe siècle et adoptée plus tard à Constantinople puis en Occident. Il explique le thème du Temple : la Vierge, nouvelle Arche d'alliance, est introduite dans le Saint des Saints pour devenir le temple du Corps du Christ. Il lit l'icône de la fête comme une montée spirituelle vers la contemplation, avec Zacharie, Joachim, Anne et les jeunes filles portant des cierges.
La parabole du bon Samaritain, histoire du salut de l'humanité
Par Frère Jean-Thomas de Beauregard, op
À la suite des Pères de l'Église, d'Origène à saint Augustin, l'auteur lit la parabole comme une fresque du salut : l'homme blessé est Adam, le prêtre et le lévite représentent la Loi et les prophètes, et le Samaritain est le Christ qui conduit l'humanité à l'auberge de l'Église. Il met en garde contre un amour abstrait de l'humanité. Aimer Dieu à travers le prochain, c'est d'abord laisser Dieu s'approcher des autres à travers nous.
Lettre du pape Benoît XVI pour le XVIe centenaire de la mort de saint Jean Chrysostome
Par Pape Benoît XVI
Dans cette lettre datée de Castel Gandolfo le 10 août 2007, Benoît XVI retrace la vie de saint Jean Chrysostome : l'ascèse dans le désert syrien, le sacerdoce à Antioche, l'épiscopat à Constantinople, la défense des pauvres et la mort en exil à Comana. Il présente sa doctrine sur l'Eucharistie, source de l'unité de l'Église et de l'engagement envers les pauvres, ainsi que ses efforts de communion entre Orient et Occident. Il souhaite que les théologiens reviennent aux Pères de l'Église.
Homélie de saint Jean Chrysostome sur Matthieu : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups »
Par Saint Jean Chrysostome
Saint Jean Chrysostome explique que tant que nous restons des brebis nous sommes vainqueurs, car le Pasteur nous secourt, mais que si nous devenons des loups il se retire. La prudence du serpent consiste à tout abandonner, biens, corps et même vie, pour garder la foi, comme le serpent protège sa tête. La simplicité de la colombe nous garde de la vengeance, car la violence ne se vainc que par la douceur.
Prière à saint Jean Chrysostome, composée par les jeunes de la paroisse
Par Jeunes de la paroisse
Une prière écrite par les jeunes de la paroisse, qui rappelle l'enseignement de saint Jean Chrysostome sur la prière pure et le miracle de l'Eucharistie. Elle demande que chaque père soit un modèle et chaque mère un soutien, que nos familles grandissent dans la paix, et que nous servions les pauvres comme le Christ. Elle se termine en demandant une fin de vie chrétienne et paisible.
Les titres de saint Jean Chrysostome dans les prières de l'Église byzantine
L'auteur observe que les textes liturgiques melkites de la fête du saint empruntent son propre langage biblique et ses images. Il commente une série de titres, dont la trompette d'or, la coupe d'or, les fleuves plus doux que le miel, la source intarissable, la colonne de l'Église et l'ange terrestre, en montrant leurs racines bibliques. Tous déploient l'image de l'or qui a donné au saint son surnom.
Chers frères et sœurs dans le Christ : le Rosaire et les vocations
Par Arlette Gebara
Octobre est le mois du Rosaire et des vocations. Prier Marie, c'est aussi méditer son « oui », sa patience et son amour, qui peuvent guider nos foyers et nos journées. Être témoin du Christ ne demande pas toujours de devenir prêtre : chacun peut semer la Parole par la charité, l'écoute et le service.
Les cinq objets nécessaires à une vie de famille harmonieuse
Par Christine Ponsard
Christine Ponsard propose cinq objets symboliques pour la famille : les trois passoires de Socrate (vérité, bonté, utilité) contre la médisance, l'ardoise qu'on efface pour pardonner, le stéthoscope pour écouter vraiment. Le rouleau à pâtisserie rappelle que chacun met la main à la pâte, et la bougie que prier, c'est brûler du temps pour Dieu (texte repris de Contact Nivelles).
L'article définit l'Espérance comme un don de Dieu reçu au baptême, fondé sur sa promesse de vie éternelle et distinct du simple optimisme. Il en décrit les traits (confiance en la miséricorde, désir de l'union avec Dieu) et deux menaces : le désespoir et la présomption. Il montre enfin comment la vivre chaque jour par la prière, la persévérance dans l'épreuve et la charité (texte de Contacts Nivelles).
Canonisations de Carlo Acutis et de Pier Giorgio Frassati
Reportées après la mort du pape François le 21 avril 2025, les canonisations des deux jeunes Italiens ont été fixées au 7 septembre 2025. Carlo Acutis, le « geek de Dieu » mort à 15 ans, a mis l'informatique au service de la foi et de l'Eucharistie ; Pier Giorgio Frassati, laïc dominicain et alpiniste turinois mort à 24 ans, s'est donné aux pauvres et aux malades. L'article explique aussi la procédure de canonisation (texte de Contacts Nivelles).
Ananie, dont le nom hébreu signifie « grâce de Dieu », est le disciple de Damas qui, selon les Actes des Apôtres, imposa les mains à Saul aveugle et lui rendit la vue avant son baptême. Une tradition en fait l'évangélisateur puis l'évêque de Damas, martyrisé vers l'an 60 à Éleuthéropolis. Des reliques sont conservées à Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome.
L'apôtre Thomas, surnommé Didyme, douta de la Résurrection jusqu'à ce que le Christ l'invite à toucher ses plaies. La Tradition le montre prêchant chez les Mèdes, les Parthes, les Perses et les Indiens, puis transpercé de lances sur ordre du roi Smidaios, et lui attribue la fondation des Églises syro-malabare et syro-malankare. Une courte réflexion ajoute que le doute est humain et que Jésus nous apprend à chercher Dieu avec le cœur.
Journée de la mission universelle de l'Église : Proclamez l'Évangile !
Par P. Jean d'Elbée
Dans un texte paru dans Magnificat, le père Jean d'Elbée promet des joies insoupçonnées à ceux qui s'oublient dans l'apostolat et répandent la paix et la confiance. Il invite à garder le juste milieu entre pessimisme et optimisme naïf, car il y a peu de vrais méchants mais beaucoup d'ignorants et de faibles. Chaque âme gagnée en gagne d'autres.
Une prière au Christ qui nous appelle par notre nom et nous confie une mission. Elle demande le silence du cœur pour découvrir la route où il veut nous guider, afin d'oser et d'espérer au service de l'Église et du monde. Elle se conclut avec Marie : « Qu'il me soit fait selon ta Parole ».
L'article retrace l'origine de la fête : d'abord fête de confrérie, elle fut instituée par Pie V après la victoire de Lépante le 7 octobre 1571, sous le nom de Notre-Dame de la Victoire, puis renommée par Grégoire XIII et fixée au 7 octobre par Pie X en 1913. Il rappelle que le Rosaire se médite plus qu'il ne se récite, et indique les jours des mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux.
Un texte poétique qui présente le mariage non comme le but de l'amour mais comme son commencement : une décision calme et courageuse fondée sur la fidélité promise. Il le décrit dans les gestes du quotidien, comme un refuge où l'on est connu tout entier et un arbre qui grandit à travers les épreuves. Il s'achève sur la promesse de partager la joie et la douleur de l'autre.
Le grand martyr Démétrios, son disciple Nestor et le combat contre Lyaios
Un récit sur saint Démétrios de Thessalonique et son jeune disciple Nestor, envoyé au nom de Jésus affronter le redoutable lutteur Lyaios qui persécutait les chrétiens. Armé seulement de la croix et de la prière, Nestor triomphe, et Démétrios rend la gloire à Dieu seul. Le texte, ponctué de citations bibliques, rappelle que notre combat est spirituel et que tout est possible dans le Christ qui fortifie.
Un dialogue imaginé dans une chambre à Rome entre saint Paul et Luc, penché sur son manuscrit. Les deux hommes méditent le mystère de l'Incarnation, du Verbe fait chair aux gestes de Jésus dans l'Évangile, en s'appuyant sur de nombreux versets de Luc, des Actes et des épîtres. Ils concluent que l'Incarnation n'est pas un simple souvenir : elle reste présente dans les sacrements, la fraction du pain et l'Église, corps du Christ.
Cinq courtes anecdotes où des saints répondent avec esprit à des questions ou à des défis : saint Augustin et l'escargot sur le temps avant la création, saint Justin et le philosophe sur la foi en un Dieu invisible, abba Moïse face à une moquerie. Saint Cyprien répond à un adversaire au sujet des idoles, et saint Basile au gouverneur qui réclamait un impôt à l'Église.
Anecdotes curieuses et rares sur le septième concile œcuménique (787)
L'article rassemble des récits transmis sur le concile de Nicée II : l'impératrice Irène et le lieu modeste choisi par les évêques, l'évêque aveugle qui voyait par la foi, une icône mise à l'épreuve pendant les séances, le soldat à qui un prêtre explique la vénération par la photo de sa famille. Il présente aussi les décisions pratiques distinguant adoration et vénération, et le contexte du concile présidé par le patriarche Tarasios, qui a légitimé le culte des icônes.
Des épisodes qui montrent l'intelligence et la sagesse du pape Jean-Paul II (1920-2005)
Cinq épisodes de la vie de Jean-Paul II : le pardon accordé en prison à Mehmet Ali Ağca, sa réponse au régime communiste lors de la visite en Pologne en 1979 avec son « N'ayez pas peur », et son respect de l'islam ouvrant au dialogue. On y lit aussi la création des Journées mondiales de la jeunesse en 1985 et sa réponse à un savant athée sur la foi et la science.
L'article présente le programme annoncé de la visite du pape Léon XIV au Liban du 30 novembre au 2 décembre 2025, après la Turquie : accueil à Beyrouth par le président Joseph Aoun, messe sur le front de mer, visite à saint Charbel à Annaya, rencontre à Harissa et visite à l'hôpital de la Croix. Il en souligne la portée : soutien aux chrétiens d'Orient, appel à la paix, dialogue interreligieux et message du Liban comme modèle de convivialité. Il rappelle enfin les visites de Jean-Paul II et de Benoît XVI.
Chers frères et sœurs dans le Christ : bonne reprise
Par Arlette Gebara
À la fin des vacances, Arlette Gebara encourage les jeunes, les étudiants et les universitaires qui reprennent les cours, en leur rappelant que le Seigneur reste avec eux. Elle invite à prier pour la paix dans tous les pays, souhaite un bon retour aux prêtres et demande de se souvenir des malades et de ceux qui ne peuvent plus venir à la liturgie.
Message du Patriarche œcuménique Bartholomée Ier pour le début du nouvel an ecclésiastique
Par Patriarche œcuménique Bartholomée Ier
Le texte explique l'origine de l'indiction du 1er septembre, début de l'année ecclésiastique, dédiée depuis 1989 à la prière pour la protection de la création. Le Patriarche relie la crise écologique aux passions humaines comme l'avidité et appelle à l'ascèse. En mémoire de saint Siméon le Stylite, il demande aussi de protéger le patrimoine culturel menacé par les guerres.
Berger devenu moine à treize ans après avoir entendu les Béatitudes, Siméon pratiqua une ascèse si rude qu'on lui demanda de quitter le monastère. Pour fuir les foules de pèlerins, il vécut sur des colonnes de plus en plus hautes, jusqu'à environ 18 mètres, exhortant ses visiteurs aux vertus. Il mourut le 1er septembre 459.
Saint Jean Damascène célèbre la naissance de Marie, fille de Joachim et Anne, comme l'aube du salut : d'elle naîtra le soleil de justice. Il contemple ses vertus et sa vie tout entière consacrée à Dieu, temple de l'Esprit plus haut que les Séraphins. Il conclut par une prière lui demandant la délivrance des péchés et la paix pour le monde.
Une prière qui s'approche du berceau de Marie pour joindre sa louange à celle des anges. Elle salue en sa naissance l'annonce du Rédempteur, comme l'aurore annonce le jour. Elle demande l'humilité, la simplicité, la douceur et la charité pour appartenir au Christ.
Un texte de présentation, signé « IA », sur la Croix glorieuse : son origine liée à la découverte de la vraie Croix par sainte Hélène, sa place dans les Écritures, l'art et la dévotion. Il montre la Croix comme passage de la mort à la vie et symbole toujours actuel de paix et de pardon.
La fête de la Croix glorieuse que nous célébrons le 14 septembre
Par P. Patrice Gourrier
Le père Patrice Gourrier rappelle l'origine de la fête dans la dédicace de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il explique comment la Croix, scandale et folie, est devenue pour les chrétiens sagesse de Dieu et passage vers la résurrection. La fête clôt aussi les quarante jours ouverts par la Transfiguration (revue Prier, septembre 2022).
Mgr Cyrille Selim Bustros rappelle le retour du bois de la Croix à Jérusalem par l'empereur Héraclius, qui dut quitter ses riches vêtements pour entrer. La Croix est pour lui le signe de l'amour et le témoignage rendu à la vérité jusqu'à la mort, révélant la vérité sur Dieu et sur l'homme. Il cite le poète Ahmed Chawqi : c'est la vérité, non la force, qui triomphe (Annahar, 14 septembre 2019).
À l'occasion de la Croix glorieuse, l'auteur s'étonne que l'instrument de supplice du Christ soit devenu le symbole le plus répandu au monde. Il invite chacun à se demander comment il fait le signe de la croix et propose d'ouvrir chaque journée par ce geste, dès le lever.
Fêté le 23 septembre, Francisco Forgione, né en 1887 à Pietrelcina, devint capucin puis prêtre et reçut les stigmates. À San Giovanni Rotondo, il se consacra à la direction des âmes, à la confession et à la messe, et fonda une maison pour soulager la souffrance et des groupes de prière. Malgré des persécutions, sa renommée resta mondiale jusqu'à sa mort en 1968 (Contacts, paroisse de Nivelles).
Le prêtre suisse Maurice Zundel affirme que Dieu est un Dieu de liberté et qu'il ne ressent aucune différence entre lui et un ouvrier. Il se sent gêné d'être servi, car tous les êtres humains, marqués au baptême, ont la même dignité royale. Une courte présentation rappelle son rayonnement spirituel au XXe siècle.
Conception du saint et illustre prophète Jean-Baptiste
Le texte explique cette fête, qui célèbre l'annonce par l'ange à Zacharie de la naissance du Précurseur, sans affirmer que cette conception était exempte du péché originel. Elle est présentée comme l'aurore du salut qui prépare les cœurs à la vraie Lumière. Le tropaire du Précurseur suit.
Face aux guerres, à la pauvreté et à une civilisation qui semble s'effondrer, les sœurs dominicaines de Taulignan rappellent que le Christ reste embarqué avec nous tous les jours. Sa présence invite à relever la tête et à garder allumée la flamme de l'espérance.
Une litanie du père Michel Hubaut qui demande à Marie différents silences : celui de l'humilité, de la foi, de la joie pascale, de l'adoration et de la vigilance. Chaque demande s'appuie sur un moment de la vie de la Vierge, de Bethléem à la Pentecôte.
Dans sa lettre aux Éphésiens, saint Ignace exhorte à se réunir souvent pour l'action de grâce, car la concorde dans la foi détruit l'œuvre du mal. La foi est le principe et la charité la perfection de la vie chrétienne. Il met en garde contre les fausses doctrines et rappelle que la croix est salut pour les croyants.
Les prières de la procession de la fête de l'Exaltation de la Croix (rite byzantin)
L'article lit les tropaires de la procession de la fête, attribués notamment à André de Jérusalem, Théophane, Cyprien, l'empereur Léon et Anatole, avec leur ton. Pour chacun, il propose une analyse théologique et rhétorique : la Croix arbre de vie, arme contre le mal, trésor caché, préfigurée par Moïse et par la bénédiction de Jacob. Un tableau final résume les symboles et leur sens.
Les lectures bibliques de la fête de l'Exaltation de la Croix
L'article commente les lectures des vêpres de la fête (Exode 15, Proverbes 3, Isaïe 60) et les lectures alternatives (Exode 17, Genèse 48). Il y relève des images de la Croix : l'arbre qui adoucit les eaux amères, la sagesse arbre de vie, les mains levées de Moïse, la bénédiction croisée de Jacob. Il conclut que la Croix était au centre du dessein de Dieu dès le commencement.
L'Évangile de la fête de l'Exaltation de la Croix (Matthieu 27)
L'article étudie le chapitre 27 de Matthieu lu à la fête : la remise à Pilate, la mort de Judas, le songe de la femme de Pilate, le choix de Barabbas, le lavement des mains et le couronnement d'épines. Il explique les termes, compare avec les autres évangiles et montre la théologie de Matthieu : accomplissement des Écritures, innocence de Jésus, vrai Roi révélé dans l'humiliation, et ouverture du salut aux nations.
Les lectures bibliques de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu
Pour la fête du 8 septembre, l'article analyse les lectures de la tradition byzantine : l'échelle de Jacob (Genèse 28), la porte fermée d'Ézéchiel 44, la Sagesse qui bâtit sa maison (Proverbes 9) et Ben Sira 24. Il y voit la Vierge médiatrice entre ciel et terre, toujours vierge et demeure de Dieu. Il conclut que cette naissance fait partie du dessein de salut préparé depuis toujours.
Le P. Antoine Tannous décrit la rentrée : les écoliers et étudiants qui reprennent le chemin des cours, et les âmes qui reviennent à la maison du Seigneur. Il évoque la paroisse de Bruxelles, la jeune communauté d'Enschede et celle née le 31 août 2025 au Luxembourg, réunies autour des liturgies et des repas partagés. Ce retour est présenté comme une rencontre renouvelée, en plusieurs langues, dans l'unique lumière de Jésus.
Chères sœurs et chers frères dans le Christ : la Pentecôte
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara salue la communauté et confie avec simplicité ses soucis de santé, remis entre les mains du Seigneur. Elle présente la Pentecôte comme un renouvellement et un affermissement de la foi, lumière dans les épreuves et la maladie. Elle invite à prier ensemble et à confier ses peines à Dieu.
Dernier message du pape François : un testament d'espérance
Par Christophe Herinckx
L'homélie et le message Urbi et Orbi du dimanche de Pâques, derniers mots du pape François, prennent valeur de testament. L'auteur y relit une foi en mouvement qui se traduit en charité, un dernier appel à la paix et à la dignité des plus fragiles, et une espérance courageuse qui choisit la confiance plutôt que la peur (Journal Dimanche, 4 mai 2025).
Une prière du père chilien Carlos Aldunate, traduite par Alexis Smets, qui rend grâce pour l'Esprit reçu au baptême et à la confirmation. Elle demande d'en être rempli à nouveau pour aimer, pardonner et témoigner comme Jésus, et pour mettre ses dons au service du peuple de Dieu.
Une invocation à l'Esprit Saint, père des pauvres, lumière des cœurs et consolateur. Elle lui demande de laver, guérir, réchauffer et redresser ce qui en a besoin, et de donner ses sept dons à ceux qui ont la foi.
Les Églises byzantines fêtent la Nativité de Jean-Baptiste le 24 juin, principale de ses six fêtes, dont la liste est donnée. Le texte présente sa mission de Précurseur qui prépare les chemins du Seigneur, sa prédication au désert et sa mort voulue par Hérodias. Il en tire la mission du chrétien : témoigner du Christ et le laisser grandir (Jn 3,30).
Jean-Baptiste, le seul saint dont on célèbre la naissance
Par Marzena Devoud
Alors que les saints sont fêtés au jour de leur mort, Jean-Baptiste est le seul dont on célèbre la naissance, avec Jésus et la Vierge. La raison se trouve chez saint Luc : il fut rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère, lors de la Visitation. Le texte rappelle aussi l'annonce de l'ange à Zacharie et son silence.
Méditation de Maître Eckhart pour la Nativité de Jean-Baptiste
Par Maître Eckhart
Dans son Sermon 11, Maître Eckhart enseigne que pour devenir enfants de Dieu, il faut laisser le Fils naître en nous. Cela demande de se libérer de l'emprise du temps, du corps et de la multiplicité des choses. Quand le cœur dépasse le temps, vient la plénitude du temps et une joie constante.
Un cantique qui chante Jean comme la lampe qui brille avant l'aube du Christ et annonce un baptême de feu. Il se prolonge par un poème où le Précurseur dit qu'il n'est qu'une voix dans le désert, que celui qui doit venir donnera la vie, et qu'il offre sa joie avant de s'effacer.
Une prière qui suit les étapes de la vie de Marie, de l'Annonciation au Cénacle, pour lui confier les heures de notre vie : décision, départ, souffrance, attente et service. Elle se termine en demandant sa main au dernier jour, dans l'attente de la résurrection.
Les questions centrales tranchées lors du concile de Nicée
Par Marie-Hélène Robert
Pour le 1700e anniversaire du concile de Nicée (325), sœur Marie-Hélène Robert en retrace le contexte : l'empereur Constantin convoque plus de 300 évêques face à la crise arienne. Le concile affirme que le Fils est consubstantiel au Père, fixe une date commune de Pâques et promulgue 20 canons. Elle souligne l'autorité conciliaire, les liens entre pouvoir politique et religieux et l'héritage de Nicée pour l'unité des chrétiens.
La théologie du cœur dans la Bible, les Pères et le rite byzantin : lieu de la rencontre divine
L'article suit le thème du cœur dans l'Écriture, du cœur circoncis de l'Ancien Testament au cœur nouveau, puis chez les Pères grecs comme Origène, Macaire, Jean Climaque, Isaac le Syrien et Grégoire Palamas. Il montre sa place dans la Divine Liturgie et les offices, et décrit la prière du cœur, ou prière de Jésus, née au désert d'Égypte et transmise au mont Athos. Un tableau résume les étapes du cœur, du cœur de pierre au cœur uni à Dieu.
L'article présente en une série de points la vision du cardinal Henri de Lubac sur l'Esprit Saint : présence vécue dans l'expérience mystique, principe d'unité de l'Église et moteur de la théologie. Il relie l'Esprit à la liberté chrétienne, à l'histoire, à la justice sociale, à la prière, à la beauté et à l'unité des Églises. De Lubac y met en garde contre une mondanité spirituelle qui viderait la foi de son contenu.
Spiritualité de la fête du Corps divin dans le rite byzantin melkite catholique
Célébrée le jeudi après le deuxième dimanche après la Pentecôte, la fête du Corps du Christ honore la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Née en Occident en 1264 après le miracle de Bolsena, elle fut introduite dans l'Église melkite au XVIIIe siècle par le patriarche Maximos II Hakim et le moine Nicolas Sayegh, en gardant les formes byzantines. L'article évoque ses fondements bibliques, l'adoration, les premières communions et les processions, notamment à Zahlé en mémoire de la fin de la peste de 1825.
Le 8 mai 2025, depuis la place Saint-Pierre, le nouveau pape salue le monde par la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et humble. Il rend hommage au pape François, remercie les cardinaux et, citant saint Augustin, appelle à une Église missionnaire, synodale et bâtisseuse de ponts. Il salue en particulier le Pérou, où il fut évêque, et conclut par un Je vous salue Marie.
Un recueil de phrases inspirantes attribuées au cardinal Robert Prevost, devenu le pape Léon XIV, tirées de ses discours avant et après son élection. Elles portent sur la foi comme rencontre vivante, la justice sociale, le dialogue, les jeunes, les pauvres et la miséricorde. Le recueil y voit un esprit de modération et de profondeur spirituelle.
La devise du pape Léon XIV et les symboles de ses armoiries
L'article explique les armoiries du pape : le lys blanc sur fond bleu, signe marial, et le livre fermé avec le cœur transpercé, emblème de saint Augustin. Sa devise « In Illo uno unum », tirée du commentaire augustinien du Psaume 127, exprime l'unité des chrétiens dans le Christ. Il relie ces choix à l'héritage de Léon XIII, à la justice sociale et au dialogue.
Né à Chicago en 1955, Robert Prevost est le premier pape américain et le premier issu de l'ordre de Saint-Augustin. Missionnaire au Pérou pendant des décennies, prieur général des Augustins puis évêque de Chiclayo et préfet du dicastère pour les évêques, il est élu le 8 mai 2025. Il a choisi son nom en hommage à Léon XIII et se veut artisan d'une paix désarmée et de l'unité de l'Église.
Chères sœurs et chers frères dans le Christ : le départ du pape François à l'aube de Pâques
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous médite la mort du pape François, survenue en plein temps pascal, à la lumière des chants byzantins de la Résurrection : la chair retourne à la poussière, mais la mort devient un sommeil au seuil de la Pâque éternelle. Il voit dans les funérailles, où a chanté le patriarche Joseph, un appel à l'unité des Églises. François habite désormais le huitième jour, l'unique matin de Dieu.
Pape François : il ouvre les fêtes de Pâques en rejoignant la Maison du Père
Par ZENIT
Le pape François est mort le 21 avril 2025 à 7h35, à 88 ans, selon l'annonce du cardinal Kevin Farrell. L'article retrace un pontificat marqué par l'humilité, l'attention aux pauvres et aux migrants, les encycliques Laudato si' et Fratelli tutti, et des gestes forts comme la prière solitaire place Saint-Pierre pendant la pandémie. Il reproduit aussi le communiqué sur le rite de constatation du décès et de mise en bière.
Prière des évêques de Belgique pour le pape François
Par Les évêques de Belgique
Les évêques de Belgique proposent une prière ouverte à tous pour rendre hommage au pape François. Elle rend grâce pour son service de l'Église et demande que son œuvre continue à porter du fruit. Elle confie le défunt à Dieu, car il avait mis son espérance dans le Christ ressuscité.
Un hommage poétique au pape François, qui part de son image seul sous la pluie sur la place Saint-Pierre pendant la pandémie. L'autrice le reconnaît à ses chaussures simples et usées, signe d'un pape humble, loin des dorures, qui écoutait plus qu'il ne parlait. Son départ, un lundi de lumière, laisse un silence habité par l'amour.
Mois de mai, mois de Marie : une coutume récente ?
Par P. Renaud Saliba
Le père Renaud Saliba, recteur du sanctuaire de Pontmain, explique que le lien entre mai et Marie vient du printemps plus que du calendrier liturgique, et que la dévotion est née à Rome au XVIe siècle avant d'être approuvée par Pie VII en 1815. Il raconte comment l'abbé Guérin instaura le mois de Marie à Pontmain, invite à le vivre avec le temps pascal, dans un coin prière et en pèlerinage. L'article présente aussi le défi d'un million de dizaines lancé par l'application Rosario.
Une courte prière qui confie à Marie, Mère de Dieu, nos vies et nos prières. Elle lui demande d'intercéder auprès de son Fils, de nous protéger sous son manteau et de nous conduire vers la vie éternelle, pour la paix du monde et des cœurs.
D'où vient le dimanche de la « Divine Miséricorde » ?
Par Michel Wackenheim
L'auteur rappelle que Jean-Paul II a consacré à la miséricorde son encyclique Dives in Misericordia (1980), puis canonisé sœur Faustine en 2000. En 2002, il a institué le dimanche après Pâques comme dimanche de la Divine Miséricorde, et il est mort la veille de cette fête en 2005.
Née en 1905 en Pologne dans une famille pauvre, Hélène Kowalska travaille comme domestique avant d'entrer chez les Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie, où elle devient sœur Marie Faustine. Pendant treize ans de vie humble, elle reçoit de Jésus la mission de rappeler au monde son amour miséricordieux. Elle meurt de la tuberculose à Cracovie en 1938, à 33 ans.
Dans cet extrait de son autobiographie « Espère », le pape François affirme que l'Église ira de l'avant et que ce sont les témoins qui touchent les cœurs. Il appelle à sortir de la rigidité et de l'indifférence, à faire confiance à l'Esprit et à vivre un christianisme de témoignage. Pour les chrétiens, l'avenir s'appelle espérance, et la tendresse est une force.
Homélie pascale ancienne : le Christ est mort pour que nous ayons la vie
S'appuyant sur saint Paul, cette homélie ancienne oppose Adam, par qui la mort est entrée, au Christ, par qui le salut est rendu. La passion du Christ est le salut de la vie humaine, et la Pâque est l'aurore d'un monde nouveau où les baptisés naissent à la vie. Le Christ lui-même est le jour que fit le Seigneur, qui conduit à la lumière éternelle.
À partir de l'épître de sa fête (1 Jean 1, 1-7), l'auteur présente saint Jean, disciple bien-aimé, auteur du quatrième Évangile, de trois épîtres et de l'Apocalypse, mort en exil à Patmos. Il explique pourquoi il est appelé théologien : son Évangile dit surtout qui est le Christ, notamment par les paroles « Je suis ». Marcher dans la lumière résume les deux grands commandements ; le texte se termine par l'apolytikion du saint.
À l'approche de l'Ascension du jeudi 29 mai, l'article explique que la fête, célébrée quarante jours après Pâques, marque la montée du Christ au ciel depuis le mont des Oliviers. Il retrace son histoire, jusqu'à son statut de jour férié en France et en Europe, et sa signification : le Christ reste présent par les sacrements et confie la mission à ses disciples. Le tropaire et le kondakion byzantins de la fête suivent.
Dans cette homélie adaptée, saint Nicolas Velimirović contemple l'amour des vivants pour les morts, à l'image d'une mère penchée sur la tombe de ses enfants, et plus encore du Christ descendu au tombeau pour relever l'humanité. Il commente le courage de Joseph d'Arimathie et de Nicodème, puis la venue des femmes myrophores au tombeau, leur crainte devant l'ange et l'annonce « Il est ressuscité, il n'est pas ici ». Il conclut que le Seigneur a fait de ces femmes les messagères de sa résurrection.
Chères sœurs et chers frères dans le Christ : les chrétiens de Syrie
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous revient sur les massacres qui ont fait plus d'un millier de victimes civiles sur la côte syrienne depuis début mars, frappant surtout des alaouites mais aussi des chrétiens, dont beaucoup veulent désormais quitter le pays. Il cite l'appel commun signé le 8 mars par trois patriarches, dont notre patriarche Youssef Ier Absi, pour la fin des violences et une citoyenneté égale. Il évoque aussi le colloque du 7 avril « Chrétiens de Syrie, entre espoir et exode » et conclut qu'une action devient urgente.
Jésus a guéri, relevé et pardonné sans poser de conditions, en disant simplement « Va ». La Semaine sainte résume ce chemin : le Christ ne réclame pas de mortifications mais la foi en son salut, et il met sa joie au cœur de nos peurs. La méditation (Magnificat 2018) invite à se laisser laver les pieds et à croire à la joie du tombeau vide.
Le texte retrace l'histoire de la fête des Rameaux, longtemps plus populaire que liturgique en Occident, et rappelle l'entrée messianique de Jésus sur un ânon selon Zacharie 9, 9. Il décrit la bénédiction des branches, la procession et les végétaux utilisés selon les régions, palmes, buis ou laurier, d'où le nom de « Pâques fleuries ». Les rameaux n'ont de valeur pour les fidèles que parce qu'ils sont bénis.
Une prière en quatre strophes qui reprend le chemin d'Emmaüs : le Christ rejoint le croyant dans ses soucis, l'invite à la table de la Parole puis à celle du pain partagé. Elle s'achève sur l'envoi en mission comme témoin de la Résurrection (Contacts, Nivelles, avril 2023).
Dans cette prière, le cardinal Etchegaray se reconnaît serviteur d'une Parole et d'un projet qui ne viennent pas de nous. Il demande d'oser la foi dans une Église parfois trop technicienne, de goûter simplement la Bonne Nouvelle et de vivre le ministère comme un signe humble qui montre le Christ.
Sainte Marie l'Égyptienne, pénitente en Égypte (Ve siècle)
Courtisane d'Alexandrie venue à Jérusalem avec des pèlerins, Marie se convertit devant une icône de la Mère de Dieu au Saint-Sépulcre. Elle vécut ensuite quarante-sept ans en pénitence au désert au-delà du Jourdain. La notice (Martyrologe romain) se termine par son tropaire.
L'article explique l'origine antique des œufs offerts au printemps, symboles de fécondité et de renouveau. Il présente la vision de sainte Hildegarde de Bingen, qui décrit l'univers en forme d'œuf, image de l'harmonie voulue par Dieu. Il rappelle que les œufs, interdits pendant le Carême jusqu'au XVIIe siècle, revenaient à l'honneur à Pâques (revue Prier, avril 2023).
Homélie de saint Grégoire de Nazianze sur l'amour des pauvres
Par Saint Grégoire de Nazianze
Saint Grégoire rappelle que tout vient de Dieu : l'existence, l'intelligence, la connaissance de Dieu et les biens de la création. En retour, Dieu ne demande qu'une chose, aimer les hommes. Il invite à ne pas être des gérants malhonnêtes et à imiter l'équité de Dieu qui donne ses biens à tous sans distinction.
À partir des Actes et des épîtres, l'auteur retrace la vie de Jean surnommé Marc : compagnon de Paul et de Barnabé, séparé puis réconcilié avec Paul, interprète de Pierre à Rome. Il présente son Évangile, le plus court et le premier écrit vers 65, centré sur l'identité de Jésus et le secret messianique. La tradition le place à Alexandrie, fondateur de l'Église copte, et ses reliques à Venise.
Méditation de saint Jean Chrysostome pour la fête de Pâques
Par Saint Jean Chrysostome
Le célèbre sermon pascal lu dans l'Église byzantine à la nuit de Pâques : le Seigneur accueille à sa table ceux de la première comme de la onzième heure, jeûneurs ou non. Personne ne doit craindre la mort, car le Christ l'a vaincue en descendant aux enfers. Le texte culmine dans la proclamation répétée « Le Christ est ressuscité ».
Cinquième dimanche du Carême : mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Égyptienne
Le synaxaire du dimanche raconte la vie dissolue de Marie à Alexandrie, puis la force invisible qui l'empêcha d'entrer dans l'église de Jérusalem le jour de l'Exaltation de la Croix. Convertie, elle vécut quarante-sept ans au désert et reçut la communion des mains du moine Zosime avant de mourir. Sa mémoire est placée à la fin du Carême pour inciter à la pénitence.
La couronne d'épines, symbole que nul n'est roi qu'en sursis
Par Martin Steffens
Le philosophe Martin Steffens se demande en quel sens Jésus couronné d'épines est roi. S'appuyant sur les anthropologues Frazer et Hocart puis sur René Girard, il montre que les rois furent d'abord des victimes émissaires. La Passion dévoile ce mécanisme sacrificiel et nous place devant un choix : idolâtrer l'homme providentiel ou essayer vraiment la démocratie.
Autour du thème de l'année jubilaire, l'auteur médite sur la Samaritaine : Dieu seul comble la soif du cœur humain, et le Christ sauve du péché ceux qui se laissent aimer. Il rappelle que le baptême n'est qu'un début et que la vie chrétienne passe par des combats et parfois la tentation de l'acédie. Faire mémoire de l'œuvre de Dieu nourrit l'espérance en marche vers Pâques.
Extrait des Centuries sur la charité : celui qui aime Dieu préfère sa connaissance à toute créature et aime aussi son prochain. Cet amour se montre en partageant ses biens avec tous, bons ou méchants, et plus encore en servant les autres. Saint Maxime avertit que la foi seule ne sauve pas sans les œuvres de l'amour.
Le moine de Chevetogne montre que le doute de Thomas n'a pas éloigné Jésus, qui lui a offert les preuves demandées. La confession « Mon Seigneur et mon Dieu » est devenue l'un des plus grands témoignages de la divinité du Christ. La béatitude « Heureux ceux qui croiront sans avoir vu » nous est adressée, avec l'invitation à une relation personnelle avec Jésus.
Le texte relit l'ironie dramatique du procès où Jésus, couronné d'épines, dit rendre témoignage à la vérité, et où Pilate demande ce qu'est la vérité. Avec Maurice Zundel, il affirme que la Vérité est une Personne qui se laisse moquer et crucifier sans violence. Il invite à écouter la voix du Seigneur et à témoigner de l'espérance, en se confiant aussi à Marie, Mère de miséricorde.
Homélie de saint Léon le Grand pour le jeûne du 7e mois : « Amassez-vous des trésors dans le ciel »
Par Saint Léon le Grand
Saint Léon explique que la justice chrétienne surpasse celle des pharisiens par la miséricorde, à l'image de Dieu qui pardonne. Le jeûne ne doit pas chercher la louange des hommes, car celui qui aime Dieu se contente de lui plaire. Là où est notre trésor est notre cœur : l'aumône transforme les biens terrestres en richesses célestes.
L'article présente le psaume 50, le « Miserere » attribué au roi David après son péché avec Bethsabée, comme le psaume pénitentiel par excellence. Il cite Benoît XVI et le pape François sur le pardon, vrai besoin de l'homme. Le texte intégral du psaume est ensuite proposé à la prière.
Après le chemin de croix, le chemin de la Résurrection
Par Philip Kosloski
Le chemin de croix, développé par les franciscains à partir du XIIIe siècle, compte quatorze stations jusqu'à la mise au tombeau. En 1988 est née chez les salésiens la via lucis, chemin de lumière consacré aux événements après la Résurrection. Le Vatican l'encourage depuis 2001 dans le Directoire sur la piété populaire comme stimulant d'une culture de la vie.
La méditation interroge l'entrée de Jésus à Jérusalem : un cortège sans rien de royal et un ânon dont « le Seigneur a besoin » (Lc 19, 32). À la lumière de Pâques, l'ânon rappelle que la royauté de Jésus ne s'impose pas par les armes mais par le don de sa vie. Elle invite à garder l'image de l'ânon dans sa prière pendant la Semaine sainte.
Le Jeudi saint : la folie de l'amour de Dieu commence à nos pieds
Le Jeudi saint, Jésus s'agenouille pour laver les pieds de ses disciples et institue l'Eucharistie, où il s'agenouille désormais dans nos cœurs. L'auteur, citant sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, voit dans ce geste la folie d'un Dieu qui nous aime et une étreinte qui ne finit pas. Se souvenant de jeunes qui refusaient qu'on leur lave les pieds, il appelle à l'humilité de se laisser aimer.
Dimanche des Rameaux, la venue humble et glorieuse de notre Roi
Par Saint André de Crète
Dans cette homélie, saint André de Crète invite à étendre devant le Christ non des branches mais nos cœurs et nos désirs, comme des vêtements. Reprenant le prophète, il appelle Sion à se réjouir de son Roi qui vient humble, monté sur un ânon, pour appeler les pécheurs. La lumière et la gloire annoncées sont celles de la Croix, où le Christ attire tout à lui.
Une prière où le croyant demande à Jésus de prendre ses yeux, ses mains, ses lèvres et son cœur blessés par l'égoïsme et la colère. En échange, il demande les yeux, les mains, les lèvres et le cœur du Christ pour servir, bénir et reconnaître le Seigneur dans le plus pauvre.
Le P. Antoine Tannous médite sur la nécessité de la mort du Verbe incarné : le péché avait défiguré la création, et seule la mort du Christ pouvait guérir la mort, selon saint Augustin. Avec saint Jean Chrysostome et saint Grégoire de Nysse, il voit dans la Croix la clé du paradis et dans la Résurrection la victoire de la vie. La Croix devient trône du Roi et le tombeau vide un phare d'espérance.
La Semaine du Renouveau dans le rite byzantin, voyage de la création nouvelle vers le Royaume
L'article présente la Semaine radieuse après Pâques comme une relecture liturgique des sept jours de la création : la lumière, le firmament, la terre et la mer, les astres, les vivants et l'homme, la Croix arbre de vie et le sabbat du repos divin. Pour chaque jour, il cite un chant liturgique, un Père de l'Église (Grégoire de Nysse, Basile, Cyrille de Jérusalem, Maxime le Confesseur) et un théologien moderne comme Alexandre Schmemann. La semaine devient ainsi une icône du siècle à venir où tout est fait nouveau.
Chères sœurs et chers frères dans le Christ : les Dons présanctifiés
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous explique pourquoi, en semaine pendant le Grand Carême, l'Église byzantine remplace la Divine Liturgie par le rite des Dons présanctifiés, consacrés le dimanche précédent. Il y voit un mystère où se mêlent le deuil du Golgotha et la joie qui attend la Résurrection. Sans paroles d'Institution, ce rite rappelle que la foi tient moins dans l'abondance des mots que dans le peu embrasé par la lumière.
À partir de Matthieu 1, 18-25, l'article présente Joseph comme le père adoptif qui donne à Jésus une identité légale, puis comme le chef de famille courageux de Bethléem et de la fuite en Égypte. Il retrace le culte du saint, de Jean Gerson et Bernardin de Sienne à l'institution de sa fête le 19 mars, jusqu'à Pie IX qui le proclame patron de l'Église universelle (Médiatrice et Reine).
Le mercredi des Cendres, porte du Carême, est d'abord présenté comme un don : un temps offert au milieu de la semaine pour revenir à l'essentiel. Les cendres rappellent que c'est Dieu qui appelle et réconcilie. Les quarante jours servent à désencombrer notre être pour rejoindre le fond du cœur où parle le Père (Missel des dimanches 2022).
Oscar Romero et Helder Camara, issus de la bourgeoisie et jugés sûrs lors de leur nomination, découvrent comme évêques la misère de leurs fidèles et dénoncent les structures injustes. Il leur a fallu une grande liberté intérieure pour se mettre au service du pauvre. Deux notices rappellent l'assassinat de saint Oscar Romero en 1980 et le combat de Dom Helder Camara, archevêque d'Olinda et Recife.
Une liste de gestes simples pour le Carême : saluer, remercier, écouter l'autre sans préjugés, partager ce qui ne sert pas, corriger avec amour. Elle se poursuit par des « jeûnes » d'attitudes, colère, pessimisme, plainte ou égoïsme, à remplacer par la patience, l'espérance, la prière et la compassion, pour une vie remplie de paix et de joie.
Dans son commentaire de l'Évangile, saint Éphrem compare la parole de Dieu à un arbre de vie et à une source que personne ne peut épuiser. Chacun y trouve une richesse selon ce qu'il cherche, sans croire l'avoir épuisée. Il invite à rendre grâce pour ce que l'on a reçu et à revenir boire, avec persévérance, ce que l'on n'a pas encore pu saisir.
L'Annonciation de la Vierge Marie, point de rencontre entre le christianisme et l'islam
Par Mgr Cyrille Salim Bustros
Mgr Cyrille Salim Bustros rappelle le mystère de l'incarnation annoncé à Marie (Luc 1) et montre que la naissance virginale de Jésus est aussi affirmée par le Coran (sourate Maryam). Depuis 2010, le 25 mars est une fête nationale au Liban qui réunit chrétiens et musulmans. Il déplore toutefois la fragmentation actuelle du pays et appelle les Libanais à revenir à leur Constitution.
La Croix, signe d'espérance au temps de la pénitence
Au troisième dimanche du Carême, l'Église byzantine élève et porte la Croix en procession en chantant « Ta Croix, ô Maître, nous l'adorons ». Le texte présente la Croix comme une échelle qui mène des ténèbres du péché à la lumière de la grâce. Il invite à porter sa croix quotidienne avec humilité, dans l'espérance de la Résurrection.
L'Annonciation est un événement mystérieux, dont Marie fut l'unique témoin, et décisif, parce que Dieu a lié son plan de salut au « oui » d'une jeune fille. Marie a d'abord conçu Jésus par la foi avant de le porter dans sa chair. Comme nouvelle Ève, elle répond par l'obéissance là où Ève avait désobéi.
À partir de Galates 6, 2, Isaac de l'Étoile invite à supporter avec patience les faiblesses physiques ou morales du frère et à le consoler de tout cœur. C'est la loi du Christ, qui a porté nos souffrances. La charité est le principe qui doit guider toute forme de vie.
Les questions centrales tranchées au concile de Nicée
Par Marie-Hélène Robert
À l'occasion des 1700 ans du concile de Nicée, un colloque tenu à l'Université catholique de Lyon en janvier 2025 revient sur ses enjeux. Réuni en 325 par Constantin contre Arius, le concile a affirmé que le Fils est « consubstantiel au Père », a unifié la date de Pâques et a fondé l'autorité des conciles œcuméniques. Le texte souligne aussi son héritage : les rapports entre Église et pouvoir politique et la recherche de l'unité des chrétiens.
Dans la salutation de Gabriel à la Vierge commence le plan divin de la rédemption. Les hymnes byzantins de la fête célèbrent le Verbe qui habite le sein d'une femme, et l'icône rappelle que la Vierge est devenue mère de Celui qui fait vivre toutes choses. L'Annonciation est présentée comme l'alliance entre le ciel et la terre.
La magie de l'Annonciation, magie du Verbe descendu
Le texte étudie les hymnes byzantins de l'Annonciation, composés notamment par saint Romanos le Mélode et saint Jean Damascène et conservés en arabe par les Melkites. Il relève leur richesse de langue (le « Chaïre » de Gabriel, l'aoriste grec), leurs images bibliques comme le buisson ardent, et leurs paradoxes sur l'Incarnation. Ces hymnes voient dans la Vierge un pont entre le ciel et la terre.
Chères sœurs et chers frères dans le Christ : le temps du Triode
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous présente le Triode, le livre et la période liturgique qui mènent du dimanche du Pharisien et du Publicain jusqu'à la vigile pascale. Il décrit l'itinéraire des dimanches préparatoires, la richesse des hymnes de saint André de Crète, saint Jean Damascène et saint Théodore Studite, et les offices propres comme les Présanctifiés et les Grandes Complies. Le Triode est pour lui une école de conversion et un chemin de lumière vers la Résurrection.
Cyrille et Méthode, deux frères exceptionnels pour l'Europe
Par Isabelle Cousturié
Portrait des deux frères de Thessalonique, anciens fonctionnaires devenus missionnaires chez les Khazars puis en Moravie. Cyrille invente un alphabet pour traduire la Bible et la liturgie en slavon, malgré l'opposition des clercs germaniques, avec le soutien du pape Hadrien II. Après la mort de Cyrille en 869, Méthode, emprisonné puis sacré évêque, poursuit l'œuvre jusqu'en 885 ; Jean-Paul II les a proclamés copatrons de l'Europe.
Saints Cyrille et Méthode (14 février) : hérauts de l'Évangile
Par Pape Jean-Paul II
Extraits de l'encyclique Slavorum Apostoli : comme Abraham et saint Paul, les deux frères acceptent de quitter leur patrie et une vie honorable pour répondre à l'appel des Slaves. Ils se font semblables à ceux qu'ils évangélisent, traduisent l'Écriture et créent un alphabet, tout en restant fidèles à la tradition et à l'unité de l'Église. Le pape en fait des modèles pour tous les missionnaires qui annoncent la Parole dans la langue de chaque peuple.
Le texte explique la fête du 2 février, appelée Chandeleur, Présentation au Temple ou, en Orient, fête de la Rencontre. Il présente le vieillard Syméon, poussé par l'Esprit, qui reconnaît en l'enfant la lumière des nations, et la prophétesse Anne, dont l'âge de 84 ans symbolise tous les croyants. Il rappelle aussi que ce jour est la Journée de la vie consacrée, instituée par Jean-Paul II en 1997.
Présentation du Seigneur (Luc 2, 22-40) : « Mes yeux ont vu ton salut »
Par P. Claude, prieur du Bec
Cette homélie montre que Marie et Joseph, pauvres et fidèles à la Loi, offrent Jésus lui-même, qui est à la fois prêtre et offrande et dont le sacrifice sur la Croix est déjà annoncé. Syméon et Anne représentent Israël et toutes les nations qui accueillent le Sauveur. Le prédicateur invite à aller à la rencontre du Christ par la liturgie, la Parole, les sacrements et le service du prochain.
Bénédiction des cierges lors de la fête de l'Entrée du Seigneur au Temple
Le texte parcourt l'office byzantin de la fête : lectures des Vêpres, textes des Matines et mémoire de Syméon le Juste le 3 février. Il explique l'origine de la bénédiction des cierges dans la parole de Syméon sur la lumière des nations, et leur usage auprès des malades et des défunts. Il détaille aussi le symbolisme de la cire, de la mèche et de la flamme, et des sept cierges.
Que fêtons-nous, la Chandeleur ou la Présentation de Jésus au Temple ?
Tiré de l'Almanach du chrétien, le texte explique que le nom de Chandeleur vient des paroles de Syméon qui reconnaît en Jésus la lumière des nations. Il décrit la bénédiction des cierges et la procession à l'église. Il propose aussi un temps de prière en famille avec des bougies, suivi des traditionnelles crêpes.
Journée mondiale des malades, 11 février : « Prends soin de lui » (Lc 10, 35)
Par Pape François
Dans ce message, le pape François rappelle que la maladie devient inhumaine lorsqu'elle est vécue dans l'isolement. À partir d'Ézéchiel et de la parabole du Bon Samaritain reprise dans Fratelli tutti, il invite l'Église à être un hôpital de campagne et à marcher ensemble avec les plus fragiles. Il demande aussi que chaque pays garantisse à tous l'accès aux soins et confie les malades à Marie, Santé des malades.
Jean le Précurseur : la première et la deuxième invention de son Chef (24 février)
Repris du site holytrinityfamily.org, le récit suit les pérégrinations de la tête de saint Jean-Baptiste : découverte par deux moines, passage par un potier de Homs et un moine arien, puis retrouvée par le moine Marcel au Ve siècle. Cachée à Comana pendant l'iconoclasme, elle est retrouvée vers 850 grâce à une vision du patriarche Ignace. Emportée par les croisés en 1204, elle est aujourd'hui à la cathédrale d'Amiens.
Relique du chef (crâne) de saint Jean-Baptiste, 24 février
Le texte énumère les six fêtes byzantines de saint Jean-Baptiste et précise que les trois inventions de son chef sont surtout des translations de la relique. Il retrace ses déplacements entre la Palestine, la Cilicie, Constantinople, Émèse et Comana, sous les empereurs Valens, Théodose, Marcien et Michel III. Rapportée après la IVe croisade, la relique est conservée depuis 1206 à la cathédrale d'Amiens (source : schola-sainte-cecile.com).
Vivant en Pharisien, tu l'éloignes du Temple : dimanche du Pharisien et du Publicain
Tiré du Triode de Carême (Diaconie apostolique, 1993), ce synaxaire explique que les Pères ont placé les premiers dimanches du Triode comme un entraînement avant le combat du jeûne. La parabole du Pharisien et du Publicain est la première arme : l'humilité et le repentir contre l'orgueil, le vice qui a fait chuter le diable et Adam. Le texte précise aussi le sens des mots publicain, pharisien et saducéen.
Par P. Jean-François Chiron (propos recueillis par Jacques Tyrol)
Dans cet entretien paru dans La Croix, le P. Jean-François Chiron rappelle que la pratique remonte aux premiers siècles et que le concile Vatican II l'a rouverte aux laïcs. Porter la communion associe les absents à la célébration et montre que l'Eucharistie fait l'Église. Il met aussi en garde contre les dérives, comme garder des hosties chez soi, et souligne la dimension pastorale de ce service.
Pasteure protestante à Strasbourg, engagée aux côtés de militants écologistes, l'autrice part de l'appel de Jean le Baptiste à porter des fruits de conversion au cœur du monde. Elle invite les chrétiens à sortir des églises, à renoncer au sentiment de toute-puissance sur la nature et à prendre position contre les forces de mort, de préférence avec d'autres religions. Pour elle, s'émerveiller devant le vivant est la source de l'engagement.
Le bibliste assomptionniste médite sur Zacharie, prêtre âgé qui ne croit pas l'ange lui annonçant la naissance d'un fils et reste muet jusqu'à l'accomplissement de la promesse. À la naissance, il confirme que l'enfant s'appellera Jean, « grâce de Dieu ». Le texte se termine par le Cantique de Zacharie (Luc 1, 67-79).
Existe-t-il une manière chrétienne de s'engager pour l'environnement ?
Par P. Xavier de Bénazé, sj
Le jésuite Xavier de Bénazé estime que les chrétiens rejoignent d'abord les efforts de leurs concitoyens, comme en Belgique la réduction de la voiture, du chauffage et de la viande, et le vote en faveur de l'écologie. Citant Laudato si' et Gaudium et spes, il décrit ensuite une manière chrétienne propre : l'écologie intégrale, qui voit le monde comme un tissu de relations avec soi, les autres, la création et Dieu. Cet engagement puise sa force dans l'espérance en Celui qui est ressuscité (texte adapté).
Le Fils prodigue : que nous apprend la parabole sur le Notre Père ?
Par Tom Hobbs
Pour le dimanche du Fils prodigue, l'auteur relit la parabole à la lumière du Notre Père : la maison du Père, la volonté de Dieu, le pain quotidien perdu par le fils qui garde les porcs, puis la demande de pardon. Il montre que le Père nous rend notre place dans sa famille, comme le rappelle le Catéchisme. Il met aussi en garde contre l'attitude du fils aîné et invite à prier avec gratitude pour tous les dons reçus.
Le bibliste relit Luc 2, 22-41 : Siméon, juste et pieux, attend la consolation d'Israël et reconnaît en l'enfant le salut préparé pour tous les peuples, tandis qu'Anne la prophétesse représente les croyants. Il souligne que ce ne sont pas les prêtres qui accueillent Jésus, mais un homme juste et une prophétesse, et que le salut destiné à tous vient par un Juif fidèle à la Loi. Le texte se termine par une prière pour avoir un cœur qui s'adapte sans cesse à Dieu.
Chères sœurs et chers frères dans le Christ : la Théophanie
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous explique que le baptême du Christ, comme Noël, est une Théophanie : non une adoption du Fils par le Père, mais la révélation de Celui sur qui l'Esprit repose de toute éternité. Le Christ montre aux hommes qu'ils peuvent devenir fils de Dieu en naissant d'en haut. Par son immersion dans le Jourdain, le Créateur purifie la mémoire de toute l'humanité, et l'eau bénie par l'Église sanctifie maisons, champs et mer.
Le texte présente le Jubilé, année de grâce, de pardon et d'unité instituée par Boniface VIII en 1300 et célébrée aujourd'hui tous les vingt-cinq ans. Il cite le pape François, qui a choisi la devise « Pèlerins de l'espérance », et souligne que 2025 coïncide avec les 1700 ans du concile de Nicée et une date de Pâques commune à toutes les Églises. La Porte sainte de Saint-Pierre, ouverte le 24 décembre 2024, sera refermée le 6 janvier 2026.
Des vœux de nouvel an signés Jacques Brel : des rêves à réaliser, des passions et des silences, le respect des différences des autres. Le texte invite à résister à l'indifférence, à ne jamais renoncer à l'aventure de la vie et de l'amour, et à être heureux d'être soi.
Une homélie prononcée au concile d'Éphèse en 431 et attribuée à saint Cyrille d'Alexandrie salue Marie, Mère de Dieu et Vierge, qui a porté Celui que les cieux ne peuvent contenir. Grâce à elle, la Trinité est glorifiée, le baptême est donné aux croyants et la lumière du Fils brille pour ceux qui étaient dans les ténèbres. L'homélie conclut en invitant à honorer la Trinité par la louange de Marie.
Un hymne marial en quatre strophes qui salue la Vierge sous plusieurs titres : pleine de grâce, arche d'alliance, Vierge fidèle, reine des anges. Chaque strophe évoque sa place dans le salut, de la demeure de l'Emmanuel à la création transfigurée que l'Église contemple en elle.
Qui est Marie, « mère de Dieu », que l'on célèbre le 1er janvier ?
Par Margaux Assier de Pompignan
L'article retrace la querelle ouverte en 428 par Nestorius, qui voulait appeler Marie « Mère du Christ », face à Cyrille d'Alexandrie. Le concile d'Éphèse, convoqué en 431 par Théodose II, a confirmé le titre de Theotokos. Il explique aussi que la solennité, créée par Pie XI en 1931 le 11 octobre, a été fixée au 1er janvier après Vatican II.
Chaque personne poursuit une étoile, et le plus dramatique est de ne plus en avoir. Pour le croyant, la foi est cette étoile qui apprend à discerner les petites épiphanies de Dieu dans le quotidien : un enfant qui illumine un compartiment de train, un amour inlassable, le don de soi, la joie de créer. Toutes ces lumières reflètent le Christ, et celui qui croit devient lui-même une étoile d'espérance.
Le texte présente la circoncision comme le signe de l'alliance donné à Abraham et rappelle que le concile de Jérusalem a laissé les chrétiens libres de la pratiquer. La fête du 1er janvier montre que le Christ s'est soumis à la Loi qu'il avait lui-même donnée et que le temps de l'année nouvelle est consacré. Les Pères appellent l'onction du saint chrême « circoncision spirituelle » (Col 2,11).
Saint Basile : vie, spiritualité, œuvres, héritage
Né en 330 à Césarée de Cappadoce dans une famille de saints, Basile abandonne la rhétorique pour une vie de prière, fonde des monastères puis devient évêque de Césarée en 370 jusqu'à sa mort le 1er janvier 379. Théologien de la Trinité et de la divinité de l'Esprit Saint, il fonde aussi hospices et hôpitaux pour les pauvres. Sa Règle a inspiré saint Benoît, et il a marqué la liturgie, la morale et la pensée sociale chrétienne.
Fête du baptême de Jésus : signification, célébration, méditation, prières
Le texte présente le baptême de Jésus par Jean dans le Jourdain, rapporté par Matthieu, Marc et Luc, comme une Théophanie et la première manifestation de la Trinité. Il en explique le sens : début du ministère public, humilité du Fils qui porte le péché, annonce de sa mort et de sa résurrection, et adoption des baptisés comme enfants de Dieu. Il se termine par une méditation de Charles de Foucauld sur l'amour du Christ.
Né en 330 en Cappadoce, Grégoire étudie à Césarée, Alexandrie et Athènes, où grandit son amitié avec Basile. Ordonné prêtre et évêque presque malgré lui, il défend la foi de Nicée à Constantinople face aux ariens, puis démissionne en 381 et consacre la fin de sa vie à l'écriture. Son œuvre sur la Trinité et l'Esprit Saint lui vaut le titre de Docteur de l'Église (texte repris de Hozana).
Saint Antoine le Grand, le « père » de tous les moines
Par Isabelle Cousturié
Fêté le 17 janvier, Antoine (251-356) entend l'appel du Christ au jeune homme riche, distribue ses biens et se retire au désert d'Égypte, où il résiste vingt ans aux tentations. Devenu guide de nombreux disciples, il est considéré comme le père des moines. L'article explique aussi l'origine de sa représentation avec un cochon et de son patronage sur plusieurs métiers et sur les maladies de peau.
2025, une année « providentielle » pour l'unité des chrétiens
Par ZENIT
En 2025, les chrétiens d'Orient et d'Occident fêteront Pâques le même jour, le 20 avril, et commémoreront ensemble les 1700 ans du concile de Nicée. Le pape François, le patriarche Bartholomée Ier et le patriarche copte Tawadros II souhaitent en profiter pour avancer vers une date commune de Pâques. La bulle du Jubilé Spes non confundit revient aussi sur cette question.
Le texte retrace l'histoire des audiences générales du mercredi, depuis Pie XII en 1939, en passant par Paul VI et la salle construite en 1971, jusqu'aux cycles de catéchèses de Jean-Paul II sur la théologie du corps et de Benoît XVI sur les Pères de l'Église. Il rappelle que le pape François a entamé le 18 décembre 2024 un cycle sur « Jésus Christ notre espérance », et encourage les fidèles à suivre ces enseignements, en direct ou sur le site du Vatican.
À partir d'un petit livre du pape François réunissant ses catéchèses sur les vices et les vertus, le texte présente son enseignement sur l'espérance, sans laquelle toutes les vertus s'effondrent. Il reprend ses mots sur les péchés contre l'espérance, qui résonnent pour les paroissiens marqués par la situation en Syrie, et sur la patience, puis évoque Syméon et Anne au Temple. Il conclut en souhaitant que l'année jubilaire 2025 soit un vrai renouveau spirituel.
Circoncision de notre Seigneur et Dieu Jésus Christ selon la chair
Ce texte retrace l'origine biblique de la fête (Lc 2,21), la position de saint Paul sur la « circoncision du cœur » et la décision du concile de Jérusalem. Il explique que l'Église catholique latine a remplacé cette fête par celle de Marie Mère de Dieu, évoque les prétendues reliques du Christ moquées par Calvin, et décrit les lectures des vêpres et de la liturgie chez les orthodoxes.
Un poème qui ouvre le bulletin en demandant où trouver l'espérance dans une année de guerres, de violence et de villes détruites, avec le refrain « Noël, fête de la joie et de l'espérance ». Malgré la grisaille, il invite à fermer les yeux pour revivre les Noëls de l'enfance, l'étoile et les bergers. Il se conclut par un appel à chanter ensemble la naissance du Sauveur.
L'Avent, un temps privilégié pour renouveler sa relation avec Dieu
Par Thérèse Puppinck
Avec l'Avent commence une nouvelle année liturgique qui fait revivre pas à pas la vie du Christ. Ces semaines de recueillement invitent à méditer l'Incarnation et l'humilité d'un Dieu qui se donne dans la crèche comme dans l'Eucharistie. L'autrice appelle à ouvrir son cœur tel qu'il est, sans attendre d'être parfait, et à aimer Jésus dans l'instant présent.
La Sainte-Barbe au Liban : des traditions perpétuelles ou en perdition ?
Par Marie-Josée Rizkallah
L'article décrit les coutumes libanaises de la veille de la Sainte-Barbe : enfants déguisés chantant de porte en porte, graines de blé semées pour la crèche, amhiyé et atayef, chacune rattachée à un épisode de la vie de la sainte. Il regrette que ces traditions se mêlent aujourd'hui à Halloween et que les tournées des enfants disparaissent faute de sécurité. Il se termine par des vœux d'une heureuse fête.
Une prière de saint Maximilien Kolbe à la Vierge immaculée, servante du mystère de la Rédemption. Elle lui demande d'arracher les fidèles au péché, de transformer leurs cœurs et de faire d'eux des apôtres. Elle partage le souci maternel de Marie qu'aucun homme ne soit perdu.
L'auteur compare les temples grandioses du Proche-Orient ancien, comme Karnak ou le Parthénon, avec le sanctuaire que Dieu demanda à Moïse : une simple tente portable, d'une modestie presque embarrassante. Ce sanctuaire nomade était le centre de la vie d'Israël. Quand David voulut bâtir un temple digne de Dieu, Nathan approuva trop vite, et Dieu lui répondit : « Me bâtirais-tu une maison ? »
Un poème de Noël qui annonce la fin de la longue attente et invite à ouvrir les portes et à préparer la maison. Il répète que l'Enfant né reste avec nous, et que la joie, la souffrance et l'amour des hommes deviennent ceux de Dieu. Il révèle enfin son nom : Emmanuel, Dieu avec nous.
Face à l'injonction d'être joyeux pendant les fêtes, l'auteur rappelle que Noël, naissance du nouvel Adam, est un nouveau commencement. Parce que le mystère de la Nativité est éternel, sa joie reste toujours disponible. Il ne s'agit pas de se forcer à la fête, mais de mendier humblement cette joie à Dieu, dans une vraie pauvreté spirituelle.
À Noël, la Vierge Marie devient le modèle de tous les contemplatifs
Par Jean-Michel Castaing
À Bethléem, Marie est la créature la plus proche de Dieu, et pourtant le mystère de l'enfant qu'elle tient demeure entier : elle berce l'Éternel. L'auteur la présente comme la première croyante initiée à la Trinité, qui chemine dans la foi en gardant les événements dans son cœur (Lc 2,19). Mère et théologienne, elle voit Jésus en Dieu et invite à contempler l'amour incompréhensible de Dieu.
« J'ai trouvé de la chaleur humaine en rendant service pour Noël »
Par Florence Chatel
Divorcée et seule un Noël sur deux, Cécile raconte comment elle a choisi de servir au repas de Noël organisé à Paris par la communauté de Sant'Egidio pour des personnes âgées, immigrées ou sans abri. Hôtesse de table, elle découvre que ce sont les invités qui l'accueillent et lui rendent service. Elle en retire une joie profonde et discrète (propos recueillis par Florence Chatel).
Aujourd'hui, 26 décembre, nous célébrons saint Étienne
Par ACI Afrique
L'article retrace la vie de saint Étienne, premier martyr et l'un des sept diacres choisis pour servir les veuves de la communauté de Jérusalem. Il résume son discours devant le Sanhédrin (Ac 7), sa vision du Fils de l'homme dans la gloire et sa lapidation, pendant laquelle il pardonna à ses bourreaux. Il rappelle que Saul, futur saint Paul, fut témoin de sa mort.
Cette homélie ancienne invite à ne pas estimer médiocrement le Christ et le salut reçu, en se souvenant de l'aveuglement de l'idolâtrie d'où il nous a tirés. Elle lit la parole « Réjouis-toi, stérile » comme adressée à l'Église venue des nations. Le Christ est venu chercher ceux qui se perdaient et soutenir ce qui s'écroule.
Dans cette homélie du 26 novembre 2024, le P. Antoine Tannous retrace la vie de Toufic Hadid, né à Tyr, banquier intègre et ancien président du conseil paroissial, refuge pour les émigrés de la communauté. Il rappelle qu'il reçut la Croix d'Or de saint Rombaud en 2021 et voit en lui un serviteur humble selon l'Évangile (Lc 22,26). Il le confie à la miséricorde de Dieu.
Un autre passage de l'homélie du IIe siècle explique que les païens blasphèment le nom de Dieu quand la conduite des chrétiens contredit leurs paroles, notamment sur l'amour des ennemis. Faire la volonté du Père, c'est appartenir à l'Église spirituelle, créée avant le soleil et la lune. L'Église est le Corps du Christ : garder la chair pure permet de participer à l'Esprit.
Dans le rite byzantin, saint Étienne est fêté le 27 décembre, et le 26 dans l'Église latine. L'article présente ce jeune diacre plein de foi et de sagesse, choisi parmi les sept avec Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas. Accusé de blasphème, il fut lapidé en présence de Saul. Le titre de protomartyr, du grec prōtos et martys, lui est réservé.
Une litanie de courtes demandes commençant chacune par « Seigneur » : accueillir le pécheur dans sa repentance, le garder de tout danger, lui donner larmes, humilité, patience et le désir de confesser ses péchés. Elle culmine dans la demande d'aimer Dieu de toute son âme et de laisser sa volonté s'accomplir en tout.
Sainte Barbara : l'histoire d'une martyre au courage inébranlable
Par Aline Haddad
Née à Nicomédie et ayant vécu à Héliopolis (Baalbek) au IIIe siècle, Barbara se convertit à 16 ans, s'enfuit dans les champs de blé, fut emprisonnée dans une tour puis exécutée par son père Dioscore, frappé ensuite par la foudre. L'article décrit les traditions libanaises de sa fête : déguisements, blé semé pour la crèche, amhiyé, maakroun et atayef. Il se termine par une prière à la sainte pour le Liban.
Récit détaillé du martyre de sainte Barbara : enfermée par son père Dioscore dans une tour, elle y fait percer une troisième fenêtre en l'honneur de la Trinité. Livrée au gouverneur Marcien, elle est torturée, guérie miraculeusement par le Seigneur, puis décapitée par son père le 4 décembre, qui meurt frappé par la foudre. L'article note que sa mémoire a été maintenue dans le calendrier latin après la réforme de 1969.
Un hommage en dialecte libanais à Toufic Hadid, ami d'études et de toujours. L'auteur rappelle qu'il fut président du conseil paroissial pendant une vingtaine d'années, en serviteur, qu'il veillait à l'ordre de l'église et qu'il était un pilier de la chorale. Au nom du conseil, de la chorale et de la paroisse, il présente les condoléances à son épouse Mathilde et à sa famille.
Un poème en dialecte libanais, écrit pour la fête paroissiale, qui se souvient de l'église de l'enfance : cloche, icônes, encens et Vierge souriante. Avec les années et l'exil, l'église devient un lieu de nostalgie et de réconfort. L'autrice rappelle qu'elle n'est pas faite de pierres mais de fidèles unis dans le Corps du Christ, et cite saint Jean Chrysostome : l'Église est un hôpital, non un tribunal.
Un hommage en dialecte libanais à Toufic Hadid, qui avait accueilli l'autrice par ces mots : « Le travail pour le Seigneur se fait avec le cœur ». Elle décrit un homme attentif à la souffrance des autres, rempli de Jésus, dont le sourire était un remède. Elle imagine sa présence à chaque chaise rangée et chaque cierge allumé dans l'église, et conclut : « Christ est ressuscité ! »
Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses fidèles
Par Bahia Cheikh Hanna
Un hommage littéraire à Toufic Hadid, où l'Enfant de la crèche l'appelle à rejoindre le chœur des anges. L'autrice évoque son service humble à l'église, les bancs qu'il rangeait, sa participation à la chorale et aux articles du bulletin, et son amour du Liban et de Tyr, sa ville natale. Elle présente les condoléances à son épouse et à sa famille.
Saint Jean Chrysostome et le mystère de l'Incarnation
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous présente en cinq points l'interprétation de l'Incarnation par saint Jean Chrysostome (347-407), fondée sur Jn 1,14 et Ph 2,6-8 : œuvre de l'amour divin, moyen du salut, union sans confusion de la divinité et de l'humanité. Il y ajoute l'humilité divine de la crèche comme modèle moral et le renouvellement de la nature humaine.
Le P. Antoine Tannous analyse les figures de style du kondakion de Noël de saint Romanos le Mélode et du tropaire de la fête : oxymore de la Vierge qui enfante le suressentiel, métaphores de la lumière et du Soleil de justice (Ml 3,20), personnification de la création et paronomase du texte grec. Il souligne que la traduction arabe melkite est fidèle et belle, et que la liturgie bien chantée devient un lieu où le cœur trouve la guérison.
Le P. Antoine Tannous explique l'origine biblique du jubilé, année de libération et de miséricorde (Lv 25,8-13), puis son histoire dans l'Église depuis Boniface VIII en 1300, tous les 25 ans à partir de 1450. Il annonce que le pape François ouvrira le Jubilé 2025 le 24 décembre 2024 à 19h par la messe et l'ouverture de la Porte sainte, sous le thème « Pèlerins d'espérance », avec plus de 30 millions de pèlerins attendus.
Chers frères et sœurs dans le Christ : se préparer spirituellement à Noël
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous présente l'approche de Noël comme un temps pour revenir à l'essentiel et préparer son cœur à accueillir Jésus. Il propose des pistes concrètes : méditation quotidienne, lecture de Luc 2 et Matthieu 2, adoration, confession, prière pour la paix, charité et participation à la messe de Noël. Il souhaite que cette préparation rapproche chacun de la grâce de Dieu.
Nos chers bienfaiteurs : lettre du Liban en guerre
Par Mère Jocelyne Joumaa
La supérieure générale des Religieuses Notre-Dame du Bon Service raconte comment, depuis les bombardements du 23 septembre, leur couvent au Liban accueille plus de 800 déplacés dans le pensionnat et l'école. Les sœurs organisent repas, hygiène et soutien moral grâce aux dons et aux ONG, et voient dans l'abondance reçue un écho de la multiplication des pains. Elles remercient leurs bienfaiteurs, s'inquiètent de l'hiver et demandent de prier pour le Liban.
L'auteur distingue trois catégories de saints : ceux que l'Église a canonisés, les défunts morts en état de grâce et les vivants qui répondent à l'appel de Jésus. En s'appuyant sur l'Écriture et le Catéchisme, il montre que la sainteté est un don reçu au baptême et un chemin vers la perfection selon les Béatitudes. Il éclaire l'invitation liturgique « Les saintes choses aux saints » : notre sainteté vient de Dieu seul, et il conclut par une prière.
Un historien de l'Université de Tours retrace la vie de saint Martin d'après Sulpice Sévère : soldat romain qui partage son manteau avec un pauvre à Amiens, disciple d'Hilaire de Poitiers, moine à Ligugé puis évêque de Tours de 371 à 397 et fondateur de Marmoutier. Il évoque ses miracles, sa mort à Candes et l'essor de son culte, de la basilique de Tours jusqu'à l'Europe entière et aux autres continents.
Saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, fêté le 13 novembre
La vie du saint patron de la paroisse : né à Antioche vers 347, élevé par sa mère Anthusa, moine au désert puis prêtre prédicateur surnommé « bouche d'or », auteur de commentaires sur toute l'Écriture et attentif aux pauvres. Devenu archevêque de Constantinople en 397, il combat la corruption et s'attire l'hostilité de l'impératrice Eudoxie et de Théophile d'Alexandrie. Déposé et exilé, il meurt en 407 en disant « Gloire à Dieu en toutes choses ».
Le texte présente l'apôtre Philippe, originaire de Bethsaïde, appelé par Jésus et qui conduit Nathanaël au Christ par ces mots « Viens, et vois ». Il rappelle sa question lors de la Cène, ses voyages missionnaires et son martyre à Hiérapolis, où sa tombe a été retrouvée en 2011. Il se termine par la prière de Philippe lors de son martyre et une prière adressée au saint.
Quarante jours avant Noël, les chrétiens orientaux commencent le jeûne de la Nativité, qui prépare à la naissance du Christ comme l'Avent en Occident. Le texte souligne que ce jeûne vaut surtout par la pénitence, la prière et le partage, en citant saint Jean Chrysostome. Il décrit aussi le sens pratique et spirituel de ce jeûne dans la tradition bulgare (article de Radio Bulgarie).
L'extraordinaire histoire de Catherine Labouré et de la médaille miraculeuse
Par Revue Le Pèlerin
En 1830, rue du Bac à Paris, la jeune novice Catherine Labouré voit la Vierge Marie qui lui demande de faire frapper une médaille selon le modèle qu'elle lui montre le 27 novembre. Distribuée pendant l'épidémie de choléra de 1832, la médaille est associée à de nombreuses guérisons et devient « miraculeuse », avec plus d'un milliard d'exemplaires en 1876. Catherine est canonisée en 1947 et la médaille est fêtée chaque 27 novembre.
Catherine Labouré, adoratrice silencieuse qui a vu Jésus dans l'Eucharistie
Par Marzena Devoud
Au-delà des apparitions de la rue du Bac, l'article rappelle que sainte Catherine Labouré, fêtée le 28 novembre, a aussi reçu la grâce de voir Jésus dans l'Eucharistie, d'après le livre de Colette Yver « La vie secrète de Catherine Labouré ». Il souligne sa profonde adoration silencieuse du Saint-Sacrement. Il évoque enfin la visite de Jean-Paul II à la chapelle en 1980 et son appel à renouveler la foi en la présence réelle.
Homélie de saint Grégoire Palamas pour la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple
Par Saint Grégoire Palamas
Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique, contemple la Vierge choisie par Dieu depuis toujours pour réparer la chute d'Adam provoquée par l'envie du Malin. Il retrace sa lignée depuis Seth et David jusqu'à Joachim et Anne, et son entrée au Saint des Saints où elle est nourrie par les anges. Il invite les fidèles à la louer et à élever leurs désirs vers les réalités célestes, là où elle demeure maintenant.
Ce long portrait présente saint Jean Chrysostome comme un Père de l'Église au style très actuel : sa formation à Antioche, sa vie monastique, son génie de prédicateur proche de son auditoire et son amour de l'Écriture. Il insiste sur son engagement radical envers les pauvres, pour qui l'aumône prolonge l'Eucharistie. Il raconte ses conflits à Constantinople avec la cour et Théophile d'Alexandrie, son exil et le retour de ses reliques en 438.
Chers frères et sœurs dans le Christ : un numéro en retard
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous explique le retard de ce numéro par la maladie de membres de la rédaction, la visite du pape en Belgique et la guerre au Liban. Il évoque les réactions mitigées à cette visite, l'aide aux Sœurs du Bon Service par des collectes, la prière pour le Liban et un concert au profit des écoles chrétiennes du Sud-Liban. Il annonce aussi une catéchèse systématique pour adultes et le passage du Bulletin au numérique, avec un exemplaire imprimé pour qui le demande.
Correction fraternelle, dans la vérité et la charité
Par Frère Jean-Thomas de Beauregard, op
À partir de Matthieu 18 et d'Ézéchiel 33, l'auteur présente la correction fraternelle comme un devoir motivé d'abord par l'amour du frère, une « aumône spirituelle » selon saint Thomas d'Aquin. Elle doit servir la vérité sans lâcheté, mais avec douceur, par étapes et en se reconnaissant soi-même pécheur. Tenir ensemble vérité et charité est une ligne de crête que seule la grâce du Christ rend possible (texte du site Aleteia).
Une prière qui demande à Dieu le don du temps et de la patience envers soi-même, car le temps guérit lentement les blessures. Elle rappelle que Dieu lui aussi agit avec lenteur et reconstruit de génération en génération. Elle ne demande ni l'impatience ni la passivité, mais une patience qui pacifie nos vies.
Après une nuit de tempête, l'auteure se souvient de la parole de Jésus à Nicodème sur le vent qui souffle où il veut. Elle y voit une image de l'Esprit qui arrache les feuilles mortes de l'âme, fait lever les semences et apaise. Elle remercie le Seigneur d'enseigner les choses du Royaume par des exemples simples de la vie quotidienne (texte du journal Dimanche).
La célèbre prière de sainte Thérèse d'Avila rappelle que tout passe, que Dieu ne change pas et que Dieu seul suffit. Elle est suivie d'une courte biographie pour sa fête du 15 octobre : entrée au Carmel en 1535, fondation de couvents réformés à partir de 1562, livres spirituels majeurs, canonisation en 1622 et proclamation comme première femme docteur de l'Église en 1970.
Le moine bénédictin Anselm Grün explore le sens de la consolation en hébreu, en grec, en latin et en allemand : compatir, encourager, rejoindre l'autre dans sa solitude, lui offrir un sol ferme. Consoler ne consiste pas à expliquer la souffrance, comme les amis de Job, mais à rester auprès de la personne éprouvée. Dans l'Eucharistie, Jésus transforme la coupe du deuil en coupe de consolation (texte de la revue Prier).
Commentant la parole « Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive », saint Colomban présente le Christ comme la source vivante et le Pain de vie, qui ne s'épuisent jamais. Plus on le goûte par l'amour et la Parole, plus on a soif de lui. Il invite à désirer et chercher sans cesse la sagesse de Dieu.
Le texte présente les fêtes d'octobre liées à Marie : Notre-Dame du Rosaire le 7 octobre, instituée après la bataille de Lépante en 1571, Notre-Dame del Pilar le 12 octobre et saint Luc le 18 octobre. Il cite ensuite un texte de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui souhaite qu'on montre la Vierge imitable plutôt qu'inabordable, vivant de foi comme nous et plus mère que reine.
L'article explique la fête du 1er octobre, dont le nom russe Pokrov signifie le voile protecteur, et rapporte l'apparition de la Mère de Dieu à saint André le Fol en Christ et à son disciple Épiphane dans l'église des Blachernes à Constantinople, au Xe siècle. Il retrace la diffusion de la fête en Russie, en Bulgarie, en Roumanie et en Grèce, où elle est célébrée le 28 octobre depuis 1952. Il décrit enfin l'icône, avec la Vierge étendant son voile sur le peuple.
Pour sa fête du 26 octobre, l'article retrace la vie du grand martyr Démétrius, né à Thessalonique dans une famille chrétienne noble et devenu officier et gouverneur. Dénoncé comme chrétien à l'empereur Galère, il fut emprisonné puis transpercé de lances, peu après la victoire de son disciple Nestor sur le lutteur Lyaeus. Il évoque aussi le myron qui coulait de ses reliques et les grandes célébrations de sa fête à Thessalonique.
Huit conseils pratiques pour approfondir la prière : prier à heures régulières, choisir un lieu calme, s'appuyer sur la Bible et les prières écrites, parler à Dieu avec sincérité et méditer. Le texte recommande aussi de prier en groupe, de tenir un carnet de prière et d'être patient avec soi-même, chacun trouvant son propre chemin.
Le dernier dimanche de septembre, le pape François a présidé la messe au stade Roi Baudouin à Bruxelles, pour le 600e anniversaire de l'université de Louvain, avec une homélie sur les « pierres d'achoppement » pour les petits. Il l'a articulée autour de trois mots : ouverture à l'Esprit, communion face à l'égoïsme et aux abus, et témoignage. Il y a annoncé la béatification de la carmélite Anne de Jésus, figure de la réforme thérésienne en Espagne, en France et à Bruxelles.
Arlette Gebara remercie Nicole d'avoir repris le bulletin et regrette que si peu de paroissiens y contribuent. Revenant après une longue absence pour raison de santé, elle rappelle que, dans les épreuves, la foi reçue au baptême et la prière permettent de traverser les tempêtes avec le Seigneur. Elle invite à rester unis dans la prière et à tendre la main aux autres.
À la rentrée, le texte invite chacun à composer son propre équilibre de vie sans se comparer aux autres, en fixant son cap sur la sainteté. Il propose de réfléchir à ses responsabilités, à ses talents et à ses désirs profonds, puis d'exercer sa liberté en choisissant ce qui ressource plutôt que ce qui disperse, en s'appuyant sur le conseil de saint François de Sales.
Dans cette prière, le cardinal Danneels demande au Père d'apprendre à pardonner comme lui, sans rendre coup pour coup. Il demande de voir les fautes dans leur vraie mesure, de comprendre ceux qui ont blessé et de croire qu'aucun mal ne résiste au pardon de Dieu. Elle se termine par la demande d'aimer même ses ennemis sans calculer.
Un témoignage de quelqu'un qui s'est relevé d'une épreuve et en tire des leçons : la vie est fragile, vivre n'est pas seulement exister, et certains nous lâchent tandis que d'autres nous rattrapent. Il invite à accepter l'aide des autres et à parler de sa douleur avant de s'y noyer.
Le texte retrace l'origine de la fête du 8 septembre : selon la tradition orientale, une église dédiée à sainte Anne fut consacrée ce jour-là près de sa maison à Jérusalem. Célébrée d'abord à Jérusalem et à Constantinople, la fête fut fixée à Rome au VIIe siècle par le pape Serge Ier. Elle honore celle qui a dit oui à Dieu, proclamée Théotokos au concile d'Éphèse en 431.
Le père Fabry rappelle que la fête du 14 septembre met l'accent sur la victoire du Christ, et en retrace l'origine avec la découverte de la Croix par sainte Hélène et la dédicace du Saint-Sépulcre en 335. Il explique le sens du crucifix et du signe de la croix, geste qui exprime notre identité de baptisés. Il termine par la station de Marie au tombeau du chemin de croix des malades à Lourdes.
Pour la fête du 15 septembre, l'auteure parcourt les sept douleurs de Marie, de la prophétie de Siméon à la mise au tombeau de Jésus. Chaque étape est rapprochée d'une souffrance d'aujourd'hui : les réfugiés, l'angoisse des parents, le spectacle médiatique de la souffrance, la mort d'un enfant. Le texte s'achève sur l'espérance de la vie éternelle.
L'article présente l'autel comme le centre de l'église, point de rencontre entre la liturgie céleste et la liturgie terrestre, héritier des autels de l'Ancien Testament. Il explique que les marches, interdites en Exode 20,26, prennent sens dans le christianisme où, revêtus du Christ, nous pouvons monter vers l'autel. Il interprète les trois marches comme les vertus théologales ou les étapes de la vie spirituelle.
L'auteur part de souvenirs personnels du monastère Saint-Syméon près de Beyrouth et d'un ermitage creusé dans la roche au Liban, puis retrace la vie du saint né vers 388 en Syrie. Berger devenu moine, il vécut plus de trente ans au sommet d'une colonne, priant, conseillant les foules et les empereurs, jusqu'à sa mort en 459. L'article évoque aussi Qalaat Semaan près d'Alep, sa fête le 1er septembre chez les Byzantins et son influence dans l'art et le cinéma.
Partant des textes de saint Paul sur les femmes, souvent jugés misogynes, l'article revient à la Genèse et à l'expression hébraïque « ezer kenegdo » (Gn 2,18). Il montre que le mot « ezer » désigne le plus souvent Dieu lui-même qui secourt Israël, et que « kenegdo » indique un vis-à-vis égal. La femme n'est donc pas inférieure, mais une partenaire qui complète la création humaine.
Le P. Antoine Tannous présente le programme de la visite du pape François en Belgique fin septembre, pour les 600 ans de la KU Leuven et de l'UCLouvain : accueil à Melsbroek, rencontre avec le Roi à Laeken, universités, rencontre avec le clergé à Koekelberg. Le dimanche 29 septembre, la messe au stade Roi Baudouin inclura la béatification d'Anne de Jésus. Il précise que l'inscription passe par le site du diocèse et qu'une activité est prévue pour les jeunes de la paroisse.
Le P. Antoine Tannous voit dans la Fête-Dieu, célébrée fin mai, la meilleure préparation aux communions solennelles de juin. Il rappelle que cette fête est née en Belgique grâce à sainte Julienne de Cornillon, et que l'Église melkite l'a accueillie dès 1737 en l'adaptant à la liturgie byzantine. Il propose une traduction du tropaire de la fête et de deux chants d'adoration du Saint-Sacrement.
Une prière d'adoration devant l'Hostie, où le fidèle avoue son impuissance à rendre grâce pour un tel amour. Il demande au Seigneur de mettre lui-même dans son cœur les sentiments qui lui manquent et de le détacher du monde et de lui-même.
Corps et Sang du Christ pour une vie en surabondance
Par Chrétien en ce temps
Cette méditation présente l'Eucharistie comme la fête des Noces de l'Agneau qui fait de nous le Peuple de Dieu. Communier au pain rompu, c'est accepter de se donner aux autres, s'enraciner dans l'espérance par la Parole et devenir témoins du Christ. Le Saint-Sacrement n'est pas une récompense, mais la force des fragiles.
Pourquoi saint Jean-Baptiste est-il le patron des joies spirituelles ?
Par Jean-Michel Castaing
À l'occasion de la Nativité du Précurseur (24 juin), l'auteur explique le paradoxe d'un ascète austère devenu prophète de la joie. Sa joie naît d'une rencontre personnelle avec Jésus, dès le sein de sa mère, et de son effacement devant lui : « il faut que lui grandisse et que moi je décroisse ». La vraie joie consiste à laisser toute la place au Christ.
Dans ce sermon pour la fête des saints Pierre et Paul, saint Philarète de Moscou (1782-1867) montre la primauté de Pierre dans l'Évangile, lui qui confessa le Christ et fut relevé après son reniement. Il explique pourquoi l'Église honore Paul à son égal : l'ancien persécuteur fut appelé directement par le Christ. D'un pêcheur devenu théologien et d'un persécuteur devenu apôtre, il tire leur grandeur commune.
Pourquoi saint Pierre et saint Paul sont-ils fêtés ensemble ? 29 juin
Par La Vie
L'article du magazine La Vie rappelle les origines très différentes du pêcheur galiléen et du pharisien lettré de Tarse, tous deux bouleversés par le Christ et morts martyrs à Rome. Leur fête commune souligne la complémentarité de leurs missions, comme le dit saint Augustin. Il évoque aussi le pallium, la fin du jeûne des Apôtres chez les Orientaux et l'expression « déshabiller Pierre pour habiller Paul ».
Cette notice de synaxaire présente sainte Anne, de la tribu de Lévi, épouse de Joachim et mère de la Mère de Dieu après une longue stérilité. Elle retrace sa parenté avec Élisabeth et Salomé, puis sa vie de jeûne et de prière après la présentation de Marie au Temple. Anne s'endormit en paix à 69 ans.
Sainte Anne et les trois qualités des grands-parents
Par P. Augustin-Marie Aubry
Comparant la famille à une plante dont les aïeux sont la racine, le père Aubry dégage trois qualités des grands-parents à partir de sainte Anne. Ils transmettent l'identité et les vérités de la foi, comme Anne instruisant Marie, ils donnent la solidité par une foi inébranlable, et ils vivent cette foi dans l'humilité, à l'image du vieillard Siméon.
Le père Lev Gillet commente les lectures de la fête du 6 août : Moïse sur le Sinaï, Élie à l'Horeb, puis les récits évangéliques et la deuxième épître de Pierre. Il médite sur chaque détail du récit, de la montée sur la montagne au « Jésus seul », en rappelant le lien entre la gloire et la Passion. Il souligne aussi la portée cosmique de la fête et la révélation du Père et de l'Esprit.
« L'Arche du Seigneur aujourd'hui est entrée dans son repos »
Par Saint Jean Damascène
Dans cette prière pour la Dormition, saint Jean Damascène invite les fidèles à se réjouir avec Mariam la prophétesse et David devant l'Arche du Seigneur, figure de la Vierge. Il reprend la salutation de Gabriel et acclame Marie comme océan de joie, par qui la mort est chassée et la vie fait son entrée.
Invité lors d'une retraite de son équipe END à Chevetogne, fin mai 2024, à rédiger sa profession de foi, le P. Antoine Tannous choisit de dire en qui il met sa confiance. Il nomme ses parents, le Dieu humble et vivant qui a le visage de Jésus, sa famille et son Église nourrie par l'Eucharistie. Il conclut sur sa confiance en l'homme et reconnaît que sa seule preuve de foi est sa propre fragilité.
Long poème eucharistique du prêtre melkite Nicolas al-Saïgh, qui appelle toute la création à adorer le Corps et le Sang du Christ. Il célèbre le pain de vie, véritable manne céleste et nouvel arbre de vie, et énumère les figures bibliques qu'il accomplit. Il le chante comme remède des âmes et source de guérison (texte à suivre).
Le texte met en garde contre la tentation de prendre des vacances loin de Dieu, et propose de vivre ce temps comme un chemin d'amour. Dix conseils suivent : préparer ses bagages avec Dieu, emporter une petite Bible ou une icône, ne pas manquer la messe, contempler la beauté, témoigner, respecter ceux qui nous servent et vivre dans la joie. Les vacances deviennent ainsi un avant-goût du repos éternel.
Par P. Laurent Van Dam (paroisse orthodoxe Saint-Gilles, Bruxelles)
Pour la fête de la Dormition, le père Laurent Van Dam médite sur le mystère de la Mère de Dieu, inséparable de l'Incarnation. À partir de l'évangile de Marthe et Marie lu en ce jour, il montre en la Vierge celle qui a choisi la meilleure part : le silence, l'obéissance et l'écoute de la Parole. Il invite à apprendre d'elle à écouter Dieu et à agir selon sa volonté.
Le pape copte Chenouda III compare les deux apôtres : Pierre, appelé parmi les premiers, pêcheur simple, marié et plus âgé ; Paul, appelé en dernier, lettré formé auprès de Gamaliel et célibataire. Il oppose l'impulsivité de Pierre, que le Seigneur a tournée vers le bien, au zèle de Paul, et rappelle leurs missions auprès des circoncis et des païens. Il conclut qu'ils partagent l'essentiel : le zèle et le martyre.
Le P. Antoine Tannous présente la fête de la Transfiguration, préparée le 5 août et clôturée le 13 août, née en Palestine et liée sans doute à la dédicace d'une église sur le mont Thabor. Le Christ montre sa gloire aux apôtres avant sa Passion et révèle ce que sera notre nature unie à la divinité. Citant la neuvième ode des matines, il souhaite à tous un été parfumé de la Transfiguration.
Le P. Antoine Tannous rappelle que mai est le mois de Marie mais aussi celui de l'Ascension, et explique quand cette fête peut tomber en avril ou en juin. L'Ascension n'est ni une fuite ni un échec : le Christ unit définitivement la nature humaine à la nature divine et garde la porte du Ciel ouverte, en nous invitant à relever la tête. Par la Divine Liturgie, nous recevons la force de le servir dans nos frères les plus vulnérables.
Sermon de saint Léon le Grand pour l'Ascension : ce qui s'est passé entre la Résurrection et l'Ascension
Par Saint Léon le Grand
Saint Léon le Grand montre que les quarante jours entre la Résurrection et l'Ascension ont été riches en mystères : don de l'Esprit aux Apôtres, garde du bercail confiée à Pierre, disciples d'Emmaüs aux cœurs brûlants. Tout cela a affermi la foi des Apôtres, si bien que l'Ascension les a remplis de joie. Car la nature humaine, unie à la divinité dans le Fils, est élevée au-dessus des anges jusqu'au trône du Père.
Après une courte présentation de la fête, célébrée quarante jours après Pâques et signe de la proximité du Christ plutôt que de son absence, le bulletin propose une prière familiale. Elle voit dans l'Ascension notre propre élévation, demande l'affermissement de la foi et la force de témoigner, et prie pour que la famille soit signe de la présence du Seigneur. Prière tirée de « 100 prières en famille » du P. Ludovic Lécuru (Aleteia).
Une prière attribuée à Antoine de Saint-Exupéry qui ne demande ni miracles ni visions, mais la force pour le quotidien. Elle sollicite la sagesse pour organiser son temps, distinguer l'essentiel du secondaire et voir dans les échecs une occasion de mûrir. Elle conclut en demandant non ce que l'on souhaite, mais ce dont on a besoin.
À l'approche de la Pentecôte, le texte rappelle l'enseignement de saint Jean-Paul II sur les sept dons de l'Esprit Saint, nécessaires à une vie chrétienne bien ordonnée. Le pape avait appris de son père une prière à l'Esprit qu'il récita chaque jour jusqu'à sa mort. Cette prière demande tour à tour la sagesse, l'intelligence, la science, le conseil, la force, la piété et la crainte de Dieu.
Inspirée de la prière sacerdotale de Jésus (Jn 17), cette prière demande au Père de glorifier son Fils à travers des instruments indignes. Mère Teresa prie pour que les pauvres et les mourants connaissent la vie éternelle, et pour que ses sœurs soient une image du Christ. Elle demande qu'elles soient une, vivant de l'Esprit et de l'amour du Père.
Pour sa fête du 2 mai, le texte retrace la vie de saint Athanase, né en Égypte vers 296, diacre au concile de Nicée puis patriarche d'Alexandrie pendant 45 ans. Défenseur acharné de la divinité du Christ contre l'arianisme, il subit de fausses accusations et plusieurs exils, 17 années au total loin de son siège, soutenu par les moines et saint Antoine le Grand. Il meurt à Alexandrie le 2 mai 373.
L'article montre la place de Marie dans les trois livres de la Divine Comédie : l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Dans l'Enfer, elle est à l'origine du secours envoyé à Dante ; dans le Purgatoire, elle est le modèle des vertus à chaque corniche ; dans le Paradis, elle apparaît comme la rose où le Verbe s'est fait chair. Le poème culmine avec la prière de saint Bernard, par laquelle la Vierge obtient pour Dante la vision de Dieu.
Une méditation sur la rencontre de Jésus et de la Samaritaine, appelée ici Photine, venue au puits à midi pour éviter les regards. Jésus, qui demande à boire, ne la juge pas mais réoriente sa vie et fait jaillir en elle une eau profonde. La vie quotidienne devient le lieu où recevoir le don du Père et réveiller cette eau chez les autres.
À partir des deux récits de saint Luc, dans l'Évangile et les Actes, le texte propose une lecture guidée de l'Ascension avec des questions. Le geste de bénédiction de Jésus et la prosternation des disciples révèlent sa divinité, et leur grande joie montre que ce départ est une nouvelle forme de présence par l'Esprit et l'Eucharistie. L'Ascension fait entrer notre nature humaine dans l'intimité de Dieu et ouvre sur la mission, dans l'attente de la Parousie.
L'article présente cette petite basilique romaine, bâtie au VIe siècle près de l'ancien marché aux bœufs et ornée par des moines grecs réfugiés au VIIIe siècle, d'où son nom. Il décrit son pavement médiéval, la célèbre Bocca della Verità, son campanile et ses mosaïques, et rappelle que Paul VI l'a confiée en 1971 à l'Église melkite. Le P. Antoine Tannous raconte sa récente visite avec des pèlerins, accueilli par l'archimandrite Chehadé Abboud, et la Divine Liturgie célébrée sur place.
Partant d'une polémique autour d'un évêque assyrien contestant le titre de Mère de Dieu, le P. Antoine Tannous montre combien ce titre est présent dans la Divine Liturgie et les hymnes byzantines. Il explique la condamnation de Nestorius à Éphèse en 431 : Jésus est une seule personne, le Verbe fait chair, et Marie a enfanté cette personne tout entière, comme l'attestent l'Écriture, Nicée et les Pères. Le titre n'est donc pas un simple honneur, mais une confession de foi au Christ, Dieu incarné.
Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous présente les trois « dimanches de l'eau » qui suivent Pâques : le Paralytique à la piscine de Bethesda, la Samaritaine au puits de Jacob et l'Aveugle-né à la piscine de Siloé. Il y lit la morale, la croyance et le culte, les trois éléments d'une religion. Sans le Christ, source d'eau vive, cette eau reste stagnante : la prière, la Bible, l'Eucharistie et l'amour des pauvres doivent la renouveler chaque jour.
Publiée par Aleteia, cette méditation montre comment la liturgie de l'octave pascale aide à traverser la faiblesse de la foi. Elle s'appuie sur un poème de Blaise Cendrars, sur Thomas et Marie-Madeleine, sur Bernanos et sur Paul Claudel. La grâce de Dieu ne se lasse pas, et le mécontentement envers la médiocrité et les ténèbres devient la lumière qui ne faiblit jamais.
Tiré du Triode de Carême, ce texte explique la fête du troisième dimanche de Pâques, qui honore les saintes femmes Myrophores ainsi que Joseph d'Arimathie et Nicodème, témoins de l'ensevelissement. Il raconte pourquoi les femmes, venues embaumer le corps, furent les premières à voir la Résurrection. Il évoque enfin la tradition sur Marie-Madeleine, morte à Éphèse.
Un hymne en trois strophes qui chante le Christ ressuscité, dont l'amour a vaincu la mort. Chaque strophe s'achève par un Alléluia et célèbre le Jour nouveau, le Crucifié glorifié par le Père, puis la Trinité.
L'auteur rappelle que personne n'a vu l'instant de la résurrection, qui reste un mystère intime de la Trinité, et que les chrétiens découvrent souvent l'action de Dieu après coup. Pourtant, ce qui déborde des récits d'apparition, c'est la joie. Avec l'amour, cette joie reçue d'en haut est la marque du chrétien qui vit déjà de la résurrection.
À partir de l'apparition de Jésus aux disciples enfermés (Jn 20, 19-23), l'auteur décrit le passage de la peur à la joie quand ils reconnaissent le Crucifié vivant dans un corps glorieux. La résurrection éclaire les prophéties et apporte la paix et le pardon. Cette joie que personne ne peut ravir doit être annoncée à toutes les nations.
D'après Wikipédia, une présentation de l'apôtre Thomas, dont le nom signifie « jumeau » en araméen. Le texte évoque la tradition de sa mission jusqu'en Inde du Sud, où il serait mort martyr. Il rappelle sa place dans l'évangile de Jean, de son élan généreux jusqu'à son doute et sa confession « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».
Stan Rougier énumère comment Dieu a fait de grandes choses avec des personnes faibles ou blessées : Abraham et Sara, Moïse, David, Pierre, Paul ou François d'Assise. Dieu choisit ce qui est faible pour confondre les sages. Tout homme, même le plus méprisé, est appelé à une relation intime avec Dieu.
Partant d'une parole du pape François sur la porte de la miséricorde qui reste ouverte après le Jubilé, ce texte présente chaque jour comme marqué par la présence de Dieu. Il répète que le temps de la miséricorde est venu pour tous : pour les faibles et les isolés, pour les pauvres et pour tout pécheur qui se sait accueilli par le Père.
Partant de la parole de Paul « Vous êtes ressuscités avec le Christ » (Col 3, 1), l'auteur imagine la nouvelle de la résurrection se répandant de Jérusalem à Rome. Face à un monde encore marqué par la violence et la guerre, il affirme que la victoire du Christ sur la mort devient pour nous la victoire de la foi. Par le baptême, nous sommes unis à la foule de ceux qui chantent Alléluia.
Un poème méditatif où l'auteure marche avant l'aube avec les femmes myrophores, portant ses parfums au tombeau, avec de nombreux échos du Cantique des cantiques. Elle confie ses doutes devant la pierre roulée, puis entend l'ange annoncer que Jésus est ressuscité. Elle se réjouit et proclame : Christ est vraiment ressuscité !
L'auteur s'étonne de l'absence de Marie dans la liturgie byzantine de Pâques et montre que l'Évangile des noces de Cana, lu après le dimanche de Thomas, en révèle le sens pascal. Il analyse le « troisième jour », l'heure de Jésus et l'appellation « Femme », qui relie Cana à la Croix. Marie y apparaît comme la nouvelle Ève, qui nous fait passer à l'alliance nouvelle et abondante.
Le P. Antoine Tannous relie le retour du printemps en Belgique à la fête de Pâques, qui est bien plus qu'une fête de la nature, des lapins ou des œufs en chocolat. Par le baptême, nous sommes greffés sur le Christ, l'arbre qui ne connaît pas d'automne (Rm 6, 3-5). Il souhaite à chacun un renouvellement qui jaillit de la Pâque du Christ.
Bonne Nouvelle de la Résurrection ! Bonne Nouvelle de la vie !
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous présente la salutation pascale « Christ est ressuscité » comme une confession de foi partagée. Il médite l'onction de Béthanie et les femmes myrophores, égales aux apôtres et premières à annoncer la résurrection. Il salue les Dames de la paroisse, qui ont fait de leur groupe un engagement au service des autres, surtout des femmes et des marginalisés.
Pourquoi l'Alléluia et le Gloria ne sont pas chantés pendant le Carême
Par Isabelle Cousturié (Aleteia)
L'article explique pourquoi, dans le rite latin, l'Alléluia et le Gloria sont omis pendant le Carême, temps de pénitence et d'attente. Il retrace leur histoire, de saint Damase et saint Grégoire le Grand à la messe de la nuit de Noël, et évoque les acclamations de remplacement comme « maranatha ». Le but est de pleurer nos péchés pour mieux renaître dans la joie de Pâques.
Le plus grand danger de la vie chrétienne est l'habitude et la résignation, jusqu'à devenir blasé de l'amour de Dieu. En s'appuyant sur la chanson « Comme d'habitude », l'auteur invite à se réveiller et à se tourner vers Dieu. Jeûne, aumône et prière se tiennent ensemble et nous apprennent à aimer.
Une courte prière qui confesse que le Seigneur est un ami attentif, qui pleure avec nous et écoute nos douleurs. Il nous fait sortir de nos tombeaux et nous appelle à vivre de sa force divine, aujourd'hui déjà ressuscités.
Le dimanche, jour de la Résurrection, les chrétiens ne font pas pénitence, et les dimanches ne sont pas comptés dans les quarante jours du Carême latin. Ces dimanches restent des étapes vers Pâques, notamment Laetare et les Rameaux, à vivre par la prière et le partage. Quant au jeûne, chacun discerne s'il le poursuit, par exemple pour ne pas rechuter dans une mauvaise habitude.
De passage en Belgique fin janvier pour les 300 ans de l'union de 1724 avec Rome, le patriarche melkite répond aux questions de l'hebdomadaire Dimanche. Il évoque ses priorités (unité, formation des prêtres, jeunesse), la diaspora melkite, l'aide aux fidèles du Liban et de la Syrie et la douleur de l'émigration. Il partage aussi son regard critique sur le synode sur la synodalité et ses liens chaleureux avec le pape François.
À partir de l'apparition du Ressuscité aux disciples enfermés par peur (Jn 20,19-23), l'auteur montre comment la joie a remplacé la crainte. Le corps glorieux du Christ porte les marques de notre pardon et rend enfin claires les prophéties et les promesses. Cette joie, que rien ne peut ravir, doit être annoncée à toutes les nations.
Dans l'homélie prononcée en notre église le 28 janvier 2024, pour les 300 ans de la communion rétablie avec Rome, le patriarche s'appuie sur la parabole du fils prodigue pour appeler au retour vers le Père à l'approche du Carême. Il rappelle l'histoire de la paroisse, fondée en 1980 grâce au P. Serge Dessy, et les prêtres qui l'ont servie jusqu'au P. Antoine Tannous. Il invite les chrétiens d'Orient en diaspora à témoigner de l'Évangile sans honte, à s'accueillir les uns les autres et à faire naître des vocations parmi eux.
Le troisième dimanche du Grand Carême est consacré à la Croix. En Orient, cette fête rappelle le transfert d'une relique de la Croix d'Apamée à Constantinople au VIe siècle, puis la vénération déplacée au milieu du Carême. En Occident, le pape se rendait à Sainte-Croix-de-Jérusalem avec une rose rouge ; chez nous, on célèbre la liturgie de saint Basile en chantant « Devant ta Croix » au lieu du Trisagion.
Comme Marie, nous recevons nous aussi les visites de Dieu
L'article se demande pourquoi la Vierge a attendu la Visitation pour chanter sa joie. Il montre que Dieu avait préparé le terrain et que Marie, nourrie de l'Écriture, a librement choisi de se donner entièrement à Lui. Comme elle, les chrétiens peuvent accueillir les visites de Dieu par la Parole, la prière et le don de soi au quotidien.
À partir de Colossiens 1,10, l'autrice explique que la connaissance de Dieu ne suffit pas si elle ne change pas la vie. Porter du fruit et grandir dans la connaissance de Dieu vont ensemble, comme les sarments qui demeurent dans la vigne (Jn 15,8-9). Le texte se termine par une courte prière pour que nos œuvres soient fécondes.
Saint Paul, le « coach » dont tu as besoin pendant le Carême
Les lettres de saint Paul regorgent d'images sportives qui aident à vivre le Carême comme un entraînement spirituel. L'article cite la course pour une couronne impérissable (1 Co 9,24-27) et le bon combat de la foi (2 Tm 4,7). Il rappelle que l'exercice de la piété est utile à tout et prépare à renouveler notre foi en Jésus mort et ressuscité.
L'article suit le thème biblique de la « visite » de Dieu : à Sara, à Joseph, au peuple en Égypte et en exil, et dans les psaumes, avec le verbe hébreu paqad. Cette visite apporte le salut, mais peut aussi être jugement. Luc reprend l'image pour la venue du Christ, et la liturgie byzantine l'emploie dans ses prières et dans le mot « épiscope », celui qui veille sur le troupeau.
Arlette Gebara annonce le Grand Carême byzantin, du 12 février au 30 mars, précédé par les quatre dimanches du Triode : le Pharisien et le Publicain, l'enfant prodigue, le carnaval et la tyrophagie. Elle présente le jeûne comme un dépouillement du superflu qui ramène à l'essentiel, et invite à rester unis dans la prière, sans oublier les absents.
La Vierge de Soufanieh pour l'unité des chrétiens d'Orient et d'Occident
Par Nadine Zelhof
Depuis novembre 1982, une huile parfumée coule d'une petite icône de la Vierge dans un quartier de Damas et sur les mains de Myrna Nazzour, qui reçoit aussi des messages en arabe appelant à l'unité des Églises et à une date commune de Pâques. L'article, écrit en 2018, rapporte les témoignages du patriarche Joseph Absi et du patriarche syriaque orthodoxe Zakka Iwas sur la portée de Soufanieh pour les chrétiens d'Orient.
Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde
Par Saint Padre Pio
Une prière de saint Padre Pio construite sur l'appel répété « Reste avec moi, Seigneur, mon ami ». Elle demande la présence du Christ pour rester fidèle, marcher dans la lumière comme les disciples d'Emmaüs et demeurer uni à lui jusqu'à l'heure de la mort et dans l'éternité.
À partir d'un épisode de Saint-Exupéry, libéré de l'angoisse de sa captivité par le sourire d'un geôlier, le texte présente le célèbre poème de Raoul Follereau sur la valeur d'un sourire qui ne coûte rien et se donne. Une courte notice rappelle la vie de Follereau, défenseur des lépreux et auteur engagé contre l'injustice et la misère.
Après une question de saint Augustin sur le désir universel du bonheur, Isabelle Prêtre rappelle que le bonheur parfait n'est pas de cette terre et que le sens de la vie est l'apprentissage de l'amour. Elle montre Jésus goûtant de vraies joies, aux noces, auprès des enfants et à la table de ses amis, sans en faire le but de sa vie.
Fête de la Présentation de Jésus au Temple (2 février)
Une présentation de la fête du 2 février, quarante jours après Noël, où Siméon le Vieillard et Anne la prophétesse accueillent l'enfant au Temple. Le texte en détaille les trois éléments : la purification de Marie selon le Lévitique, l'offrande du premier-né au Seigneur et la rencontre avec les deux prophètes qui reconnaissent en lui l'attendu.
Le dominicain Jean-Thomas de Beauregard s'interroge sur les privations du Carême : ni ascétisme excessif, ni christianisme sans effort, car ces efforts sont des moyens pour renouveler l'amitié avec le Seigneur. Quand l'épreuve se présente d'elle-même, il propose de l'accueillir et de la transformer en joie, en y cherchant la présence de Dieu.
« Convertissez-vous et croyez à l'Évangile » (Mc 1,15)
Par Chiara Lubich
Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, médite le premier appel de Jésus dans l'Évangile de Marc : conversion et foi vont ensemble et naissent du contact avec la Parole vivante. Il suffit, écrit-elle, de vivre une seule parole de l'Évangile pour y trouver force et lumière. Partagée avec d'autres, cette expérience fait naître une communauté qui témoigne du Christ.
Michel Martin-Prével contemple Marie qui, après la descente de croix, garde une confiance ferme en son Fils et en la résurrection. Il distingue la confiance, plus humaine et fragile, de la foi reçue au baptême qui mobilise la volonté. L'espérance de Marie, dit-il, prépare la foi pascale.
La Présentation de Jésus au Temple : méditation sur le tableau d'Ambrogio Lorenzetti
Une méditation sur le retable peint en 1342 par Ambrogio Lorenzetti pour la cathédrale de Sienne : Marie, Siméon et Anne, le prêtre et Joseph discret à l'arrière-plan, dans un temple aux allures d'église gothique. Le texte rappelle aussi que le 2 février est la Journée mondiale de la vie consacrée, instituée par Jean-Paul II en 1997, et invite à prier pour les consacrés.
Le P. Antoine Tannous présente le Carême non comme un temps de tristesse mais comme le moment favorable (2 Co 6,2) pour revenir à Dieu, dans le silence et l'écoute de sa Parole, à l'image de l'enfant prodigue et de l'appel du prophète Joël. Il rappelle l'enseignement de Jésus sur la prière, l'aumône et le jeûne vécus dans le secret (Mt 6,1-8). Coïncidant avec la Journée mondiale des malades, le jeûne est pour lui un chemin de guérison de l'âme et du corps vers Pâques.
Chers frères et sœurs dans le Christ : être melkite, à quoi ça sert ?
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous s'interroge avec humour sur l'identité melkite : Église des Arabes et catholique, byzantine sans être orthodoxe, au service à Bruxelles de fidèles de diverses Églises orientales. Alors que l'Église voudrait fêter son tricentenaire (1724-2024), la guerre à Gaza menace toute la région. Il voit dans ces difficultés l'œuvre de l'Esprit Saint et souhaite une année 2024 remplie de l'Esprit.
À partir du récit des mages (Mt 2), l'auteur médite sur l'Épiphanie comme manifestation du salut à toutes les nations, en lien avec Éphésiens 3 et Galates 3,28. Il y voit le projet d'une humanité réconciliée et unie, sans perte de liberté. Les attitudes des mages (quête, regard vers le ciel, cadeaux, autre chemin) deviennent des questions pour commencer 2024 autrement (extraits).
Par Marie, Mère de Dieu, Jésus est devenu notre frère
Par Frère Jean-Thomas de Beauregard, op
Le dominicain explique pourquoi Nestorius avait tort : Jésus a toujours été Dieu, et ce qu'il reçoit de Marie, c'est d'être homme ; Marie est donc vraiment Mère de Dieu, comme l'a proclamé le concile d'Éphèse (431). Élisabeth l'annonçait déjà en l'appelant mère du Seigneur. En naissant d'une femme, Jésus est devenu notre frère et pas seulement notre semblable (Aleteia).
L'extraordinaire rayonnement de Basile de Césarée, dit Basile le Grand (329-379)
Présentation de saint Basile, l'un des trois grands Cappadociens avec Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze : sa famille, ses études, son attrait pour la vie monastique, puis son ministère de prêtre et d'évêque de Césarée. Le texte résume sa réponse à l'arien Eunome, où il défend la consubstantialité du Fils et de l'Esprit Saint avec le Père (texte pris sur internet).
Vie du fondateur du monachisme, mort à 105 ans en 356 : sa conversion à 20 ans à l'écoute de l'Évangile du jeune homme riche, ses années au désert et les disciples qui le rejoignent, connues par la Vie écrite par saint Athanase. L'auteur insiste sur son héritage dans le combat spirituel contre les démons, vaincus par le Christ. Il rappelle les armes du chrétien : la foi, la prière, les bonnes actions et le signe de la croix (extrait de RCF).
Semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18 au 25 janvier 2024)
Introduite par une citation de saint Basile le Grand sur l'union des membres du corps du Christ, cette page rappelle que la Semaine de prière rassemble depuis 1908 des chrétiens de toutes confessions. Suit une prière au Seigneur Jésus pour ressentir la douleur de la désunion, rejeter l'indifférence et la méfiance, et trouver le chemin de l'unité qu'il veut.
À l'approche du tricentenaire de 1724, l'article retrace l'histoire de l'Église melkite : l'origine du mot (malka, roi), l'attachement au concile de Chalcédoine, l'adoption du rite de Constantinople et le transfert du centre patriarcal d'Antioche à Damas. Il raconte l'élection de Cyrille VI Tanas en 1724 par le parti de Damas et sa reconnaissance par le pape Benoît XIII en 1729 (traduit librement de la Catholic Encyclopedia).
L'article présente l'œuvre caritative de saint Basile : l'hospitalité inscrite dans ses règles monastiques, puis la fondation près de Césarée, vers 372, d'un grand centre d'accueil pour les pauvres, les malades et les voyageurs, appelé la Basiliade. S'appuyant sur ses lettres et sur les historiens anciens, il montre une véritable petite ville fondée sur la prière et la solidarité chrétienne, et les tensions qu'elle suscita avec Eustathe de Sébaste (traduit librement d'internet).
Le texte rappelle que la circoncision était le signe de l'alliance avec la descendance d'Abraham. Selon le Nouveau Testament, les chrétiens ne sont plus soumis à cette loi, car le salut vient de la foi au Christ et non d'un rite extérieur ; Paul fit circoncire Timothée seulement pour faciliter la mission. L'essentiel reste la circoncision du cœur (traduit de « Lire la Bible »).
L'Église melkite (6) : Maximos V Hakim (22 novembre 1967 · 22 novembre 2000)
Biographie de Georges Hakim, né à Tanta en 1908, archevêque d'Acre, Haïfa, Nazareth et toute la Galilée à partir de 1943, puis patriarche sous le nom de Maximos V. L'article décrit son action pour les réfugiés palestiniens et les chrétiens de Galilée, ses relations complexes avec les autorités israéliennes, sa participation au concile Vatican II et ses œuvres (écoles, séminaires, revue Le Lien). Patriarche, il accompagne l'Église pendant la guerre du Liban et organise les éparchies de la diaspora, avant de démissionner en 2000 et de mourir à Beyrouth en 2001.
Partant de l'hymne baptismal « Vous tous qui avez été baptisés en Christ », chanté aux grandes fêtes, le P. Antoine Tannous parcourt le thème du vêtement dans la Bible, des feuilles de figuier d'Adam au vêtement blanc de la Transfiguration et de la Résurrection. Il rappelle que le vêtement exprime notre identité et notre dignité, et que les servants d'autel le revêtent en priant Isaïe 61,10. Revêtir le Christ, c'est se parer de ses vertus : bonté, humilité, patience et surtout l'amour (Col 3,12-13).
Chers frères et sœurs dans le Christ : préparer Noël
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara présente l'Avent, qui commence le 3 décembre, comme un temps pour arriver à Noël le cœur pur, loin de la course aux cadeaux et aux vitrines. Noël est le vrai cadeau : un enfant qui apporte la lumière, alors que la guerre sème la mort. Elle invite à penser aux sans-abri, par exemple en distribuant des repas à la gare du Midi, et adresse ses vœux à toute la paroisse.
Patronne des pompiers, sainte Barbe est invoquée contre la mort subite et par les chrétiens persécutés. Le texte reproduit sa prière dite « sous la torture », puis raconte sa légende : enfermée par son père païen dans une tour, baptisée en secret, elle y fait percer une troisième fenêtre en l'honneur de la Trinité. Torturée, elle est décapitée par son père, aussitôt frappé par la foudre.
Tirée de Famille chrétienne, cette réflexion propose de vivre l'Avent autour de quatre attitudes : l'amour, qui consiste à donner son temps à ses enfants ; l'offrande de soi-même à Jésus ; la pauvreté, en apprenant aux enfants à donner un vrai jouet ; et la fraternité, par de petits gestes envers les voisins, les personnes seules et les pauvres.
Repris du journal Dimanche, l'article répond aux questions sur les mages de l'Épiphanie : leur nombre, fixé à trois en raison des trois présents, leur prétendue royauté apparue chez Tertullien, et leurs noms, attestés vers le VIe siècle. Il explique la symbolique de l'or, de l'encens et de la myrrhe, et les traditions des cadeaux du 6 janvier en Espagne et en Italie.
Repris du site Aleteia, l'article évoque trois saints touchés par une grâce la nuit de Noël : Thérèse de Lisieux, qui reçoit en 1886 la grâce de sortir de l'enfance ; Bernard de Clairvaux, qui voit en songe la Vierge et l'Enfant ; et Charles de Foucauld, marqué par une phrase de l'abbé Huvelin sur la dernière place prise par Jésus. Chacun est invité à guetter les grâces de Noël.
Face à ceux qui rejettent Noël comme une fête païenne du Soleil invaincu, l'article rappelle les précédents bibliques : la purification du Temple par Judas Maccabée le 25 Kislev, origine de Hanoukka, et la prophétie d'Aggée sur le 24 du neuvième mois. Il souligne que la Bible ne prescrit pas la fête mais invite à annoncer la Bonne Nouvelle. Selon lui, la date du 25 décembre, attestée par Hippolyte vers 204, précède le culte officiel du soleil établi par Aurélien en 274.
Cinquième volet de la série : après les tensions du XIXe siècle avec Rome, l'article évoque la défense des droits des patriarches par Grégoire II Youssef au concile Vatican I, puis retrace les patriarcats de Pierre IV Géraigiry, Cyrille VIII Geha, Démétrius Ier Cadi et Cyrille IX Moghabghab. Il s'attarde sur Maximos IV Sayegh, voix de l'Orient au concile Vatican II en faveur des langues vivantes dans la liturgie, qui accepta le cardinalat en 1965 malgré les objections, avant de mourir à Beyrouth en 1967.
Témoignage de Cécile, une femme divorcée d'une cinquantaine d'années qui passe Noël sans ses enfants une année sur deux. Plutôt que de rester seule, elle rejoint la Communauté de Sant'Egidio, qui organise un repas de Noël avec des personnes âgées, des migrants et des sans-abri. En décorant les tables et en servant les convives, elle découvre une joie profonde et une chaleur humaine inattendue (« Souvenirs d'une femme divorcée »).
À l'approche de Noël, l'article rappelle que le nom de Jésus signifie « Dieu sauve » et que le Nouveau Testament proclame le salut en ce nom. Il répond à un courant évangélique qui exige de dire « Yashoua » au lieu de « Yasou » : saint Paul lui-même écrit le nom en grec, et le salut ne dépend pas d'une prononciation, comme le montre l'épisode du mot « Shibboleth ». L'auteur y voit un rapport magique au nom divin et conclut que Dieu écoute tous les peuples dans leur propre langue.
Bien-aimés dans le Christ : le ciel dans le cœur de l'homme
Par P. Antoine Tannous
D'après Mgr Georges Khodr, le P. Antoine Tannous rappelle que Dieu habite chaque homme et que le cœur humain est le vrai ciel de Dieu. Le ciel et l'enfer ne sont pas des lieux en haut ou en bas, mais la manière dont nous nous tenons devant Dieu, déjà commencée ici-bas. D'où l'urgence de la conversion quotidienne, pour faire de notre terre le ciel nouveau et la terre nouvelle de l'Apocalypse.
Partant d'une réponse du cardinal Suenens, le modérateur de CHARIS présente la sainteté comme le plan d'amour de Dieu pour chacun : faire sa volonté, selon la formule de saint Maximilien Kolbe. Comme Thérèse de Lisieux, personne ne devient saint par ses propres forces : c'est l'œuvre de l'Esprit Saint. L'exemple de Mère Teresa montre que le saint voit la même chose que les autres, mais agit par amour.
Qu'est-ce que la fête de la Présentation de la Vierge Marie ?
Le texte explique que l'Entrée de Marie au Temple ne vient pas des évangiles mais du protévangile de Jacques, texte apocryphe du IIe siècle dont il cite un extrait. Au-delà du merveilleux, la fête exprime la consécration totale de la Vierge à Dieu. Il retrace son histoire, célébrée en Orient dès 543 à Jérusalem puis reconnue en Occident au XIVe et au XVIe siècle, et cite le pape François en 2014.
Un court portrait du bienheureux Estephan Nehmé, religieux maronite libanais béatifié en 2010, dont la vie fut guidée par trois mots : « Dieu me voit ». Entré à 16 ans au monastère de Kfifane, il prononça ses vœux deux ans plus tard et vécut trente ans dans divers monastères de l'ordre.
L'auteur regrette que le psaume de la messe soit souvent réduit à une pause musicale, alors qu'il fait partie de l'Écriture. Les psaumes étaient la prière quotidienne de Jésus, et chacun résonne avec une situation de notre vie : louange, peine, confiance, détresse. Prier les psaumes avec l'Église, c'est rejoindre la prière de tous nos frères (Famille Chrétienne, repris dans Contact Nivelles).
À l'approche de la fête patronale, le texte retrace la vie de saint Jean Chrysostome : né à Antioche vers 349, ermite, puis patriarche de Constantinople en 397, deux fois exilé pour avoir dénoncé la corruption de la cour, mort en 407. Il présente son œuvre immense, surtout ses homélies, et sa conception de la liturgie comme école de vie tournée vers la charité. Son enseignement reste actuel pour des chrétiens minoritaires : « Fais de la terre un ciel ».
Le texte fait découvrir le Carême de Noël, pratiqué par les orthodoxes et certaines Églises catholiques de rite byzantin, plus ancien que l'Avent latin. Pendant 40 jours, il associe jeûne corporel et spirituel, charité et détachement. Il cite saint Jean Chrysostome : le vrai jeûne consiste à s'éloigner du mal et à retenir sa langue.
L'article présente en détail le jeûne de la Nativité dans les Églises byzantines, du 15 novembre au 24 décembre, et le compare à l'Avent romain. Il en explique le sens, les règles alimentaires et les exemptions, les dimanches des Ancêtres et des Pères, la veille de Noël (paramonie), les offices et les fêtes de prophètes qui jalonnent cette période. Il évoque aussi les usages coptes et arméniens, et se termine par sept exercices spirituels pour vivre ce jeûne.
À propos de l'exhortation apostolique Laudate Deum du pape François (4 octobre 2023), l'auteur souligne que nous sommes créés pour louer Dieu, dans un monde qui pousse à tout vendre pour l'argent. Le pape crie comme un ami devant un danger et appelle les responsables au courage face aux menaces qui pèsent sur la création. Chrétiens, nous sommes appelés à être prophètes par notre manière de vivre, à l'image du psaume 150.
À l'occasion du tricentenaire de l'Église melkite catholique, ce quatrième volet présente trois patriarches du XIXe siècle. Clément Bahouth introduit le calendrier grégorien, ce qui provoque un schisme passager. Grégoire II Youssef fonde des écoles et des séminaires, s'oppose au premier concile du Vatican sur l'infaillibilité pontificale tout en restant uni à Rome, et défend les droits des patriarches orientaux jusqu'à l'encyclique Orientalium dignitas (1894).
Face au manque de prêtres et à une déclaration de laïcs liégeois de février 2023 demandant de supprimer le clergé, l'article défend le sacerdoce comme un appel de Dieu et non une simple fonction. Le prêtre agit au nom du Christ Tête, notamment dans l'Eucharistie et le pardon des péchés, tout en collaborant avec les laïcs. Avec humour, il montre que le prêtre est toujours critiqué, quoi qu'il fasse, comme Jésus lui-même l'a été.
Bien-aimés dans le Christ : notre approche chrétienne de la mort
Par P. Antoine Tannous
À l'approche du congé de Toussaint, souvent confondu avec Halloween, le P. Antoine Tannous rappelle le regard chrétien sur la mort, en mémoire d'une paroissienne. Le corps humain, merveille de la création et pourtant poussière, oint du Saint-Chrême, est appelé à ressusciter. Il invite à accompagner les mourants, à créer des chaînes de prière pour les souffrants et à demander le sacrement de l'Onction.
Une prière qui confie à Marie, Mère du Rédempteur, la protection contre l'incendie et contre tous les maux de l'âme et du corps. Elle demande sa garde sur le monde, le Pape, les pasteurs et l'Église, ainsi que des vocations sacerdotales et religieuses et la paix de Dieu.
François d'Assise (4 octobre), pauvre avec les pauvres
Par Sœur Marie-Bénédicte, clarisse de Cormontreuil
La vie de saint François, fils d'un riche marchand d'Assise, converti par l'amour du Christ crucifié à une vie pauvre auprès des lépreux, chantre de la paix au temps des croisades, stigmatisé à l'Alverne et mort en 1226. Le texte propose ensuite une méditation et une prière inspirée du Cantique des créatures.
Par Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (publié par Raphaël Devillers)
Face à une prière souvent terne, Thérèse de Lisieux témoigne qu'elle dit simplement à Dieu ce qu'elle veut lui dire, sans belles formules. Elle avoue sa difficulté à réciter le chapelet et trouve la paix en disant très lentement un Notre Père et un Je vous salue Marie, confiante dans la protection de la Vierge.
Saint Colomban commente la parole « Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive ». Le Christ est à la fois le Pain et la source, nourriture inépuisable dont on garde toujours faim et soif. Il invite à désirer sans cesse la Parole de Dieu, fontaine des assoiffés.
Reprenant son angélus du 16 octobre 2022, le pape François présente la prière constante comme le remède à une foi tiédie, à nourrir chaque jour comme une plante. Il recommande les oraisons jaculatoires, courtes prières à répéter dans la journée, et un petit Évangile de poche.
Le texte présente les fêtes mariales d'octobre : Notre-Dame du Rosaire le 7, liée à la victoire de Lépante en 1571, Notre-Dame del Pilar le 12, et saint Luc le 18, évangéliste attentif à Marie. Il cite ensuite sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui souhaite qu'on montre la Vierge imitable plutôt qu'inabordable, vivant de foi comme nous.
Le frère carme explique pourquoi 1893 marque un changement dans la vie spirituelle de Thérèse : après cinq années sombres au Carmel, elle devient joyeuse et commence à écrire poèmes et pièces. Le signe décisif est qu'elle exprime désormais ses intuitions avec les mots des Écritures. Il en tire une leçon : une vraie croissance spirituelle passe par un rapport vital à la Parole de Dieu.
Pour la fête du 18 octobre, l'article présente Luc, médecin grec d'Antioche converti par saint Paul, auteur de l'Évangile et des Actes des Apôtres. Il souligne sa rigueur d'historien et son style hellénique, ainsi que la place qu'il donne à la miséricorde, aux femmes et à la Vierge Marie, dont la tradition dit qu'il peignit le portrait.
L'étonnant héritage spirituel de sainte Thérèse d'Avila
Par Athénaïs Clicquot, Anna Ashkova
Pour sa fête du 15 octobre, l'article retrace la vie de Thérèse d'Avila, née en 1515, entrée au Carmel, guérie par l'intercession de saint Joseph et initiée à l'oraison silencieuse. Réformatrice du Carmel avec saint Jean de la Croix, elle fonde 17 monastères et meurt en 1582. Proclamée docteur de l'Église en 1970, première femme à recevoir ce titre, elle reste un guide de l'oraison par le « Château intérieur ».
Extraits de l'Horologion byzantin pour la fête de saint Luc, dont plusieurs hôpitaux en Belgique portent le nom. Les hymnes, rythmées par des versets des psaumes, célèbrent l'évangéliste médecin, compagnon de Paul et témoin de l'incarnation et de la résurrection, et se terminent par une doxologie et un hymne à la Mère de Dieu.
À l'occasion du tricentenaire de l'Église melkite catholique, ce troisième article présente les patriarches Athanase V Matar, Macaire IV Tawil, Ignace V Qattan et surtout Maximos III Mazloum (1833-1855). Il retrace les conflits d'Alep, l'exil de Mazloum en Europe, puis son action comme patriarche : réforme du séminaire d'Ain Traz, reconnaissance civile des melkites par l'Empire ottoman en 1837 et titre de patriarche d'Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem. Mazloum y apparaît comme l'artisan d'un équilibre entre traditions orientales et occidentales.
Le P. Antoine Tannous présente les femmes myrophores, porteuses d'aromates venues au tombeau et premières témoins de la Résurrection, ainsi que Joseph d'Arimathie et Nicodème. Il donne leurs noms selon la tradition, compare les récits des quatre Évangiles sur les femmes au tombeau et montre la valeur de leur témoignage à une époque où celui des femmes comptait peu. Il explique enfin le dimanche des Myrophores dans le rite byzantin, ses lectures et ses hymnes.
De retour après une longue absence due aux soucis de santé d'Antoine, Arlette Gebara remercie le P. Antoine Tannous et Nicole Derwael pour leur aide au bulletin. Elle rappelle les fêtes de la Nativité de la Mère de Dieu et de l'Exaltation de la Croix, et encourage les jeunes qui reprennent l'école ou choisissent leurs études. Elle termine par une prière de rentrée confiant la nouvelle année scolaire au Seigneur.
Et si on fêtait la nouvelle Année liturgique avec le même enthousiasme que le Nouvel An ?
Le 1er septembre ouvre la nouvelle Année liturgique, un début qui passe souvent inaperçu alors que l'Année liturgique rythme la vie de l'Église et de chacun. Le texte rappelle qu'on n'appartient pas à l'Église comme à un club : il n'y a que des membres vivants, et l'enfant a besoin de repères concrets pour le comprendre. Cette reprise est une occasion pour la communauté de se réengager dans la prière et la vie paroissiale.
La liturgie ne parle de « Nativité » que pour trois naissances : Jean le Baptiste, Marie et Jésus, naissances pas comme les autres par leur origine et leur mission. En Marie, un Ciel est formé sur la terre et commence le salut du monde ; là où est la Mère, là est le Fils. Citant saint Bernard et Grignion de Montfort, l'homélie appelle les chrétiens à témoigner de l'espérance et de la compassion de Marie envers toutes les blessures de l'humanité.
« Ici est le corps de sainte Anne, mère de sainte Marie Mère de Dieu ! »
Selon la tradition, les reliques de sainte Anne arrivèrent en Provence avec Lazare, Marthe et Marie, puis furent cachées dans la crypte de la cathédrale d'Apt et oubliées. En 792, en présence de Charlemagne, le jeune Jean de Caseneuve, aveugle et sourd-muet, indiqua l'endroit, fut guéri et découvrit le reliquaire portant le nom d'Anne. Texte envoyé par Jean-Jacques (site viens-Seigneur-Jésus).
Commentant la parabole du semeur, saint Jean Chrysostome montre que le Christ s'adresse à tous sans distinction, riches ou pauvres, sages ou insensés. Ce qui serait absurde pour un agriculteur est sensé pour les âmes, car la pierre, la route et les épines peuvent se changer en terre féconde. Le Christ nous donne ainsi l'espérance de la conversion (repris du bulletin « Contacts » de la paroisse de Nivelles).
Philosophe d'origine juive, Édith Stein rencontre le Christ de façon bouleversante et devient au carmel sœur Thérèse Bénédicte de la Croix. Après la Nuit de cristal, réfugiée en Hollande, elle écrit en 1939 une méditation sur la fidélité au Crucifié dans un monde en feu, où la Croix s'élève au-dessus des flammes. Elle meurt à Auschwitz en août 1942 avec sa sœur Rosa ; un extrait de « La science de la Croix » conclut le texte.
Fils du pêcheur Zébédée et frère de Jacques, Jean fait partie avec Pierre et Jacques du cercle proche de Jésus : résurrection de la fille de Jaïre, Transfiguration, Gethsémani. Surnommé avec son frère « fils du tonnerre », il apparaît dans les Actes comme un compagnon ferme de Pierre. Ses écrits le montrent comme un témoin puissant de la divinité du Christ et un modèle de disciple.
Hayat Francis remercie la communauté pour son soutien dans l'épreuve qu'elle a traversée et voit dans le pèlerinage à Banneux la preuve de cette unité. Elle félicite Alfredo et Johnny, nouveaux organisateurs après Antoine Gebara et Elias, pour les visites, la messe byzantine et l'ambiance du retour. Elle suggère seulement de raccourcir la pause après la messe.
Trois jeunes de la paroisse racontent leurs Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne : l'Esprit Saint à l'œuvre, la joie de prier d'une seule voix avec des jeunes du monde entier et une expérience de rencontre avec Dieu. Le texte présente aussi les JMJ, fondées par Jean-Paul II en 1985, et des paroles du pape François aux jeunes.
L'auteur explore les sens du mot « croix » : une forme qui relie la terre au ciel, un objet porté ou dressé, une épreuve humaine, un mystère qui révèle jusqu'où va l'amour de Dieu et un signe de contradiction, échec devenu merveille à la lumière de la Résurrection. Il explique ensuite le signe de croix, qui nous relie au Christ et à notre baptême, et la place de la croix dans la liturgie, du dimanche des Rameaux au 14 septembre.
Pour le tricentenaire de l'union avec Rome, cette deuxième partie retrace l'histoire de l'Église melkite au XVIIIe siècle : les rivalités entre moines salvatoriens et chouérites et les patriarcats disputés de Cyrille VI Tanas, Athanase Jawhar et Théodose Dahan. Elle présente ensuite les patriarches Cyrille VII Siage, Agapios II Matar et Ignace IV Sarrouf, jusqu'à l'assassinat de ce dernier en 1812, avec les querelles autour du synode de Qarqafé et de Germanos Adam.
Une prière qui rend grâce pour les prêtres placés sur notre chemin et demande qu'ils soient enracinés dans l'Église et renouvelés chaque jour dans leur « oui ». Elle demande aussi pour les fidèles le respect et la reconnaissance envers eux, et la grâce de servir humblement à leurs côtés pour la venue du Royaume.
Le P. Antoine Tannous présente l'Eucharistie, action de grâce, comme le mystère des mystères qui couronne la vie de l'Église comme Pâques couronne les fêtes. Elle rend présent tout le mystère pascal et fait de la liturgie une parole reçue avant d'être une création humaine, avec la Parole et le Pain comme les deux sommets de la messe. Il conclut que communier, c'est accueillir l'amour de Dieu et devenir ce que l'on reçoit.
Chers frères et sœurs : la Pentecôte, l'onction et l'Eucharistie
Par P. Antoine Tannous
Pour le P. Antoine Tannous, la Pentecôte n'est pas un simple souvenir mais la vie quotidienne de l'Église. Il explique comment, dans le rite byzantin, baptême, chrismation et communion sont reçus ensemble et forment un seul chemin d'initiation. L'épiclèse sur le pain et le vin fait de l'assemblée une Église, et il invite chacun à vivre l'été comme un temps où l'Esprit agit.
À la suite de Charles Péguy, qui voyait dans l'espérance la petite sœur de la foi et de la charité, l'acteur Michael Lonsdale médite sur cette vertu qui fait avancer malgré un monde dur. Il cite l'acte d'espérance et y voit ce qui reste quand tout espoir semble perdu. Une note présente l'auteur, marqué par son rôle de frère Luc dans « Des hommes et des dieux ».
Pour la Fête-Dieu, l'auteur rapproche le pain et le vin offerts par Melchisédek à Abraham et la multiplication des pains, où Jésus refuse de renvoyer la foule. Il montre un Dieu qui partage et qui, dans l'Eucharistie, nous donne l'envie de partager sans limite.
Un petit conte sur un homme qui cherche en vain à saisir le bonheur pour lui-même : la fleur, le soleil et la guitare lui échappent. Le lendemain, il console un enfant, réchauffe une pauvre femme et accompagne des jeunes qui chantent, et il rentre en souriant. Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir.
Une prière en quatre strophes qui reprend le chemin d'Emmaüs : le Christ rejoint le croyant dans ses soucis, l'invite à la table de la Parole puis à celle du pain et du vin. Il l'envoie enfin comme témoin de sa résurrection.
Le texte énumère les moments où la vie paraît belle : la nature, l'amitié, un enfant, l'art. Les vacances permettent de goûter la joie d'exister, mais un manque demeure toujours. L'auteur y voit la soif de Dieu qui habite le cœur de l'homme.
Dans une homélie prononcée à la basilique le 13 juin 2011, Mgr Léonard présente le Cœur du Christ comme la révélation de l'amour de Dieu, enracinée dans l'Écriture et dans le côté transpercé d'où jaillissent l'eau et le sang. Il retrace cette spiritualité à travers les Pères, sainte Marguerite-Marie, Charles de Foucauld et les papes. Elle invite à demeurer dans l'amour du Christ et à lui conformer notre cœur.
Pourquoi saint Pierre et saint Paul sont-ils fêtés ensemble ? 29 juin
Par La Vie
L'article rappelle les parcours très différents du pêcheur de Galilée et du pharisien de Tarse, tous deux transformés par le Christ et morts martyrs. Saint Augustin souligne que leur mission est complémentaire. Il évoque aussi le pallium des archevêques, la fin du jeûne des Apôtres chez les Orientaux et l'origine de l'expression « déshabiller Pierre pour habiller Paul ».
Un paroissien raconte la participation de la paroisse à la procession de Hanswijk : un accueil chaleureux, des rencontres avec d'autres communautés et l'Ave Maria de Lourdes chanté en arabe devant les évêques. Il remercie Dieu pour le beau temps et voit dans cette journée un renforcement de l'unité paroissiale.
Le P. Xavier Eïd, curé melkite au Caire, a vécu à la lettre l'appel de l'Évangile à donner à quiconque demande. Sa biographie « Tu es prêtre pour l'Éternité », écrite par sa nièce Claude Laetitia del Marmol et son époux Jean-François van der Straeten, est présentée le 25 juin après la Divine Liturgie, en présence du patriarche émérite Grégoire III Laham et du P. Ugo Zanetti de Chevetogne.
Un poème de deuil écrit par Fadia Ghazzi pour son fils Toufik Achjy, décédé en mai. La mère y dit l'impuissance des mots, la solitude face à la mort et la beauté de l'enfant perdu. Elle termine en lui demandant d'avoir pitié de sa mère et de son père.
L'article présente la Pentecôte byzantine comme l'achèvement du temps pascal et la révélation de la Trinité, avec son icône et le lundi consacré à l'Esprit. Il en expose les fondements bibliques, du Sinaï et de Babel aux Actes, ses origines à Jérusalem selon Égérie et le lectionnaire arménien, et l'office de l'agenouillement avec ses trois longues prières. De nombreux extraits d'hymnes illustrent l'œuvre de l'Esprit qui rend l'unité et renouvelle l'homme.
Premier volet d'une série sur l'histoire de notre Église, qui situe sa naissance en 1724 et évoque le jubilé de son tricentenaire en 2024. Il explique le mot « melkite » (fidèles de l'empereur après Chalcédoine) et retrace les divisions du patriarcat d'Antioche : croisades, influence byzantine, liens intermittents avec Rome, missionnaires latins. Il se termine par l'élection de Cyrille VI en 1724 et sa reconnaissance par Rome en 1729.
Au début de juin, marqué par la communion de trois enfants et la fête du Corps du Christ, le P. Antoine Tannous explique que l'Esprit Saint, invoqué à chaque liturgie, transforme les offrandes et fait de l'assemblée le Corps du Christ. Il rappelle l'action de l'Esprit dans l'histoire du salut, de la création à la Pentecôte. Il souhaite que chacun emporte le Christ dans ses voyages d'été ou découvre, en restant en Belgique, un pèlerinage intérieur.
Chers frères et sœurs : réflexion sur la Samaritaine
Par Arlette Gebara
Pour le dimanche de la Samaritaine, A.G. médite la rencontre de Jésus au bord du puits avec une femme blessée qu'il ne juge jamais et qu'il guérit en se révélant comme le Messie. Elle nous demande où nous en sommes : nous cherchons la facilité, demandons beaucoup et remercions peu. Elle invite à ouvrir notre cœur au Christ et à nous laisser guider par lui.
Une prière de Mère Teresa au Seigneur crucifié et ressuscité, pour vivre les peines et les luttes quotidiennes comme des occasions de grandir et de lui ressembler. Elle rappelle qu'il faut mourir à soi-même pour ressusciter avec le Christ, et demande que sa joie soit en nous une force et un lien de paix et d'unité.
Dans cette prière, le cardinal Danneels contemple le « oui » du Fils, dit par sa croix et sa résurrection, et le « Fiat » de Marie qui contient toute humilité et disponibilité. Il demande au Père de pouvoir redire ce oui, surtout dans l'angoisse, en croyant que tout est possible auprès de lui.
Connaissez-vous la prière à Marie qui défait les nœuds ?
Le texte présente la dévotion à Marie qui défait les nœuds, née au début du XVIIIe siècle autour d'une peinture d'Augsbourg et chère au pape François. Il propose ensuite la prière qui confie à la Vierge les nœuds qui étouffent la vie et empêchent l'union à Dieu (repris sur Aleteia).
Un poème qui suit Marie comme une fille, une femme exilée et une mère semblables à celles de notre temps, depuis son oui jusqu'au Calvaire et au tombeau ouvert. Il la montre ensuite en aînée qui transmet la mémoire aux disciples, présence de miséricorde qui nous tient la main à chaque heure (Journal Dimanche, août 2021).
Fêté le 2 mai, saint Athanase, baptisé et fait diacre par l'évêque Alexandre, l'accompagne au concile de Nicée en 325 contre l'arianisme puis lui succède en 328. Sa vie de patriarche est marquée par de fausses accusations et cinq exils, à Trèves, à Rome et au désert parmi les moines. Il meurt à Alexandrie en 373, après avoir passé 17 de ses 45 années d'épiscopat en exil.
Dans cette homélie, Armand Veilleux explique que l'Ascension n'est pas un voyage dans l'espace mais le passage de Jésus, dans son humanité, du temps à l'éternité de Dieu. Il lit le récit de Luc comme celui d'une séparation : une forme de présence est retirée et une autre est donnée. Il appelle à rencontrer le Christ ici-bas, dans les épreuves et les joies de notre vie.
Une suite de tropaires byzantins de l'Ascension, tirés des « Grandes fêtes byzantines » de Nicolas Egender. Ils chantent la joie de la terre et du ciel et la stupeur des anges voyant la nature humaine élevée avec le Christ au-dessus d'eux, sur le trône divin.
L'hypodiacre Jean-Jacques partage une petite scène vécue le dimanche du Grand Pardon, alors qu'il consommait les Saints Dons à la prothèse. Un jeune acolyte nommé Christi lui apporte des biscuits et lui dit aimer son prénom parce que c'est celui de Jésus. Ému, l'auteur y voit la visite d'un ange.
Pour le 7e dimanche après Pâques, dimanche des Pères, un poème en arabe met en vers la prière sacerdotale de Jésus (Jn 17, 1-13). Le Christ y demande au Père de le glorifier, rappelle qu'il a fait connaître son nom et accompli sa mission, et confie à sa garde ceux qu'il lui a donnés.
Lors d'une visite aux nécessiteux dans la région de Beni Suef, une religieuse rencontre une vieille femme aveugle vivant dans une grande pauvreté, qui se dit pourtant comblée et répète la prière du pécheur. Bouleversée par sa joie et sa confiance, elle prend conscience des grâces qu'elle-même oublie de remercier. Elle comprend que c'est elle qui était aveugle, en méditant la béatitude des cœurs purs (Mt 5).
Cette longue étude (traduction adaptée) présente les deux récits néotestamentaires de l'Ascension et l'histoire de la fête, d'abord célébrée avec la Pentecôte puis à Jérusalem et Bethléem aux IVe et Ve siècles. Elle parcourt les lectures, les psaumes et les hymnes byzantins de la fête, tropaire et kondakion compris. Ses thèmes : l'intronisation du Christ, la restauration d'Adam, l'étonnement des anges, la joie des apôtres, la nuée et notre cité céleste.
Le P. Antoine Tannous rappelle que le mois de mai marial vient de l'Occident, alors que la tradition byzantine consacre plutôt août à la Mère de Dieu, entre la fête de sa Nativité et celle de sa Dormition. Il explique que notre piété mariale s'enracine dans la liturgie, qui lit les figures de l'Ancien Testament comme annonçant Marie, sans dépendre d'apparitions privées. Pour lui, l'union au Christ révèle Marie comme la joie secrète au cœur de l'Église.
Le P. Antoine Tannous rappelle que la mort sur la croix et la Résurrection forment une seule et même fête, ce qui explique le Chemin de Croix en quinze stations célébré cette année, dont la dernière était la résurrection. Le Ressuscité, apparu aussi à Thomas, porte encore les marques de la Passion mais il est lumineux, dans un corps spirituel où resplendit la lumière déjà entrevue à la Transfiguration. La Résurrection est nouveauté et étonnement.
Prière à saint Damien de Molokaï, apôtre des lépreux
Par P. Gabriel Phalip
Écrite en mars 2020, au temps de l'épidémie, cette prière s'adresse à saint Damien qui a partagé la vie des lépreux à Molokaï. Elle lui confie les soignants, les malades, les personnes âgées et isolées, les défunts et les dirigeants. Elle demande la force d'âme, le goût de la prière et la lumière de l'espérance.
Des hymnes byzantines du dimanche des Rameaux, extraites du livre de Nicolas Egender sur les grandes fêtes byzantines. Elles chantent l'entrée du Sauveur à Jérusalem, acclamé par les palmes et les cris d'Hosanna des enfants. Le nouvel Israël, l'Église des nations, est invité à fêter le Roi doux et sauveur annoncé par Zacharie.
Jésus a guéri, relevé et pardonné sans poser de conditions, en disant simplement « Va ». La Semaine sainte résume ce programme : le Christ ne demande pas de mortification mais la foi en son salut, qui pardonne toutes nos fautes. Le texte invite à aller jusqu'au lavement des pieds, à la croix et au tombeau, puis à répandre la joie de la vie.
Lors de l'audience du 23 mars 2016, le pape François présente les trois jours saints comme le mémorial d'un drame d'amour sans limite. Le Jeudi saint montre l'Eucharistie comme amour qui se fait service, le Vendredi saint est le sommet de l'amour offert à tous, et le Samedi saint est le jour du silence de Dieu, vécu dans l'attente avec la Vierge Marie. Il cite aussi Julienne de Norwich sur la joie du Christ d'avoir souffert pour nous.
Le Christ ressuscité donne un souffle nouveau qui pousse à annoncer la joie du salut sur les routes du monde. Même en des temps marqués par la guerre et les conflits, la Bonne Nouvelle que le pardon et la vie sont vainqueurs doit être portée avec ardeur. Un sourire ou un geste de réconfort suffit à communiquer cette joie, quelle que soit sa condition.
Thomas l'incrédule : Dieu, un bricoleur de génie !
Par P. Stan Rougier
Stan Rougier montre comment Dieu choisit ce qui est faible : d'un couple stérile il fait un peuple, d'un bègue un prophète, d'un renégat le premier pape, d'un persécuteur l'apôtre Paul. Avec Thomas l'incrédule, il fait un évangélisateur, envoyé chez les Parthes, les Perses et jusqu'aux Indes. Le texte est précédé d'un rappel sur le dimanche de la Divine Miséricorde demandé par sœur Faustine.
Homélie de saint Jean Chrysostome sur la fête de Pâques
Par Saint Jean Chrysostome
Saint Jean Chrysostome exhorte à célébrer Pâques non par l'excès de nourriture mais avec une volonté droite et un cœur pur, car la fête est toute spirituelle. Il explique que le Christ sans péché a pris sur lui la mort pour libérer Adam, comme un homme libre paie la dette d'un débiteur emprisonné. Il invite à garder la mesure après le jeûne pour la santé du corps et la dignité de l'âme.
Une méditation imaginée dans la bouche de la Vierge Marie, qui ne peut dormir au soir du Jeudi saint. Elle se souvient de l'Annonciation, de la pauvreté de Bethléem, de la fuite en Égypte, de la vie à Nazareth, de Cana et de la prophétie de Siméon. Le texte se termine par une prière demandant à Marie d'intercéder pour que notre foi grandisse.
L'article explique les offices de l'Époux (Nymphios) célébrés les premiers jours de la Semaine sainte : Joseph et le figuier stérile le lundi, la parabole des vierges sages le mardi, la femme pécheresse qui oint le Seigneur le mercredi. Il commente l'exapostilaire et les tropaires qui appellent à la vigilance et au repentir, puis le thème du Jugement et des enseignements secrets sur le mont des Oliviers. La liturgie y regarde Pâques à la fois comme Passion et comme retour du Seigneur.
Chers frères et sœurs dans le Christ : le mois du Carême
Par Arlette Gebara
Inspirée d'une lettre des évêques de France, Arlette Gebara présente mars comme le mois du Carême, un temps de retour sur soi avant la Semaine sainte et Pâques. Elle en retient quatre points : la prière qui fait la vérité sur notre vie, le jeûne qui fait penser à ceux qui ont faim, le partage avec les pauvres et les personnes à la rue, et la pénitence avec la réconciliation.
Le texte se demande pourquoi Marie n'a chanté sa joie qu'à la Visitation et y voit le temps long de la grâce. Dieu avait préparé le terrain, et Marie, nourrie des Écritures, se recevait entièrement de Lui dès l'enfance. Tout chrétien peut ainsi reconnaître les visites de Dieu par la prière, l'Écriture et une vie donnée au quotidien (texte transmis par Nicole).
Frère David Perrin, du couvent de Bordeaux, s'étonne qu'un Père qui vient de dire son amour au Jourdain laisse son Fils seul au désert. Il reconnaît dans ce cri notre propre question à Dieu dans les épreuves. Jésus nous apprend à demeurer dans nos déserts, soutenu par la Parole, l'Esprit et l'amour du Père, présent à ses côtés (Paroisses de Nivelles Contacts, février 2023).
Toute la création est l'œuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie
Par Saint Anselme de Cantorbéry
Dans cette prière à la Vierge, saint Anselme contemple Marie comblée de grâce, dont la plénitude fait reverdir la création. Le Fils unique du Père est aussi le Fils de Marie. Dieu est le Père de l'univers créé et Marie la Mère de l'univers recréé, car elle a enfanté celui par qui tout est sauvé (texte reçu de Jean Jacques).
L'auteur constate que l'homme d'aujourd'hui est épuisé par le bruit de la ville et de la maison. Beaucoup réapprennent un silence riche, dans la nature ou une chapelle de montagne, pour se recueillir et refaire leurs forces spirituelles. Ce silence dépose sur l'âme une paix comparable à la rosée.
Une prière de Michel Quoist sur la décision de faire silence pour prier, en fixant une seule chose ou en fermant les yeux. Un beau silence devant Dieu est déjà une prière, même sans rien sentir ni entendre. Le bulletin ajoute une invitation d'A. G. à garder le silence dans l'église avant et après la liturgie et à bavarder plutôt dans la salle paroissiale.
Une prière confiante adressée au Père avant de communier, qui reprend l'appel du Christ à venir à Lui. Le fidèle offre à Dieu son cœur, ses yeux, ses oreilles, sa bouche, ses mains et ses pieds. Elle s'achève sur les paroles de saint Paul : ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi (Aleteia).
Après une nuit de tempête, l'auteure se souvient de la parole de Jésus à Nicodème sur le vent qui souffle où il veut. Elle y voit l'Esprit, qui arrache les feuilles mortes de l'âme, fait lever la vie et apaise. Au matin, elle remercie le Seigneur d'expliquer son Royaume par des choses aussi simples que le vent (Journal Dimanche).
Dernière partie de la mise en vers arabes de l'hymne acathiste par Saïd Kadjo, couvrant les septième, huitième et neuvième odes. Les strophes chantent la Mère de Dieu à travers les figures de l'Ancien Testament, comme les trois jeunes gens dans la fournaise et le buisson ardent de Moïse. Chaque strophe revient au refrain qui la proclame plus sainte que tous et implore son secours. Les pages sont imprimées en ordre inverse (15 à 12).
Le P. Albert Naoum constate que le bénévolat perd de son importance dans un monde dominé par les intérêts, alors qu'il reste nécessaire pour vivre la foi chrétienne. L'acte d'amour posé librement vaut plus que ce qui est imposé, et la foi qui ne fait pas grandir l'humanité est vaine. Universel et gratuit, selon la parole « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement », le bénévolat purifie notre christianisme. Le texte est dédié à Toni et Arlette Gebara et à tous ceux qui servent dans la paroisse.
Un tableau attribué au pape François propose quarante gestes concrets pour le Carême 2023. On y trouve se convertir, dire merci, écouter en silence sans juger, appeler un proche oublié, se réconcilier et prier pour une famille en difficulté. La liste se termine par l'amour des autres et la communion au jour de Pâques.
Dans un dialogue par messages, un jeune demande pourquoi l'Église byzantine ne jeûne pas le samedi alors que le dimanche est le jour du Seigneur. Le prêtre explique que les chrétiens ont gardé le sabbat comme Jésus et les apôtres, en y ajoutant le dimanche, jour de la Résurrection, et qu'on ne jeûne pas le samedi sauf le Samedi saint. Le samedi célèbre la création, et le dimanche la nouvelle création. Les pages sont imprimées en ordre inverse (18 puis 17).
Saint Jean Chrysostome invite à accueillir le jeûne avec joie, car il ne fait peur qu'aux démons et libère de l'esclavage des passions. Il rappelle Moïse, Élie, les Ninivites, Daniel et les trois jeunes gens, sauvés par le jeûne, alors que la gourmandise et l'ivresse détruisent. Mais s'abstenir de nourriture ne suffit pas : le jeûne doit s'accompagner du combat contre le péché, de la prière et de l'effort spirituel. Le texte est suivi d'une courte réflexion du patriarche Youssef Absi sur le Carême, temps de lumière. Les pages sont imprimées en ordre inverse (21 à 19).
La mère, traduction de la chanson « Une mère » de Lynda Lemay
Le bulletin publie une traduction arabe de la chanson de Lynda Lemay. Elle décrit la mère qui veille sur ses enfants sans relâche et s'oublie pour sa famille, puis vieillit et s'éteint. La page se termine par des vœux à toutes les mères et une prière pour celles qui nous ont précédés.
Le P. Antoine Tannous retrace l'histoire de la fête du 25 mars : elle n'est apparue qu'au VIe siècle, à Constantinople, et fut fixée par l'empereur Justinien puis par le concile in Trullo en 692. Il évoque l'église des Piscines probatiques à Jérusalem, devenue Sainte-Anne et liée à l'Église melkite, la grande procession byzantine et l'introduction de la fête à Rome par le pape syrien Serge Ier. Il présente les hymnographes de la fête, comme Jean Damascène et André de Crète, ainsi que les lectures des vêpres, des matines et de la Divine Liturgie. Les pages sont imprimées en ordre inverse (24 puis 23).
Un texte poétique qui compare la vie à un grand livre et invite à habiller nos cœurs des couleurs de la création. Noël et Pâques y sont des étapes de joie et d'espérance, où nous trouvons en Jésus un ami et un guide. L'éditrice ajoute que le bulletin de janvier n'a pas paru à cause d'un déménagement, et demande aux lecteurs s'ils souhaitent encore le recevoir et si quelqu'un voudrait écrire.
Divine Liturgie à la paroisse Saint-Jean-Chrysostome, 15 janvier 2023
Par Cardinal Jozef De Kesel
Homélie du cardinal De Kesel lors de sa visite à la communauté melkite de Bruxelles, sur la guérison des dix lépreux. Jésus voit la misère et ne reste pas indifférent ; seul le Samaritain revient remercier, car la foi est une relation de confiance et d'amour, pas la simple croyance aux miracles. Le cardinal demande aux fidèles de rester fidèles à leur foi et d'être chrétiens en actes, au service de la paix et de la fraternité.
Une prière adressée au Père de toutes les familles pour appeler sa bénédiction sur la maison et sur ceux qui y vivent ou y passent. Elle demande la paix, l'unité dans l'Esprit Saint et que le travail de chacun devienne un message pour ses frères, sous le regard de la Sainte Famille.
Présentation de la fête du 2 février, quarante jours après Noël, appelée Sainte Rencontre ou Hypapante en Orient (Lc 2,22-38). Le texte retrace son histoire, de Jérusalem au IVe siècle à Constantinople sous Justinien, puis à Rome où elle devient la Chandeleur. Il explique aussi le sens de la purification, du rachat du premier-né et de la rencontre avec Syméon et Anne.
Une méditation sur l'appel des apôtres : face aux gourous qui manipulent les jeunes en quête de sens, Jésus appelle sans jamais piéger la liberté. Isaïe, Paul et Pierre montrent comment on est « pris » par la parole de Dieu et rendu libre de répondre par amour. Texte paru dans Famille chrétienne, repris de Paroisses de Nivelles, Contacts.
Une prière qui rappelle le chant des anges à Noël et la mort du Christ qui a abattu le mur de la haine. Vingt siècles plus tard, racisme, guerres et génocides reviennent sans cesse ; la prière demande au Seigneur de faire de nous des artisans de paix (extrait de « Nous prions », Éditions du Signe).
Une prière pour les familles, petites Églises domestiques, pour celles qui traversent la souffrance, pour les enfants, les parents et les grands-parents. Elle s'inspire du thème choisi par le pape François pour la rencontre des familles, commenté par les cardinaux Farrell et De Donatis qui citent l'exemple de couples saints (auteur inconnu, repris de Contact Nivelles).
Un poème en dialecte libanais consacré à l'église Saint-Jean-Chrysostome de Bruxelles. Il évoque ses murs, son encens et sa pauvreté riche, le pasteur qui porte les soucis, la jeunesse prête à servir et la joie de préparer ensemble la crèche de Noël.
Présentation du message du pape François du 10 janvier 2023 pour la 31e Journée mondiale du malade (11 février), intitulé « Prends soin de lui ». À la lumière du bon Samaritain et d'Ézéchiel 34, le pape rappelle que nul ne doit être laissé seul dans la maladie et que l'Église doit devenir un hôpital de campagne. Il voit dans les malades des prophètes d'humanité et conclut par une prière à Marie, Salut des malades.
Suite d'une adaptation poétique arabe de l'Hymne acathiste, avec les quatrième, cinquième et sixième strophes. Chaque strophe célèbre la Mère de Dieu par des images bibliques et se conclut par le refrain qui la proclame toute sainte et lui demande le salut.
La Rencontre, fête de l'entrée du Seigneur au Temple
Explication biblique et théologique de la fête, enracinée dans la loi de Moïse sur la consécration du premier-né (Ex 13) et la purification de la mère (Lv 12). Le texte montre que Marie, nouvelle Ève, accomplit ces rites sans y être tenue, et que Syméon accueille le Christ au nom de l'Ancien Testament. Il retrace enfin l'histoire de la fête en Orient et en Occident, jusqu'à la Chandeleur.
Le P. Antoine Tannous présente le Grand Carême, qui commence le 20 février, comme un temps favorable de renouveau personnel et communautaire vers la Pâque. À partir de l'image du semeur (Ga 6,9), il invite à semer le bien avec patience, en reconnaissant que Dieu est le premier semeur, et à vivre le Carême comme un temps de retrait, de prière et de lecture de la Parole. Il propose aussi aux paroissiens une journée de lecture spirituelle et des lectures en direct sur Facebook pour les malades.
Un poème qui part d'un monde divisé, rongé par l'angoisse et la tristesse des enfants, et se demande si la paix viendra un jour. Chaque année, la nuit de Noël, le miracle se renouvelle : la Sainte Famille est l'Amour et l'étoile est l'espoir. L'auteure invite tous les amis, proches ou lointains, à faire de leur vie une vie d'amour.
Une prière qui demande au Seigneur le don d'aimer comme lui, malgré le désir, la peur et l'agressivité qui habitent l'homme. Elle décrit cet amour qui protège les petits, cherche la justice, respecte chacun et pardonne les blessures les plus vives. Elle reconnaît que lui seul peut accomplir cela en nous.
Une méditation qui invite à vivre Noël de l'intérieur : offrir et recevoir des cadeaux avec le cœur, visiter les malades et les personnes seules pour leur apporter de la joie, aller à la messe pour remercier Jésus d'être devenu l'un des nôtres. Celui qui prie sincèrement et sert les plus petits fait Noël autour de lui.
Le texte explique l'origine de la couronne de l'Avent, apparue au nord de l'Allemagne au XVIe siècle, et la coutume d'allumer une bougie chaque dimanche avant Noël, inspirée d'un pasteur allemand. Chaque bougie a un sens : le pardon accordé à Adam et Ève, la foi d'Abraham, la joie de David et l'enseignement des prophètes, étapes du salut avant la venue du Messie.
Une prière de Dom Helder Camara adressée à Marie enceinte, qui s'interroge sur ce qui l'a rendue précieuse aux yeux de Dieu et trouve la réponse dans son humilité chantée par le Magnificat. Elle contemple le poids unique que porte la Mère de Dieu et son silence, qui rejoint le silence divin dans l'attente de la plénitude des temps.
Une prière de saint François d'Assise qui invite à acclamer Dieu, notre secours, en ce jour de joie où l'Enfant bien-aimé nous est donné. Elle rappelle sa naissance en chemin et la crèche où il fut déposé faute de place, et reprend le chant des anges : Gloire à Dieu et paix sur la terre.
Une prière de Charles Wachenheim, professeur émérite de théologie à Strasbourg, qui égrène des souhaits pour Noël : ouvrir nos cœurs au chant des anges, redécouvrir notre vocation de témoins du prince de la paix, rendre grâce et partager. Elle demande aussi d'apprendre à pardonner, à voir des frères dans nos adversaires et d'accueillir avec joie le Fils bien-aimé.
Un long poème marial en plusieurs chants (tasbiha), avec un refrain qui proclame la Mère de Dieu au-dessus de tous en sainteté et lui demande de nous sauver. Il salue la Vierge par des images bibliques et liturgiques : champ où a germé l'épi divin, table du pain de vie, source d'eau vive, épouse de Dieu, rose et lys qui ne se fanent pas.
Un récit méditatif du voyage de Marie et Joseph vers Bethléem pour le recensement, sans confort et dans le froid de l'hiver. Le Roi de gloire naît dans la pauvreté, sans médecin ni décorations, couché dans une humble mangeoire. Les bergers accourent à l'annonce de l'ange et l'armée céleste chante la gloire de Dieu.
Les lumières de Noël et la naissance de la Lumière
Par P. Antoine Tannous
Partant des décorations lumineuses de Noël et d'un enseignement du pape Benoît XVI (21 décembre 2005), le P. Antoine Tannous montre combien la liturgie byzantine, de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple jusqu'au tropaire de la Nativité, est traversée par le thème de la lumière. Il s'appuie sur la Genèse, Baruch, saint Luc, saint Matthieu, saint Jean et saint Paul pour inviter à rejeter les œuvres des ténèbres et à devenir lumière. Il termine par ses vœux pour l'année 2023.
Chers frères et sœurs dans le Christ : saint Jean Chrysostome et l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple
Par Arlette Gebara
Le mot du mois rappelle la fête patronale de saint Jean Chrysostome le 13 novembre, avec le texte de son tropaire, puis la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple le 21 novembre, qui invite à méditer la préparation intérieure de Marie. Il annonce le début de l'Avent le 27 novembre, à préparer dans le cœur plutôt que dans les achats, et invite à prier pour les malades et leurs familles.
Les saints sont présentés comme des phares et des intercesseurs dans une société qui rejette le Christ, avec des profils d'une infinie variété, des martyrs aux couples chrétiens. La Toussaint rappelle que nous sommes faits pour Dieu et que notre vie tend vers la vie éternelle. C'est la grande fête de l'espérance (éditorial de La Traversée, diocèse de Fréjus-Toulon, novembre 2021).
Ô Seigneur ! Transforme-moi en citrouille d'Halloween
Par P. Denis Boureux
Une courte méditation compare le chemin de la sainteté à la préparation d'une citrouille : la vider de ses pépins, c'est-à-dire de nos péchés, y percer des yeux et une bouche pour s'ouvrir à Dieu et au monde, puis y placer une lumière. On demande au Seigneur de mettre en nous sa Lumière pour rayonner dans la nuit.
10 citations de saint Jean Chrysostome en l'honneur de sa fête
Pour la fête du 13 novembre, le texte présente l'évêque de Constantinople, né à Antioche, surnommé « bouche d'or » pour sa prédication qui savait appliquer l'Évangile à la vie quotidienne. Suivent dix citations sur le Christ présent dans le pauvre, la conversion et la repentance, la colère, la prière pour les autres, l'amitié, l'amour de l'argent et la fierté de la croix.
Une prière d'action de grâce pour la présence de Dieu dans la solitude, pour la famille et pour une longue vie, avec ses joies et ses difficultés. Elle demande une foi plus grande, la capacité d'accueillir ceux qui souffrent et de transmettre les merveilles de Dieu aux jeunes. Elle prie aussi pour le pape François, l'Église, la fin de la pandémie et des guerres.
Les frères jumeaux Côme et Damien soignaient les malades sans se faire payer, d'où leur nom d'anargyres, et sont invoqués comme protecteurs des médecins et en cas de maladie. Le texte propose une prière traditionnelle qui leur demande d'obtenir du Seigneur la guérison des maladies et la libération du péché, pour nous, nos familles, nos amis et nos ennemis (texte reçu de Jean-Jacques).
Le pape François a annoncé que saint Irénée, deuxième évêque de Lyon, disciple de Polycarpe, deviendra le 37e docteur de l'Église. Face aux penseurs gnostiques qui méprisaient le corps et réservaient le salut à une élite, il affirma dans Contre les hérésies que le Fils de Dieu s'est vraiment fait homme et a récapitulé toute l'histoire humaine par amour. Fidèle à son nom, il obtint la paix dans la querelle sur la date de Pâques (Journal Dimanche, 17 octobre 2021).
Face à la course à l'activisme qui touche chacun, l'auteur propose trois attitudes : se concentrer sur l'essentiel en fixant chaque jour trois priorités, accepter nos limites qui deviennent source de grâce et d'humilité (2 Co 12,9), et faire confiance à Dieu, maître du temps, plutôt que vouloir tout contrôler (Paroisses de Nivelles, Contacts du 14 novembre 2021).
Un poème en arabe pour le 9e dimanche après la Croix (Lc 12,16-21) raconte le riche qui, après une récolte abondante, veut abattre ses greniers pour en bâtir de plus grands et se promet repos et festin. Une voix l'avertit que son âme lui sera redemandée cette nuit même et que ses trésors lui échapperont. Le poème conclut sur la vanité des richesses amassées.
Chrysostome préparait soigneusement ses homélies mais prêchait sans notes ; très populaire auprès du peuple, il se voulait conseiller plus que juge et critiquait durement le luxe des riches. Il nourrissait ses sermons d'images de la médecine, du sport et de la guerre, et de milliers de citations bibliques. Le texte évoque aussi la rudesse de certains discours, héritée de la rhétorique de Libanius, mais également sa joie spirituelle et sa louange des psaumes.
L'article présente les quelque 900 homélies de Chrysostome, prêchées dans une ambiance vivante où l'on applaudissait, et sa méthode de « condescendance » (synkatabasis) qui met la vérité à la portée des auditeurs. Il évoque ses sermons contre les spectacles, ses homélies sur Matthieu, sur la Providence et sur le baptême, ainsi que sa célèbre homélie pascale lue dans les Églises byzantines.
Chrysostome et la parabole du riche insensé (Lc 12,16-21)
Chrysostome n'a pas laissé de commentaire complet de cette parabole, mais des extraits de ses homélies ont été rassemblés dans la Catena Aurea. Il y enseigne que les richesses sont des biens neutres, qui peuvent servir le bien ou l'avarice, et que l'âme esclave des plaisirs perd sa royauté. Celui qui amasse laissera ses biens à d'autres et devra en rendre compte.
L'article retrace la vie de Chrysostome, né à Antioche vers 344, moine, puis prêtre et évêque de Constantinople en 397. Il détaille ses réformes : sobriété, hôpital et œuvres de charité, discipline du clergé et des moines, accueil des étrangers, lutte contre les hérésies et mission chez les Goths. Il raconte aussi ses conflits avec Eutrope, Théophile et l'impératrice Eudoxie, son exil et sa mort en 407 en disant « Gloire à Dieu en toutes choses ».
Le P. Antoine Tannous évoque sa mère, qui aurait voulu entrer chez les Filles de la Charité, et sa dévotion à sainte Catherine Labouré, dont le nom de baptême était Zoé ; elle est décédée le jour de la fête de la Médaille miraculeuse. Il raconte l'apparition de la Vierge à Catherine le 27 novembre 1830 et l'origine de la Médaille miraculeuse. Il termine par le souvenir d'une visite avec sa mère au corps de la sainte, rue du Bac à Paris.
Chers frères et sœurs dans le Christ : nous ne sommes pas seuls
Par Arlette Gebara
Dans un monde où aucun chemin n'est évident, surtout pour les jeunes qui cherchent un emploi ou des études, Arlette Gebara rappelle que Jésus et Marie nous accompagnent. Elle invite à une prière qui soit un vrai dialogue du cœur, telle qu'elle l'a vécue pendant ses hospitalisations. Elle partage une prière du cardinal Newman à l'ange gardien et demande de penser aux malades.
Dimanche des saints Pères du 1er concile œcuménique de Nicée
Par Saint Jean de Cronstadt
Dans cette homélie, saint Jean de Cronstadt explique que les Pères de Nicée ont défendu contre Arius la divinité du Fils, consubstantiel au Père, sans laquelle notre salut serait vain. Les prophéties, les miracles, la transformation des apôtres et le courage des martyrs témoignent que le Christ est vrai Dieu. Mais connaître Dieu ne suffit pas : il faut l'aimer de tout son cœur et l'imiter dans la sainteté, la patience et la miséricorde (traduit du russe par Nathalie Ogniben).
Le bienheureux Richard de Sainte-Anne, un saint méconnu passé par Nivelles
Né Lambert Trouvez à Beignée, il entre chez les franciscains récollets de Nivelles, marqué dès l'adolescence par le martyre de frères au Japon. Après des séjours à Rome, en Espagne, aux Philippines et au Mexique, il exerce un ministère clandestin au Japon. Arrêté, il meurt brûlé vif à Nagasaki le 10 septembre 1622, avec d'autres martyrs, il y a 400 ans (texte de l'Unité pastorale de Nivelles).
Pour la fête de saint Luc, l'article présente l'évangéliste comme un homme cultivé, probablement ni juif ni palestinien, grand connaisseur des Écritures et conteur de talent. Son Évangile montre Jésus comme le messager de la miséricorde, à travers des épisodes propres : le bon Samaritain, le fils prodigue, Zachée, le bon larron. Il renvoie au livre de Pierre Debergé sur la prière avec l'Évangile de Luc (repris de croire.la-croix.com).
Le texte reprend l'hymne de saint Paul puis en commente chaque trait à partir de l'exhortation Amoris laetitia du pape François. L'amour y est présenté comme patience, service concret, absence d'envie, amabilité, pardon et joie du bien d'autrui. Il excuse tout, préserve l'image de l'autre et fait confiance en respectant sa liberté.
Sœur Anne Lécu, dominicaine, remarque que les grands événements de la Bible se passent souvent la nuit, d'Abraham et Jacob jusqu'à la Passion et au matin de Pâques. La nuit est aussi le temps de la douleur, et y prier, c'est rejoindre tous ceux qui souffrent. Jésus passe la nuit dans la prière de Dieu, et la nuit devient un abri où poser un acte de foi et d'espérance.
Dans ce conte du Moyen-Orient, un vieil homme assis à l'entrée d'une ville répond à deux voyageurs qu'ils trouveront ici les mêmes gens que là d'où ils viennent, méchants pour l'un, bons pour l'autre. À un marchand étonné, il explique que chacun porte l'univers dans son cœur et découvre chez les autres ce qu'il sait y voir.
Chafik annonce son départ pour une mission de quatorze mois à Guayaquil, en Équateur, avec le mouvement catholique Points-Cœur, pour offrir une simple présence aux plus petits. Il raconte comment il a compris que sa vocation de chrétien est d'être auprès de son prochain. Il invite à le parrainer par la prière ou par un don et annonce une messe d'envoi (lettre aussi publiée en arabe).
Un long poème en arabe qui parcourt les prophéties de l'Ancien Testament sur le Christ, oint par l'Esprit, venu guérir, libérer et annoncer la bonne nouvelle. Il évoque ensuite son entrée à Jérusalem, sa Passion, le coup de lance et sa mort.
Le rôle de Dieu et de la famille dans la vie des enfants
À partir du témoignage d'une paroissienne âgée qui remercie Dieu pour sa santé et ses parents pour son éducation, l'article souligne la responsabilité des parents malgré la technologie. Les enfants apprennent d'abord par l'exemple et par les habitudes prises dans la famille, et ont besoin d'encouragement, d'attention et de respect. L'auteur souhaite aussi qu'un groupe de femmes de la paroisse transmette aux enfants des savoir-faire hérités de nos cultures orientales.
L'article montre comment la petite Thérèse de Lisieux, sans être théologienne, a vécu un amour ardent pour le sacerdoce et les missions. Après son pèlerinage à Rome, elle comprend que les prêtres ont besoin de prières et offre sa vie pour eux, accompagnant spirituellement deux frères missionnaires. Morte le 30 septembre 1897, elle est proclamée en 1927 patronne des missions par le pape Pie XI.
Octobre est le mois missionnaire mondial, cette année sur le thème « Vous serez mes témoins » (Ac 1,8). Le P. Antoine Tannous reprend le message du pape François : le témoignage est une mission reçue du Christ, vécue en Église et nourrie par l'Esprit Saint, jusqu'aux extrémités de la terre. Il présente aussi le projet soutenu par Missio en Belgique en République centrafricaine et invite à prier et à aider.
Arlette Gebara exprime la joie de retrouver le P. Antoine Tannous, les paroissiens et la chorale après l'été, et souhaite une bonne rentrée aux écoliers et aux étudiants. Elle annonce que les collectes de Noël, des Rameaux, du Vendredi saint et de Pâques ont rassemblé 4 200 euros, remis aux sœurs de l'orphelinat de Jabboulé. Le texte se conclut par une prière pour reconnaître le Seigneur dans nos frères et sœurs.
Une réflexion sur la fête de l'Assomption, très ancienne fête mariale qui célèbre avant tout le Christ et fait écho à l'Ascension. Par son oui au Père et son accueil de l'Esprit, Marie a permis au Fils de prendre notre humanité et devient la première-née de l'humanité sauvée. Son Assomption est une promesse de résurrection pour nous (Magnificat, août 2020).
Le pape François dénonce l'attitude qui ferme la porte aux personnes, comme une mère célibataire venue demander le baptême, et parle d'un huitième sacrement, celui de la douane pastorale. Il appelle à des saints d'aujourd'hui, en jeans et en baskets, priant chaque jour, engagés pour les pauvres et joyeux dans le monde sans être mondains. Le texte conclut que ces saints, ce doit être nous.
Après une nuit de tempête, l'auteure se souvient de la parole de Jésus à Nicodème sur le vent qui souffle où il veut, image de l'Esprit Saint. L'Esprit arrache ce qui encombre l'âme, fait germer la vie et apporte la paix. Le matin, devant le ciel apaisé, elle remercie le Seigneur d'expliquer son Royaume par des choses simples du quotidien.
Saint Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople
Par Monastère Sainte-Élisabeth (Minsk)
La vie de notre saint patron : né vers 347 à Antioche, baptisé en 367, moine, puis diacre en 381 et prêtre en 386, il devient un prédicateur célèbre surnommé Bouche d'Or. Archevêque de Constantinople en 397, il instruit le peuple, promeut les œuvres de miséricorde et laisse la Divine Liturgie qui porte son nom. Condamné à l'exil après le synode du Chêne, il meurt en chemin en 407 en disant « Gloire à Dieu en toutes choses ».
Un chant-prière adressé à Dieu pour qu'il aide à faire circuler l'amour sans le garder pour soi et à franchir les collines de la vie. Le priant rend grâce au Père qui lui a répondu quand il ne voyait plus et l'a entendu quand il était sourd. La page s'ouvre sur une courte parole du mystique Al Chibli.
Une parabole qui compare la vie à un tricot dont Dieu donne la laine et les aiguilles, chaque maille étant une journée. Les couleurs de la laine représentent nos joies, nos peines, nos doutes, nos espérances et notre foi. Le texte se termine par la demande du courage d'achever ce tricot pour qu'il soit digne de Dieu.
Mère Teresa reconnaît que les gens sont souvent ingrats, que le bien est vite oublié et que l'honnêteté rend vulnérable. À chaque constat, elle répond par un appel à aimer, à faire le bien, à construire et à aider malgré tout. Elle invite à donner au monde le meilleur de soi, même au prix de quelques blessures.
L'auteur raconte comment un livre de Charles Malik, lu dans sa jeunesse, l'a poussé à lire chaque jour un passage de la Bible. Il expose ses raisons personnelles, l'amour de la lecture et la curiosité, puis des raisons objectives : un livre ancien qui éclaire l'histoire, offre sagesse et modèles, et surtout par lequel Dieu lui parle et lui dit son amour. Il conclut en remerciant Dieu dont la Parole éclaire son chemin.
Un long poème en arabe qui parcourt les prophéties accomplies dans la vie de Jésus : la Vierge qui enfante l'Emmanuel, Bethléem, la fuite en Égypte et le massacre des enfants par Hérode, avec la lamentation de Rachel. Il évoque ensuite Jean-Baptiste, le messager annoncé, puis les tentations de Jésus au désert repoussées par la Parole de Dieu.
Commentaire de saint Jean Chrysostome sur Éphésiens 5 (homélie 20)
Par Saint Jean Chrysostome
Saint Jean Chrysostome présente le foyer comme une petite Église où mari et femme forment une seule chair. Il demande au mari d'éduquer son épouse avec une grande douceur et de bannir les mots « le mien » et « le tien », car tout est commun dans le mariage. Il conseille de chercher d'abord le Royaume de Dieu (Mt 6,33), le reste étant donné par surcroît.
Le P. Antoine Tannous rappelle que la Bible honore le mariage et que l'Église compte de nombreux couples saints. Il présente le père Henri Caffarel, fondateur en 1939 des Équipes Notre-Dame, qui rassemblent aujourd'hui quelque 60 000 couples dans 70 pays autour de la prière conjugale et du dialogue. Il espère que des couples de la paroisse rejoindront ce mouvement, car les familles ont besoin d'un soutien spirituel.
Après la fête de sainte Rita, patronne des causes désespérées, Arlette Gebara évoque les guerres, les maladies et les épreuves de nombreux paroissiens, et propose une prière d'intercession à la sainte. Elle confie aux prières les jeunes en période d'examens et leur souhaite de belles vacances. Elle remercie enfin le P. Antoine Tannous pour son dévouement et lui souhaite bonne route, qu'il reste ou parte vers une autre mission.
Une prière de Marthe Robin (revue Prier, 2010) qui appelle l'Esprit Saint à souffler comme un vent puissant sur les églises et sur toutes les maisons, riches ou humbles. Elle le nomme consolateur et source de toute vie spirituelle, et lui demande de remplir le monde et d'inscrire dans les cœurs les promesses du Père.
Une méditation du mystère de l'Assomption dans le rosaire, à partir du Magnificat (Lc 1,47-54). Faute de récit évangélique, c'est la Tradition, après le concile d'Éphèse, qui parle de la Dormition ou de l'Assomption de Marie, élevée corps et âme dans la gloire. Le texte rappelle que nous aussi sommes appelés à cette gloire, si nous répondons par notre « oui » à la parole du Christ.
Une prière d'un auteur inconnu (revue Rive Dieu, juillet 2014) qui demande au Seigneur d'apaiser la course du quotidien. Elle souhaite apprendre à prendre de petites pauses pour admirer une fleur, sourire à un enfant ou lire un bon livre. À l'image du chêne qui a grandi lentement, elle demande de s'enraciner dans les valeurs durables de la vie.
Dans ce texte célèbre, saint Bernard (1090-1153) compare la vie à une traversée dans la tempête. Face aux tentations, à l'orgueil, à la colère ou au désespoir, il invite à lever les yeux vers Marie, étoile de la mer, et à l'invoquer. Il demande de garder son nom sur les lèvres et dans le cœur, et d'imiter sa vie.
Une longue prière d'un auteur inconnu adressée au Père, par le nom de Jésus et l'intercession de Marie, pour être guéri et délivré de tout mal. Elle passe en revue l'intelligence, la mémoire, l'imagination, le cœur, la volonté et l'affectivité, en demandant la guérison des blessures, des peurs et des dépendances. Elle se termine par la demande d'une vraie conversion et d'une pleine liberté intérieure.
Tiré du livre de Michael Lonsdale « Il n'est jamais trop tard pour le plus grand amour », ce texte reprend l'image de Charles Péguy : l'espérance est la petite sœur qui entraîne la foi et la charité. Dans un monde dur, savoir que tout est entre les mains de Dieu permet de la garder, et l'auteur cite l'acte d'espérance. Une note présente l'acteur (1930-2020), qui a joué frère Luc dans « Des hommes et des dieux » (Paroisses de Nivelles, Contacts).
Le texte part d'une inscription d'un vieux calvaire flamand de 1632 où le Christ se plaint d'être la Lumière, la Route et la Vie sans être suivi ni aimé. L'indifférence est présentée comme un virus plus grave que la pandémie, venu du fond de notre nature. Il invite à se tourner vers Jésus et à prier pour les proches qui ne le connaissent pas (Paroisses de Nivelles, Contacts, 22 mai 2022).
Michel Quoist décrit la décision de faire silence pour prier, et les gestes simples qui y aident : fixer un seul objet, fermer les yeux, ne pas réagir aux bruits. Un beau silence devant Dieu est déjà une prière, même sans rien sentir ni voir, dans la nuit de la foi.
Un texte anonyme où quelqu'un demande qu'on l'écoute vraiment, sans conseils, sans jugement sur ses sentiments et sans vouloir résoudre son problème à sa place. L'auteur se demande si la prière aide parce que Dieu écoute simplement et laisse chacun trouver sa propre solution.
Une prière du pape émérite Benoît XVI qui s'adresse à Marie, Mère du « oui », qui a vécu avec Jésus à Nazareth. Elle lui demande de parler de Jésus aux jeunes, pour que leur foi rayonne comme lors de la Visitation et qu'ils fassent ce que Jésus dira, comme à Cana. Elle se conclut par le désir de voir Jésus et d'annoncer son amour.
Dans ce texte de Samuel Ullman, cher au général MacArthur, la jeunesse n'est pas un âge mais un état d'esprit fait de courage, d'imagination et d'émerveillement. On vieillit en abandonnant son idéal, et l'on reste jeune tant que l'on garde foi, confiance et espoir, ouvert à ce qui est beau et grand.
Un poème de Saïd Kajjo pour le 1er dimanche après la Pentecôte (Mt 19,27-30). Il s'adresse aux disciples qui ont tout quitté pour suivre le Christ, ont goûté l'amertume et la persécution à cause de son nom, et leur rappelle la promesse de siéger avec Lui pour juger les tribus.
Un poème de Saïd Kajjo pour le 2e dimanche après la Pentecôte (Mt 4,18-23). Il raconte l'appel de Pierre et André, puis des fils de Zébédée, au bord de la mer de Galilée, pour devenir pêcheurs d'hommes. Il évoque ensuite Jésus qui prêche et guérit les malades du peuple.
À l'occasion de la fête des pères, un père (texte signé « parole d'un père ») décrit l'émotion de devenir papa et la force du mot « papa » dans la bouche de son enfant. Il raconte comment cet amour a adouci l'homme dur et pressé qu'il était. Pour lui, montrer ses sentiments n'enlève rien à la virilité, c'en est au contraire le secret.
Le petit Martin voyage seul en train pour la première fois chez sa grand-mère. Pris de peur, il ouvre le papier que son père avait glissé dans sa poche et découvre que celui-ci est assis dans le dernier wagon. Ainsi les parents donnent des ailes et la confiance à leurs enfants, tout en restant discrètement derrière eux.
Une méditation qui reprend, vers après vers, la prière byzantine « Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité ». Chaque invocation devient une demande : que notre prière ne nous éloigne pas du monde mais conteste la société de consommation, reconnaisse humblement nos divisions et nos faiblesses, et nous renouvelle en ce temps de Pentecôte pour oser appeler Dieu Père.
Traduction d'un commentaire du père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, sur l'hymne latine du IXe siècle chantée à la Pentecôte et aux ordinations. Strophe par strophe, il explique les titres de l'Esprit (Créateur, Paraclet, don de Dieu, source vive, feu, onction, doigt du Père) et son action qui ordonne le chaos intérieur. Il montre l'Esprit qui éclaire l'intelligence, guérit le corps, guide nos choix et nous fait connaître le Père et le Fils.
Pour la fête des pères, la jeune Maryam surprend son père en lui lisant une lettre devant toute la famille. Elle évoque ses sacrifices quotidiens, la foi, la lecture de l'Évangile et le goût de la messe du dimanche qu'il a transmis, sa sagesse à table et son soutien dans les épreuves. Son frère conclut par un proverbe sur le fils qui ressemble à son père.
Une paroissienne du groupe des Myrophores raconte ses matins rythmés par les messages spirituels du P. Antoine Tannous et par l'Évangile du jour. Une remarque sur le christianisme, seule religion qui ose appeler Dieu « notre Père » (Mt 6,9), lui rappelle l'enseignement du P. Antoine Tannous sur la prière du Notre Père. Elle remercie Dieu pour ce père spirituel et lui souhaite une bonne fête des pères.
Un jeune homme agacé par les reproches constants de son père sur le gaspillage se rend à son premier entretien d'embauche. En chemin, il répare une poignée, déplace un tuyau qui débordait et éteint des lampes inutiles, et découvre que c'étaient justement les épreuves de l'entreprise, qui l'engage. Il court remercier son père, mais arrive trop tard : celui-ci est décédé (texte adapté).
À la suite d'un enseignement du père Marwan Atallah à la jeunesse sur l'accompagnement spirituel, l'article présente la pensée de Kallistos Ware (« Le Royaume intérieur ») sur le père spirituel. Il en décrit les trois dons : le discernement des cœurs, l'amour qui porte les souffrances des autres, et la guérison, avec des récits des Pères du désert. Il explique que l'obéissance du disciple est libre, que la relation est réciproque et que le vrai guide reste l'Esprit Saint.
Arlette raconte les longues semaines passées loin de la Divine Liturgie : une toux persistante, une prothèse du genou, sept semaines d'hôpital puis une quarantaine après avoir attrapé le covid, et un Carême et des Pâques très durs. Elle dit combien accepter est difficile, mais que la prière, la foi en Jésus miséricordieux et la prière des autres l'ont soutenue. Elle confie son espérance à la Vierge Marie, modèle de courage.
Une courte présentation du mois de mai, traditionnellement consacré à la dévotion envers la Vierge Marie. Elle est suivie d'une prière qui confie à Marie, Santé des malades, les besoins de tous. La prière demande que la joie revienne après l'épreuve, comme à Cana, et que nous fassions ce que Jésus nous dira.
Le père Michel Quenot présente les icônes de la Résurrection qui suivent les récits évangéliques : les Myrophores devant le tombeau vide, l'incrédulité de Thomas et l'apparition du Ressuscité à Marie-Madeleine. Il montre que le corps du Christ ressuscité est réel sans être soumis aux lois de ce monde. Chaque icône invite à vivre la Pâque comme un passage vers une vie nouvelle.
Le texte présente l'icône et la fête du troisième dimanche après Pâques, qui honore les femmes venues au sépulcre avec des aromates. Il cite ensuite une homélie de saint Grégoire le Grand : les parfums des Myrophores figurent les vertus avec lesquelles nous cherchons le Seigneur. L'ange assis à droite et vêtu de blanc annonce la vie éternelle et la joie de la Résurrection, fête des hommes et des anges.
La communion : ta première communion, une fête pour les chrétiens
Un texte adressé aux enfants explique que communier, c'est s'unir à Jésus et aux autres baptisés, et recevoir une force pour aimer. Il rappelle les repas de Jésus, les noces de Cana et la multiplication des pains, qui annoncent l'Eucharistie, mot qui signifie merci. Il se termine par un extrait de Jean-Paul II sur l'Eucharistie, source de charité.
Canonisation de Charles de Foucauld : prière d'abandon
Par Charles de Foucauld
À l'occasion de sa canonisation à Rome le 15 mai 2022, le bulletin présente Charles de Foucauld, religieux français qui vécut en Algérie et qu'on appelle le frère universel. Il reproduit sa prière d'abandon, par laquelle on remet toute sa vie entre les mains du Père avec une confiance infinie. Cette prière est tirée d'une méditation de 1896 sur la prière de Jésus en croix.
« Et il monta au ciel... », méditation sur le mystère de l'Ascension
Par Conférence des évêques de France
À partir des récits des Actes, de Matthieu et de Luc, cette méditation explique pourquoi Luc raconte deux fois l'Ascension : geste d'adieu dans l'évangile, début de la mission dans les Actes. La prosternation et la grande joie des disciples montrent la reconnaissance de la divinité de Jésus et une présence nouvelle du Christ par l'Esprit et l'Eucharistie. Résurrection, Ascension et Pentecôte forment un seul mystère qui ouvre à l'homme la vie divine.
Le père Alphonse Goettmann montre que philosophes et poètes ont reconnu que l'homme ne peut vivre sans joie, mais que seuls les prophètes en révèlent la source : Dieu lui-même. Il invite à relire sans cesse les psaumes et Isaïe comme des sources d'eau vive. Une vie authentiquement spirituelle se mesure, selon lui, à la joie qui nous habite.
François invite les jeunes à être des missionnaires de la joie
Par Pape François (Vatican News)
Recevant le 23 avril les jeunes du Congrès missionnaire des jeunes, le pape François leur a proposé trois verbes pour la mission : se lever, prendre soin et témoigner. Il a évoqué le fils de la veuve de Naïn et le Bon Samaritain, et mis en garde contre une foi de musée. Il les a invités à annoncer l'Évangile avec le sourire, en missionnaires de la joie et de l'amour.
Une histoire racontée par un évêque aux États-Unis, ami d'enfance du père de l'auteur : un serviteur remercie Dieu en toute circonstance, même quand le roi perd un doigt à la chasse, ce qui lui vaut la prison. Un an plus tard, des cannibales relâchent le roi parce qu'il lui manque un doigt. Le serviteur explique qu'en prison il a échappé au même sort, et rend encore grâce à Dieu.
Un poème pour le cinquième dimanche après Pâques (Jn 4, 5-42) qui met en vers la rencontre de Jésus fatigué avec la Samaritaine au puits de Sychar. Le dialogue passe de l'eau du puits à l'eau vive et au vrai culte en esprit et en vérité. La femme court annoncer aux habitants qu'elle a trouvé le Messie.
Un poème pour le quatrième dimanche après Pâques (Jn 5, 1-15) qui décrit les malades attendant l'agitation de l'eau à la piscine de Bethesda. Le paralytique raconte ses longues années d'attente, jusqu'au jour de sabbat où Jésus le guérit. Le poème évoque ensuite l'hostilité de ceux qui reprochent à Jésus d'agir le jour du sabbat.
Pour sa fête du 22 mai, l'article retrace la vie de sainte Rita : mariée contre son gré à un homme violent qu'elle transforma par sa patience, elle pardonna à ses assassins et entra ensuite chez les Augustines, où elle reçut une épine de la couronne du Christ au front. Il raconte le miracle de la rose et des figues trouvées dans son jardin en plein hiver, peu avant sa mort. Rita est aujourd'hui priée pour les causes désespérées.
Partant d'une tradition de son village de Maghdouché, où la Vierge attendait son fils, le P. Antoine Tannous présente l'Ascension comme la fête de l'attente de l'Esprit promis par le Père. Toute la vie est faite d'attentes, et l'Église les sanctifie dans l'Avent, entre l'Ascension et la Pentecôte, et dans l'attente du retour du Christ. Dieu est fidèle à ses promesses, mais le don de l'Esprit demande notre accueil dans les sacrements, le mariage et le service.
Le P. Antoine Tannous raconte le témoignage d'un confrère gravement malade qui, à l'hôpital, a vu une mère chanter pour son enfant mourant, et qui lui a appris à regarder vers Marie au pied de la croix. Il présente Pâques comme le passage des ténèbres à la lumière, en citant Mgr Georges Khodr. Face à la guerre en Ukraine, il appelle les chrétiens de la paroisse à prier et à œuvrer pour la paix, et souhaite à chacun un bon passage spirituel avec le Christ ressuscité.
Une courte méditation qui décline le don sous plusieurs visages : acte de foi, engagement pour l'avenir, déplacement vers l'autre, dépossession, humilité et geste d'amour qui offre le meilleur de soi. Le bulletin rappelle que les collectes des Rameaux et de Pâques sont destinées à l'orphelinat de Jabboulé au Liban.
Colette Nys-Mazure (Rivages, 2018) réfléchit au pardon dans la vie quotidienne et dans l'histoire : blessures involontaires, rumeurs impossibles à rattraper, trahisons entre proches, réconciliations entre anciens ennemis. Elle souligne que le pardon se demande sans pouvoir s'exiger et qu'il demande souvent du temps. Elle conclut sur le Notre Père, qui relie le pardon reçu au pardon accordé.
Le Serviteur souffrant, plus grand personnage de l'Ancien Testament
Par Jean-Michel Castaing
Jean-Michel Castaing (Aleteia) relit les chants du Serviteur dans le livre d'Isaïe, lus le Vendredi saint. Ce Serviteur sans nom guérit une multitude en retournant de l'intérieur ceux qui avaient approuvé sa condamnation, et il porte le péché des multitudes. Ce mystère ne s'éclaire pleinement qu'à la lumière de la mort et de la résurrection de Jésus.
Petit guide pour comprendre chaque jour de la Semaine sainte
Le texte parcourt la Semaine sainte jour après jour, des Rameaux à Pâques : entrée à Jérusalem, messe chrismale, annonce de la trahison de Judas, Jeudi saint et mise en croix, mise au tombeau du Vendredi saint, attente du Samedi saint. Il décrit aussi la veillée pascale avec les bougies et la porte frappée trois fois. Il inclut une prière pour les Rameaux, « Un rameau-signe ».
Une prière poétique qui écoute les bruits du printemps, bourgeons, oiseaux et jeune bétail, comme la mélodie d'une vie nouvelle après le silence de l'hiver. Elle y reconnaît le chant que Dieu adresse à tous, signe du retour de la vie à chaque résurrection.
Lambert Wers (Rivages, avril 2017) explique comment la pensée grecque a introduit le dualisme corps-âme et rappelle le débat entre sadducéens et pharisiens sur la résurrection. Il invite à considérer l'homme comme un tout, un être de relation, qui ressuscitera avec toute son histoire, le « comment » restant un mystère. La résurrection, source d'énergie pour les premiers apôtres, est déjà une dynamique vécue au quotidien.
Dans cette homélie de Pâques, l'évêque de Liège présente la résurrection du Christ comme la résurrection de l'amour : tout le bien fait par Jésus est réveillé et reçoit une valeur infinie. S'appuyant sur les Actes et sur saint Paul, il invite à devenir une pâte nouvelle. Il raconte l'histoire de Lauretta, une veuve de 80 ans remise debout par l'amitié de jeunes, et conclut que l'amour est plus fort que la mort.
Un poème pour le deuxième dimanche après Pâques (Jn 20, 19-31). Il raconte l'apparition du Ressuscité aux disciples enfermés, le don de l'Esprit Saint et du pouvoir de pardonner, puis le doute de Thomas et sa confession « Mon Seigneur et mon Dieu » huit jours plus tard.
Un poème pour le dimanche des Rameaux (Jn 12, 1-18). Il raconte le repas à Béthanie après la résurrection de Lazare, l'onction de Jésus par Marie et le reproche de Judas, puis la foule qui accourt avec des palmes pour acclamer le Fils de David entrant à Jérusalem.
Répondant à une paroissienne qui s'interrogeait lors d'un partage d'évangile sur l'expression « car il est écrit », l'article explique comment les premiers chrétiens ont relu la mort de Jésus à la lumière des Écritures, comme la mort du juste que Dieu relève. La mort sur la croix n'est pas l'exécution d'un plan fixé d'avance mais un événement éclairé par la foi en la résurrection. La vraie question n'est pas la mort elle-même, mais la manière d'accueillir sa fragilité devant Dieu.
Le dimanche des Rameaux, fin du Carême et porte de la Grande Semaine
L'article présente le samedi de Lazare et le dimanche des Rameaux, deux des douze grandes fêtes byzantines célébrées côte à côte, qui annoncent la résurrection générale. Il évoque les traditions arménienne, grecque et de l'Athos, la permission de manger du poisson ce jour-là et l'office de l'Époux célébré les premiers soirs de la Grande Semaine. Il montre que les Rameaux célèbrent à la fois la résurrection du Seigneur et la nôtre.
La pénitence, un chemin de vie et non une théorie : saint Jean Climaque et sainte Marie l'Égyptienne
Repris du site du Patriarcat orthodoxe, ce texte présente les deux saints fêtés aux quatrième et cinquième dimanches du Carême. Il retrace la vie de saint Jean Climaque, ermite puis higoumène du Sinaï et auteur de « L'Échelle » aux trente degrés, avec un extrait sur l'orgueil. Il raconte ensuite la conversion de sainte Marie l'Égyptienne à Jérusalem devant l'icône de la Mère de Dieu, sa vie au désert au-delà du Jourdain, sa rencontre avec le moine Zosime et sa mort.
Au seuil du Carême, Arlette Gebara rappelle ce que le confinement a coûté à la paroisse : communion sous une seule espèce, distances, salle fermée et contacts perdus. Pour marcher vers la lumière de Pâques, elle invite à un « nettoyage de printemps » du cœur : pardonner, renouer les amitiés et penser aux souffrants du Moyen-Orient. Elle propose une prière de lumière du mystique Mansur al-Hallaj.
Farid Malak rend hommage au docteur Georges Francis, décédé le 9 février 2022, frère de Hayat Francis. Recommandé par le P. Serge Descy et béni par le patriarche Maximos V Hakim, il fut le premier président du Conseil paroissial de 1980 à 1989. L'auteur salue sa discrétion, sa gentillesse et son dévouement à ses patients et aux autres.
Comme le vent, nos émotions (amour, colère, peur, tristesse) sont des forces qu'il est illusoire de vouloir enfermer ou contrôler totalement. Mais accepter n'est pas renoncer : le vent qui détruit fait aussi tourner les moulins et avancer les bateaux. L'auteur invite à accueillir, comprendre et canaliser ses émotions plutôt qu'à les refouler (revue Rivages, 2016).
Commentant le baptême de Jésus et ses quarante jours au désert selon Marc, l'auteure montre Jésus sur les traces de Moïse et d'Israël éprouvé au désert. Épreuve et tentation se disent d'un même mot : Satan pousse à refuser nos limites, tandis que Dieu en fait une bénédiction. Surmonter l'épreuve, c'est accepter humblement ses limites et s'ouvrir à la grâce (Rivages, mars 2018).
Un texte en courtes strophes qui définit la conversion : se tourner vers Dieu et se détourner des idoles, prendre le péché au sérieux, faire confiance à sa miséricorde et lui obéir. La conversion témoigne que l'homme et toute la création peuvent être recréés pour la vie, grâce à l'amour de Dieu en Jésus-Christ (auteur inconnu, Chemins de Pâques).
L'article retrace l'histoire du symbole de la croix : le poisson et le chrisme des premiers siècles, l'essor sous Constantin, puis l'évolution du Christ triomphant roman vers le Christ souffrant gothique, et la codification de l'art byzantin. Il évoque les œuvres contemporaines qui ont fait scandale et le retour à des croix montrant un Christ vivant. Pour le théologien François Boespflug, la crucifixion reste un sujet inépuisable (Dimanche, avril 2020).
Une liste de propositions pour vivre le Carême, chacune commençant par « Et si... » : remercier Jésus, lire un évangile entier, fixer un moment quotidien de prière, donner directement à quelqu'un, lâcher les écrans, servir sa paroisse ou se renseigner sur le sacrement de réconciliation (Carême pour tous 2022).
Une prière à Notre-Dame pour apprendre à dire « oui » comme elle, dans l'humilité, la simplicité et l'abandon à la volonté du Père. Le bulletin note que Charles de Foucauld devait être canonisé à l'Annonciation 2022.
Marie est la toute première disciple : elle croit au Christ avant même sa conception. Sa foi est un « oui » à la vie reçue de Dieu, qui avance là où tout semble impossible. La méditation applique ce oui à nos impasses, nos deuils et nos épreuves (Radio RCF Lyon).
L'auteur propose de nourrir la prière du Carême avec quatre psaumes : le 41 exprime la soif de Dieu, le 50 unit la confession du péché et celle de l'amour de Dieu, le 90 dit la confiance et le 21 fait entrer dans le mystère de la Pâque. Priés par le Christ, les psaumes nous font entrer avec lui dans la communion avec le Père.
D'où vient le mot Carême ? Trois mots pour le Carême
Le mot Carême vient du latin quadragesima dies, le quarantième jour avant Pâques, et rappelle les quarante ans au désert, les quarante jours de Jésus et ceux du déluge. Les dimanches, jours de résurrection, ne sont pas comptés. Le texte présente ensuite trois piliers : le jeûne orienté vers la conversion, l'aumône ou partage, et la prière comme dialogue avec Dieu.
Léon et Hala Khanji, de l'équipe Notre-Dame La Hulpe 1, racontent le choc de la séparation d'un couple ami émigré en Australie après 25 ans de mariage. Ils s'interrogent sur les causes de la crise des familles et proposent cinq points d'appui : un rendez-vous régulier du couple, le pardon, demander l'aide d'une personne de confiance, la prière conjugale et la pratique des sacrements de réconciliation et d'Eucharistie.
Le texte propose dix clés pour une prière exaucée, appuyées sur l'Écriture : la foi et la confiance, l'insistance comme l'ami de minuit et la veuve, l'action de grâce, la prière pour les autres, les demandes spirituelles, l'humilité, le rappel des promesses du Seigneur, la justice de la vie, la simplicité et l'invocation du nom de Jésus. Il se termine par la prière de saint Éphrem le Syrien.
Un poème en arabe pour le 5e dimanche du Carême (Marc 10, 32-45) : les fils de Zébédée demandent à siéger à droite et à gauche du Christ dans sa gloire. Jésus leur parle de la coupe amère et rappelle que le plus grand doit se faire serviteur, comme lui qui est venu servir et donner sa vie.
Un poème en arabe pour le 1er dimanche du Carême, dimanche de l'Orthodoxie (Jean 1, 43-51) : Philippe annonce à Nathanaël qu'il a trouvé celui dont Moïse a parlé, Jésus de Nazareth. D'abord sceptique, Nathanaël confesse Jésus Fils de Dieu et roi d'Israël après que celui-ci l'a vu sous le figuier, et Jésus lui promet de voir de plus grandes choses.
L'article présente Exodus 90, né en 2011 d'un prêtre américain dans un séminaire puis ouvert à tous les hommes par James Baxter, et qui réunit aujourd'hui plus de 50 000 hommes dans plus de 70 pays. Son « Carême de l'Exode » de 40 jours repose sur trois piliers : la prière quotidienne et la lecture de la Bible, l'ascèse (sommeil, sobriété, écrans limités, jeûne) et la fraternité en petits groupes hebdomadaires.
Méditation sur deux paraboles de Luc 15 : la brebis perdue et la drachme perdue. Le berger et la femme ne peuvent garder leur joie pour eux et appellent amis et voisins à la partager. L'auteure y voit la joie du ciel pour un pécheur qui se convertit, et invite à répandre la joie autour de soi.
Au nom des Myrophores, l'auteure raconte le baptême d'une nouvelle sœur célébré par le P. Antoine Tannous le dimanche 6 février, après le chapelet du premier dimanche du mois. Elle décrit l'évangile des Béatitudes remis à la baptisée, les onctions, la procession avec le cierge et la première communion. Elle y voit l'image du Père miséricordieux qui accueille l'enfant revenu.
Une prière de Carême signée par le P. Antoine Tannous, adressée au Père, à l'Esprit Saint et à Jésus : le pécheur demande à Dieu de le ramener à lui, de lui ôter son cœur de pierre et de le relever. Il supplie l'Esprit de l'accompagner au désert du jeûne et de répandre sur lui l'huile de la joie, et confesse Jésus comme son Sauveur. Elle s'achève en confiant la route du salut à Marie.
Chers frères et sœurs : un mois pour revivre l'Amour
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara confie la difficulté de préparer chaque mois le bulletin et appelle les paroissiens à envoyer des articles. En cette période de crise sanitaire où les masques nous privent du regard de l'autre, elle invite à retrouver le sens de l'autre et l'Amour du Christ. Elle encourage à revenir à la paroisse et à la Divine Liturgie, et souhaite un mois de fraternité, de prière et de joie.
Souvent fait par habitude, le signe de croix est un condensé de la foi chrétienne où se rejoignent le mystère de la Trinité et celui de la mort et de la résurrection du Christ. L'article cite le père Michel Walckenheid, puis reproduit un poème du père Jean Debruynne qui accompagne chaque geste : écrire Dieu sur ses pensées, le planter dans son cœur et laisser souffler l'Esprit d'une épaule à l'autre.
L'article présente saint Valentin de Terni, prêtre thaumaturge martyrisé à Rome vers 269, et la diffusion de son culte, notamment en Bavière. Il examine les hypothèses sur le lien entre le saint et la fête des amoureux, apparu vers le XIVe siècle, et rappelle qu'en 1969 le 14 février est devenu la fête des saints Cyrille et Méthode. Il se termine par une prière à saint Valentin pour les couples.
À partir de Romains 13, 8-10, André Wénin se demande comment l'amour peut être une dette et un commandement. Il montre que l'amour dont parle Paul est un engagement de la volonté, qui ne fait pas de mal à autrui, et que la convoitise nie déjà l'autre, comme dans l'histoire de David et Bethsabée. La Loi et ses interdits protègent ainsi l'amour contre ses caricatures (Rivages, 2018).
Dans ces quelques lignes, Gandhi témoigne que la prière a sauvé sa vie et lui a gardé la paix de l'âme au milieu des épreuves. Il la décrit comme la clé du matin et le verrou du soir, une alliance sacrée entre Dieu et les hommes.
Un poème d'auteur inconnu qui dit que le bonheur est tout petit et tout proche : dans le chant de la nature, le regard d'un enfant, le pain partagé et la main tendue. On le cherche en vain dans la fortune et le confort. Une note finale invite à le trouver, à le garder et à l'entretenir chaque jour comme une fleur fragile.
Le P. Antoine Tannous propose aux époux trois outils pratiques : dire à son conjoint le bien que l'on pense de lui, faire aussitôt le bien auquel on pense sans attendre la Saint-Valentin, et devenir différent quand on veut quelque chose de différent. Il invite le mari à entourer sa femme de paroles de tendresse et la femme à affermir et encourager son mari. Le texte se conclut par une prière pour que chaque couple garde Dieu à la première place, jusqu'à la croix et la résurrection.
Un poème arabe rimé pour le 17e dimanche après la Croix (Lc 15, 11-32). Il raconte le fils qui dilapide son héritage, tombe dans la misère, revient vers son père en demandant pardon, et la joie du père qui l'accueille. Il évoque aussi la colère du frère aîné et la réponse du père : ton frère était mort et il est revenu à la vie.
Un poème arabe pour le dimanche du Carnaval (Mt 25, 31-46). Il décrit le Fils venant dans sa gloire entouré des anges, qui sépare les brebis des boucs. Le Seigneur reconnaît comme faits à lui-même l'accueil de l'étranger, la visite du prisonnier et du malade, la nourriture et le vêtement donnés au plus petit de ses frères.
Un couple exilé du Proche-Orient s'interroge : avons-nous assez de résistance pour affronter maladies, épidémies, émigration et nouvelle culture ? Il constate que notre fragilité devient dangereuse quand nous comptons sur nos seules forces, loin de Dieu, en oubliant que Jésus est dans la barque. Il propose trois piliers pour la vie conjugale : garder l'estime de soi, oser demander pardon et pardonner, et apprendre à rendre grâce.
« L'homme quitte son père et sa mère, et s'attache à sa femme »
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous explique le verbe hébreu de Genèse 2, 24, qui signifie s'attacher, adhérer, mais aussi poursuivre quelqu'un avec ardeur. Le mari est appelé à rechercher sa femme sans cesse, sans croire avoir conquis son cœur une fois pour toutes, comme les amoureux qui font tout pour l'être aimé, et comme Jacob qui travailla quatorze ans pour Rachel. L'amour s'entretient comme un jardin, et le P. Antoine Tannous propose de bénir tous les couples le dimanche 13 février, veille de la Saint-Valentin.
Pour les fêtes, Arlette Gebara rappelle que tout est temporaire et invite à goûter le moment présent. Elle partage un texte de Boucar Diouf, reçu d'un ami du Canada, sur le temps qui file et le piège du « après » : le café refroidit, les enfants grandissent, les promesses s'oublient. Elle conclut par ses vœux de joyeux Noël et de bonne année.
À partir de la présentation de Jésus au Temple, l'auteure propose une forme de prière d'intercession : présenter à Dieu, en les nommant simplement, les personnes et situations qui nous tiennent à cœur. Ce geste de confiance laisse le Bon Berger décider de ce qui est bon, et nous fait recevoir, comme Siméon, la paix du Seigneur (Magnificat, février 2017).
Une préface de la liturgie ambroisienne célèbre le baptême au Jourdain, où le Père se fait entendre, où les cieux s'ouvrent et où l'Esprit apparaît comme une colombe. Elle chante les eaux baptismales qui délivrent de la malédiction antique et font des croyants des enfants d'adoption, ramenés à la gloire du ciel (Hymnes au Christ d'avant l'an mille).
Le texte explique que le mot baptême signifie « plonger » et que ce rite est une nouveauté de Jean le Baptiste, au Jourdain, fleuve du passage vers la Terre promise. Jésus, sans péché, le reçoit par solidarité avec les pécheurs, et c'est désormais lui qui baptise dans l'Esprit et le feu. Notre plongée dans l'eau nous fait passer par la mort pour participer à la résurrection (Magnificat, janvier 2019).
Le moine bénédictin Anselm Grün décrit le rôle du père : donner à l'enfant la confiance pour se lancer dans la vie, l'ouvrir au monde et l'aider à former sa conscience morale. Il montre les blessures laissées par un père absent ou violent, y compris sur notre image de Dieu. La parabole du fils prodigue et la paternité de Dieu, qui dépasse toute image humaine, peuvent aider à guérir.
Le texte reprend la célèbre prière des Confessions de saint Augustin : « Tard je t'ai aimée, beauté si ancienne et si neuve », où il confesse avoir cherché Dieu au-dehors alors qu'il était au-dedans. Guy Ruelle (Rivages, septembre 2017) présente ce pécheur devenu évêque d'Hippone, dont l'expérience reste un message d'espérance pour ceux qui cherchent un sens.
Un conte de sagesse chinoise attribué à Lao Tseu : un homme soupçonne le fils de ses voisins d'avoir volé sa hache et lui trouve toutes les allures d'un voleur, jusqu'au jour où il la retrouve. Le commentaire relie ce conte à l'appel de Jésus à ne pas juger et à porter sur autrui un regard d'amour (Rivages, janvier 2016).
Une prière du théologien protestant Karl Barth pour la nouvelle année. Elle demande pardon pour ce qui a été négligé, puis la lumière, un courage nouveau, une foi, une espérance et un amour plus grands. Elle s'achève en demandant à Dieu, fidèle hier, aujourd'hui et demain, de se montrer proche de chacun.
Dans cette prière, Thomas Merton avoue ne pas savoir où il va ni s'il accomplit vraiment la volonté de Dieu. Il croit pourtant que son désir de plaire à Dieu lui plaît, et s'en remet entièrement à lui, sans crainte même dans l'ombre de la mort.
Présentée par J.J., hypodiacre de la paroisse, cette « rêverie » d'un prêtre libanais imagine l'arrivée au ciel : l'accueil des parents et amis, l'ange gardien, les saints invoqués sur terre, la Vierge Marie, Notre-Dame du Liban, qui salue en libanais, puis le Christ, l'Esprit et le Père. Un texte souriant et plein d'espérance sur la vie éternelle.
À partir des « Ne crains pas » des récits de Noël, adressés à Zacharie, à Marie, aux bergers et à Joseph, le texte distingue la crainte de Dieu, faite de respect et de confiance et comptée parmi les dons de l'Esprit, de la peur qui paralyse. Il rappelle l'appel de saint Jean-Paul II à ne pas avoir peur et invite à laisser l'Esprit nous libérer de la peur, avec l'intercession de Marie et Joseph.
Message du pape François pour la Journée mondiale de la paix 2022
Pour la 55e Journée mondiale de la paix, le pape François a choisi le thème « Dialogue entre les générations, éducation et travail : outils pour construire une paix durable ». Face aux guerres, aux pandémies et à la crise climatique, il voit la paix à la fois comme un don d'en haut et comme le fruit d'un engagement commun. Il propose trois chemins : le dialogue entre générations, l'éducation et le travail au service de la dignité humaine.
Poème en arabe de Saïd Kajjo pour le 15e dimanche après la Croix (Lc 19, 1-10). Il raconte Zachée, le riche collecteur d'impôts de Jéricho, qui grimpe sur un sycomore pour voir Jésus, l'accueille joyeusement chez lui et promet de rendre ce qu'il a pris. Jésus répond qu'il est venu donner la vie aux pécheurs, non les punir.
Poème en arabe de Saïd Kajjo pour le 17e dimanche après la Pentecôte (Mt 15, 21-28). Il met en scène la Cananéenne qui supplie Jésus de guérir sa fille, insiste malgré le silence et le refus apparent, et répond que les petits chiens mangent les miettes tombées de la table. Jésus loue la grandeur de sa foi.
Pour 2022, les textes de la Semaine de prière ont été préparés par le Conseil des Églises du Moyen-Orient sur le thème « Nous avons vu son astre à l'Orient et nous sommes venus l'adorer » (Mt 2, 2). Le comité les a rédigés en ligne, dans le contexte de la pandémie, des injustices dans la région et de l'explosion du port de Beyrouth. La Semaine est célébrée du 18 au 25 janvier.
« Prendre chez toi Marie » (Mt 1, 20) et Joseph le juste
Par P. Antoine Tannous
Poursuivant sa réflexion sur saint Joseph dans l'Évangile de Matthieu, le P. Antoine Tannous rapproche l'annonce faite à Joseph de la Genèse : Joseph doit « prendre » Marie, c'est-à-dire l'accueillir comme un don de Dieu. Il médite sur les songes par lesquels Dieu parle dans la Bible, sur le sommeil confiant et sur l'attitude du juste qui refuse de livrer Marie à la honte. Il en tire des leçons pour les familles orientales en Belgique et rapporte l'anecdote du pape François et de sa statue de saint Joseph endormi.
Chers frères et sœurs : Noël et les enfants de Jabboulé
Par Arlette Gebara
À l'approche de Noël, Arlette Gebara rappelle que beaucoup de familles pauvres ou vivant dans des pays en guerre ne pourront pas faire la fête. Elle présente l'orphelinat de Jabboulé au Liban, où des religieuses éduquent avec peu de moyens des enfants de familles très pauvres, et explique le coût de leur scolarité aggravé par la pandémie. Le P. Antoine Tannous et le conseil ont décidé de lui consacrer les collectes de Noël et de Pâques.
Christine Ponsard explique que l'Avent ne prépare pas une naissance déjà advenue, mais fait mémoire de Jésus qui se donne à nous aujourd'hui et que nous attendons dans la gloire. Temps de pénitence et de dépouillement, l'Avent donne aussi un sens aux achats et aux cadeaux faits avec amour. Elle propose des idées pour le vivre en famille : couronne, crèche, cartes de vœux, visite à une personne seule (Famille chrétienne, 1996).
Une prière qui contemple la crèche ouverte à tous, alors que Marie et Joseph n'avaient trouvé que des portes fermées. Elle demande à Jésus de naître aujourd'hui dans toutes les maisons et tous les cœurs pour donner sa paix au monde.
Après une courte prière, Ornella Nasrallah rappelle qu'au-delà des décorations et des cadeaux, Noël est d'abord une fête de partage, surtout pour les plus démunis qui ressentent davantage la solitude. Elle propose de donner nos vêtements inutilisés, de partager la bonne nouvelle de la naissance du Christ et d'accueillir chacun sans préjugés, à l'image de Marie. Le texte est aussi publié en arabe dans le bulletin.
L'année spéciale saint Joseph, ouverte le 8 décembre 2020 par la lettre apostolique Patris Corde du pape François, se clôture le 8 décembre 2021. Le texte reprend les traits du père décrits par le pape : aimé, tendre et obéissant, accueillant la volonté de Dieu, courageux et créatif, travailleur, et père dans l'ombre dont le bonheur est le don de soi (Paroisses de Nivelles).
Une prière de saint Jean Eudes (1601-1680) qui salue Joseph comme modèle de pauvreté, de douceur et d'humilité. Elle bénit ses yeux, ses oreilles, ses mains et ses bras qui ont vu, entendu et porté le Verbe fait chair, puis la Trinité et Marie son épouse.
Une prière du cardinal Vingt-Trois qui parcourt la vie de Marie, de l'Annonciation à la Pentecôte en passant par la Visitation, Cana et la Croix. À chaque étape, elle demande à Marie d'apprendre à prier, rendre grâce, intercéder et veiller sur les familles.
Extrait du Porche du mystère de la deuxième vertu (1912) où Dieu s'étonne de l'espérance. À côté de la Foi épouse et de la Charité mère, l'Espérance est une petite fille née à Noël qui porte les autres et traversera les mondes.
Le texte oppose l'image idéale de Noël à l'exclusion des émigrés, à la solitude des personnes âgées et à la pauvreté. La simplicité de la naissance du Sauveur invite à la sobriété et au partage, signes de la vérité de cet événement. Noël pose deux questions : qui est Dieu pour nous aimer ainsi, et qu'est-ce que l'homme pour qu'Il pense à lui (Missel des dimanches 2019).
Une prière de la liturgie syriaque qui célèbre le Christ, image du Père, né de la Vierge Marie et honoré par les bergers et les anges. Elle demande de vivre la fête en œuvres de justice et bénit l'Église, ses pasteurs, les malades et tous les chrétiens.
Une prière de consécration à Jésus, Marie et Joseph pour être conduit à la Trinité et cultiver douceur, humilité et pardon. Elle confie sa propre famille pour qu'elle devienne une petite église domestique éclairée par l'Esprit Saint.
Saint Jean Chrysostome contemple le mystère de Noël où les anges chantent un Dieu sur la terre et l'homme élevé dans les cieux. Il montre comment les rois, les femmes, les enfants et les pécheurs reconnaissent chacun le Christ. Il veut se joindre à la fête non par des instruments, mais en portant les langes du Christ, son espérance et son salut.
Une longue étude biblique sur saint Joseph : sa place dans les évangiles, le sens de son nom depuis le patriarche Joseph, et les généalogies de Matthieu et de Luc qui le rattachent à la maison de David et à la tribu de Juda. L'article retrace l'histoire de cette tribu, puis montre que Joseph, charpentier respecté issu d'une lignée royale, sait d'où il vient. Il invite à changer notre regard sur Joseph, figure forte qui fait de notre histoire une histoire sainte.
L'article examine les versets de Matthieu et de Luc sur la conception de Jésus par l'Esprit Saint et le sens des mots grecs employés. Il évoque l'ADN mitochondrial transmis par la mère et rejette l'idée que Marie n'aurait été qu'une mère porteuse, puisque Jésus est de sa descendance. Il conclut que la Bible ne répond pas à ces questions et invite, avec saint Paul, à accueillir le mystère de l'Incarnation avec humilité.
Partant des prénoms choisis dans nos familles, l'article explique que dans la Bible le nom n'est jamais arbitraire : il dit la mission et l'être de la personne, d'où le respect du nom de Dieu, dont le nom YHWH n'était prononcé que par le grand prêtre. Il distingue les noms inspirés (Ismaël, Isaac, Jean, Jésus), les noms changés (Abraham, Sara, Pierre), les noms nouveaux (Marie « comblée de grâce ») et les surnoms comme Boanergès.
Un poème de M. Saeed Kajo pour le dimanche des Ancêtres (Lc 14, 16-24 ; Mt 22, 14) qui met en vers la parabole du grand dîner. Les invités se dérobent avec des excuses, un champ ou des bœufs, et le maître fait venir les pauvres et les boiteux, tandis que ceux qui ont refusé ne goûteront pas au repas.
Un poème de M. Saeed Kajo pour le dimanche de la Généalogie (Mt 1, 1-25), qui parcourt la lignée d'Abraham, Isaac et Jacob jusqu'à Marie, fille de David. Une seconde partie, « Marie la Vierge et Joseph », chante le doute de Joseph, l'annonce de l'ange en songe et la pureté de Marie qui porte le Sauveur.
Le P. Antoine Tannous part de la série Racines d'Alex Haley et de sa propre recherche généalogique commencée en 2012 pour expliquer pourquoi, dans un monde instable, beaucoup cherchent leurs ancêtres. Il met en garde contre l'idée que le passé était meilleur et contre une identité figée. Pour le chrétien, l'identité s'ouvre et grandit par le baptême et le nom nouveau que Dieu nous révélera, et il souhaite à la paroisse un saint Noël et une belle année 2022.
Chers frères et sœurs : Mgr Milad Jawish, évêque de Montréal
Le bulletin annonce avec joie la nomination par le pape François du P. Milad Jawish, curé de Saint-Jean-Chrysostome pendant huit ans, comme évêque de l'éparchie melkite de Saint-Sauveur de Montréal. Il retrace son parcours : moine basilien salvatorien, prêtre en 2000, études à Rome et doctorat en théologie biblique à Louvain, puis curé à Bruxelles et à Mieh Mieh. À la demande du P. Antoine Tannous, le numéro de novembre est consacré aux témoignages sur lui.
Une prière de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui, malgré sa petitesse, désire éclairer les âmes et annoncer l'Évangile dans le monde entier. Une seule mission ne lui suffit pas : elle voudrait l'avoir été depuis la création et jusqu'à la fin des temps.
L'hypodiacre Jean-Jacques évoque les huit années passées à servir aux côtés du P. Miled, qui a ramené la paix dans la paroisse et rempli l'église. Il loue ses homélies simples et profondes, son humour, sa disponibilité à toute heure et son refus de la médisance. Avec son épouse Maria, il confie à Dieu sa nouvelle charge d'évêque au Canada, à la fois grâce et croix.
Arlette remercie le ciel d'avoir envoyé à la paroisse un prêtre à la foi profonde, dont les homélies nourrissaient pour toute la semaine. Elle rappelle les groupes de prière qu'il a créés, l'essor de la chorale et son soutien personnel dans les épreuves de santé. Elle lui souhaite joie dans sa nouvelle mission, sans oublier de se reposer.
Antoine décrit le P. Miled comme un pasteur au visage bon et doux, qui a multiplié les activités pour tous les âges. Il souligne sa spiritualité communicative, sa manière accessible d'expliquer les Écritures et son détachement matériel de moine. Il le remercie pour huit années qui ont édifié la paroisse, poursuivies par le P. Antoine Tannous.
Président de l'ASBL Communauté Melkite, Toufiq Hadid dresse en treize points le portrait du P. Milad depuis son arrivée en 2011 : sens des responsabilités, doctorat à l'UCL, publications et conférences sur Vatican II et les encycliques. Il salue sa formation monastique, sa bonne gestion des biens de l'église, les groupes créés pour les jeunes, les couples et les réfugiés, et conclut qu'il est vraiment digne : Axios.
Nadia Chamoun, que le P. Milad avait choisie comme secrétaire, félicite le nouvel évêque et rappelle la formule d'accueil qu'il employait toujours. Elle évoque ses homélies, ses soirées évangéliques, l'heure d'adoration, le récital de Noël de la chorale et la préparation à la communion. Elle témoigne aussi de ses visites discrètes aux malades et de sa générosité, notamment dans la fondation de la fraternité des Myrophores.
Au nom des Myrophores, Bahaa Cheikh Hanna raconte comment, arrivés de la guerre et de l'exil, ils ont trouvé dans le P. Milad un guide et un soutien, qui leur a appris à goûter l'Écriture et à écouter l'Esprit Saint. Elle évoque les repas partagés, son premier article écrit après un programme au monastère Saint-Charbel de Bruxelles, et adresse ses vœux au nouvel évêque ordonné le 30 octobre 2021.
Saïd Kajjo raconte comment, arrivé à Bruxelles après l'exil, il a découvert dans cette église le rite byzantin melkite et la voix du P. Milad. Il loue sa douceur, son humilité, son attention aux nouveaux arrivants et l'encouragement donné à ses poèmes publiés dans le bulletin. Il félicite l'éparchie de Montréal pour son nouvel évêque.
Partant d'une chanson de Fairouz, Reem Marachli se demande ce que le P. Milad a laissé dans son cœur. Elle répond : l'amour simple qui écoute sans juger, une vie de partage et de relation personnelle avec Jésus, un Évangile vécu plutôt que des traditions. Texte en dialecte libanais.
Pour Sawsan Bsilis, l'élection du P. Milad comme évêque était attendue, tant il est enraciné dans l'Écriture, humble et doux. Arrivée en Belgique comme réfugiée, elle a trouvé auprès de lui une famille et a rejoint la chorale. Elle souligne qu'il a fait de la paroisse une grande famille où chacun, de tous dialectes et origines, trouve sa place pour servir.
Mina Naameh raconte comment, perdue dans le vide de l'exil, elle a croisé à l'église le regard du P. Milad, début d'une vie spirituelle nouvelle. Elle le compare au sel, à une étoile et à une bouée de sauvetage, un vrai pêcheur d'hommes qui les ramenait à la vie par la Parole. Elle conclut par le verset de Matthieu sur le serviteur bon et fidèle.
Hayat Francis voit dans l'arrivée du P. Milad, venu pour trois ans et resté huit, une récompense après une crise de la paroisse. Il n'a rien changé des règles mais a ajouté les soirées évangéliques et des comités pour les femmes, les familles, les jeunes et les enfants, ainsi que des pèlerinages comme celui de Medjugorje. Elle raconte aussi comment il est allé prier au chevet d'un jeune malade copte mourant.
Brigitte, Élias et Reem rappellent le commandement de l'amour et voient dans le P. Milad celui qui l'a vécu envers petits et grands. Même brève, leur rencontre avec lui leur a donné un exemple de dévouement, d'humilité et de noblesse. Ils lui adressent leurs vœux.
Shahnaz Marmeh se souvient des homélies du dimanche et des conférences spirituelles mensuelles où le P. Milad faisait commenter des versets en groupes. Malgré son doctorat, il visitait malades, personnes âgées et familles et répondait aux étudiants. Le jour de son départ, les jeunes l'ont porté sur leurs épaules.
Poème sur l'Évangile du jeune homme riche (Lc 18, 18-27), lu le 13e dimanche après la Pentecôte, le 28 novembre 2021. Le riche qui a gardé les commandements s'en va triste quand Jésus lui demande de tout donner aux pauvres ; mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.
Poème sur la parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37), lue le 8e dimanche après la Croix, le 14 novembre 2021. Le prêtre et le lévite passent à côté du blessé, tandis que le Samaritain le soigne, le conduit à l'auberge et paie pour lui.
Homélie de Mgr Milad Jawish le jour de son ordination épiscopale
Par Mgr Milad Jawish
Mgr Milad résume sa vie et son épiscopat en un mot : la Parole, depuis l'appel « Suis-moi » jusqu'à « Pais mes brebis ». Il décrit un épiscopat couronné par la Parole de Dieu, au cœur eucharistique, respirant par ses deux poumons, les prêtres et les fidèles, et fait d'amour et de veille. Il remercie ensuite le patriarche Youssef Absi, le pape François, son ordre basilien salvatorien, sa famille, les paroisses servies, dont Bruxelles, et ses futurs diocésains du Canada.
Chers frères et sœurs dans le Christ : octobre, mois de la mission
Par Arlette Gebara
Après le confinement et la reprise de la vie paroissiale, Arlette Gebara remercie le P. Antoine Tannous pour les liturgies suivies à distance et rappelle qu'être missionnaire, c'est aussi aider et rompre la solitude près de chez soi. Elle raconte pourquoi le pape a choisi le nom de François, l'homme de la pauvreté et de la paix. Elle signale le nouveau numéro de compte de la paroisse et invite aux dons pour l'orphelinat de Jabboulé.
Le texte explique comment chaque partie de la Divine Liturgie rappelle la vie du Christ. La Prothèse évoque à la fois Bethléem et la Passion, la liturgie des catéchumènes sa vie cachée et sa prédication, et la liturgie des fidèles son sacrifice. L'Anaphore, la communion et le retour des dons à la Prothèse rappellent la Cène, la Résurrection et l'Ascension.
Une louange du frère franciscain Guénolé Jousset (revue Prier, 2006) qui rend grâce à Dieu pour tous ceux qui le cherchent dans le doute ou la certitude, et pour les spirituels de tous pays et de toutes religions. Elle culmine dans l'acclamation du Dieu révélé par Jésus, devant qui l'on s'incline avec l'Agneau.
Présentation de saint Luc, médecin d'origine païenne et collaborateur de Paul, auteur de l'Évangile et des Actes des Apôtres, qui accompagna Paul jusqu'à Rome. Il écrit pour Théophile, « ami de Dieu », et à travers lui pour chaque lecteur. Son Évangile souligne l'action de l'Esprit Saint, la miséricorde de Jésus et la place des femmes (d'après Ta parole est un trésor, éd. Tardy).
Né à Assise en 1181 dans une famille riche, François change de vie après une maladie et l'écoute de l'Évangile : il se fait pauvre et annonce la joie et la paix. Il défend les pauvres et voit toute la création comme une grande fraternité, qu'il chante dans le Cantique du frère Soleil. Proclamé patron des écologistes en 1977, il est fêté le 4 octobre (repris de Franciscain.org).
Le diacre Olivier de Boisgelin médite sur la moisson : contrairement à la manne, le blé fait de l'homme un cocréateur par son travail. Des semailles d'octobre à la récolte de juin, le grain meurt et mûrit, image choisie par le Christ pour enseigner la vraie fécondité. Moulu et pétri, il devient le pain du partage et de l'Eucharistie (revue Prier, 2012).
Une prière du P. Thysman qui demande la paix du cœur et l'union avec tous ceux qui ont fait de leur vie une offrande d'amour. Le priant attend de voir le visage de Dieu et souhaite vivre pour lui seul le chemin qui lui reste.
Partant de l'icône présente dans chaque maison orthodoxe, passage vers le domaine de Dieu, Charles Singer affirme que chacun est lui-même icône de Dieu. Cette icône se peint avec toute la vie, ses gestes, ses hésitations et ses amours, et demande de contempler longuement le modèle.
Dans ces résolutions pour une seule journée, le pape Jean XXIII s'engage à vivre sans vouloir régler toute sa vie : être courtois, lire, faire une bonne action en secret et se fier à la Providence. Il se garde de la hâte et de l'indécision et refuse la crainte (repris de Contacts, paroisses de Nivelles, 2020).
Dans cette prière, le jésuite Jean Galot affirme que le temps donné à Dieu ou aux autres n'est jamais perdu. Le vrai temps perdu est celui de l'égoïsme, de l'orgueil et des frivolités. Il demande de remplir désormais chaque instant d'amour.
Cette prière de cinq secondes peut changer votre vie
Par Philip Kosloski
Pour ceux qui peinent à trouver du temps pour prier, l'article reprend le conseil de saint François de Sales : lancer vers Dieu de courts « traits d'amour » tout au long de la journée. De simples mots comme « Je t'aime Jésus » ou « Merci Jésus » suffisent, comme les petits messages entre amoureux (Aleteia, 2019).
Présentation du livre « Un moine en otage » (Éditions de l'Emmanuel), où le prêtre et moine syrien Jacques Mourad raconte à Amaury Guillem ses cinq mois de captivité aux mains de l'État islamique en 2015. Son témoignage éclaire la guerre en Syrie et se veut un appel à construire la paix.
Ornella Nasrallah raconte le baptême de Jeanne, catéchumène, célébré le 19 juin dans la communauté de Saint-Julien-le-Pauvre après deux années de préparation. Née dans une famille musulmane non pratiquante, Jeanne a cherché un guide après avoir lu la Bible. Son baptême invite chacun à redécouvrir le sien et à choisir la lumière reçue ce jour-là. Le texte est aussi publié en arabe (p. 20).
Pour leur fête du 22 octobre, l'article (d'après Wikipédia et un texte d'Émilie Neuve-Église) retrace l'histoire des sept jeunes chrétiens d'Éphèse emmurés dans une grotte sous Dèce et réveillés longtemps après. Il suit la transmission du récit, de Jacques de Saroug à la Légende dorée, et le compare à la sourate de la Caverne du Coran. Il évoque enfin le pèlerinage islamo-chrétien lancé par Louis Massignon au Vieux-Marché, en Bretagne.
Pour le 3e dimanche après la Croix (10 octobre 2021), Saïd Kajo raconte en vers l'Évangile de Luc 7,11-16 : Jésus, ému par les larmes de la mère, arrête le cortège funèbre et ressuscite son fils unique. La foule saisie de crainte glorifie Dieu, et la renommée de Jésus se répand.
Un poème en arabe de Saïd Kajo qui met en vers des préceptes du Sermon sur la montagne : ne pas servir Dieu et l'argent, amasser un trésor au ciel, dire oui ou non, tendre l'autre joue et donner son manteau. Le Christ y invite les fatigués à venir à lui et appelle à aimer ses ennemis et à pardonner.
Résumé traduit d'un chapitre de thèse en psychologie de l'Université Lyon 2 sur les raisons pour lesquelles la violence conjugale est surtout masculine. Les explications biologiques, sociologiques et féministes ne suffisent pas : le texte examine le rôle des traumatismes de l'enfance, de la fragilité intérieure et de la peur de l'abandon. Il décrit aussi plusieurs profils de personnalité violente, dont les personnalités narcissiques, paranoïaques et psychopathes.
Le P. Antoine Tannous partage la joie de la paroisse après l'élection du P. Milad comme évêque pour le Canada. Il explique la vocation de l'évêque : un don de l'Esprit Saint au service de la communauté, garant de la foi des apôtres et de l'unité, et avant tout centre de l'unique assemblée eucharistique dont les paroisses font partie. Il souhaite à l'évêque de longues années dans son nouveau service.
Chers frères et sœurs dans le Christ : reprendre la vie communautaire
Par Arlette Gebara
Au retour des vacances, Arlette Gebara se réjouit de retrouver des paroissiens partis ailleurs à cause des restrictions sanitaires et invite chacun à revenir à la paroisse et au café qui suit. Elle rappelle les fêtes du mois, la Nativité de la Vierge le 8 et l'Exaltation de la Croix le 14, et cite saint Paul sur le pardon mutuel et l'unité. Elle remercie le P. Antoine Tannous pour sa présence pendant tout l'été.
À partir du Liturgicon de Mgr Edelby, l'auteure parcourt les étapes de la Divine Liturgie, de l'encensement et de la grande litanie jusqu'à la bénédiction finale, en passant par la petite entrée, le Trisagion, la grande entrée, le Credo, l'anaphore et l'épiclèse. Elle explique le sens de chaque geste et de chaque symbole, comme l'encens, les flambeaux ou le zéon. Elle demande aux fidèles d'attendre que la chorale ait communié avant de quitter l'église.
Dans une chapelle, le priant dépose aux pieds de Marie ses joies et ses peines, et ose lui confier ses secrets et ses demandes les plus difficiles. Il lui reconnaît le pouvoir d'intercéder et de guérir, et lui confie ce qui est mort en lui pour qu'il renaisse (texte repris dans l'hebdomadaire Dimanche).
Exaltation de la vénérable et vivifiante Croix : prière d'invocation à la sainte Croix
Pour la fête de l'Exaltation de la Croix, le bulletin propose une litanie où chaque demande commence par « Sainte Croix de Jésus Christ ». Elle implore la pitié, l'espérance, la protection contre le mal et les accidents, et la route du salut, en l'honneur du Sang précieux et de l'Incarnation (source : catholique.fr).
Benoît XVI explique que la foi est un don, car c'est Dieu qui vient à notre rencontre, et une réponse qui transforme la vie. L'acte de foi est personnel, comme le « Je crois » du baptême, mais il naît d'un dialogue avec Jésus et nous est transmis par la communauté de l'Église. Notre foi n'est vraiment personnelle que si elle est aussi communautaire (texte repris du bulletin Contacts des paroisses de Nivelles).
Présenté comme « une très belle prière », ce texte commence par un message où Jésus dit à chacun qu'il l'aime et reste avec lui. Suit une prière au Père céleste pour bénir sa famille, entendue au sens large de tous ceux qui croient et espèrent, et pour remercier des grâces reçues et à venir.
Dans un slam écrit à 23 ans, Dylan Delperdange se souvient de l'enfance, où l'on donnait sans attendre et où l'on vivait unis, sans distinction de couleur, main dans la main avec Dieu. Il reconnaît avoir, comme d'autres, lâché cette main, et invite à la reprendre pas à pas par de petits gestes quotidiens (texte paru dans Dimanche en octobre 2020).
Le P. Ludovic Lécuru, moine bénédictin, décrit les vrais amis comme un trésor qui nous comprend et nous soutient, et propose de prendre soin d'eux par la prière. Sa prière rend grâce pour les amitiés, demande d'apprendre à servir sans jalousie et de rester fidèle malgré la distance, et de savoir demander aux amis de prier pour soi (texte repris du bulletin Contacts des paroisses de Nivelles).
L'auteur, originaire de Maghdouché près de Saïda, explique pourquoi l'Église fête la naissance de la Vierge, connue par la tradition apocryphe, et distingue « naissance » et « nativité ». Il présente l'histoire de la fête, née à Jérusalem au Ve siècle, et les trois lectures des vêpres (l'échelle de Jacob, la porte fermée d'Ézéchiel, la Sagesse qui bâtit sa maison), qui annoncent la virginité et la maternité de Marie. Joachim et Anne, couple stérile, deviennent image d'espérance et de la valeur de toute vie humaine.
Don Bosco, éducateur et guide spirituel de ses jeunes
Par Cardinal Ángel Fernández Artime
Dans un extrait de ses Étrennes de 2018, le recteur majeur des salésiens montre le lien étroit entre la mission éducative de Don Bosco et l'accompagnement spirituel des jeunes. Don Bosco créait un milieu accueillant et partageait avec eux jeux, travail et prière, si bien que la confiance et l'amitié naissaient facilement. Sa paternité spirituelle, sa bonté et son attention aux détails ouvraient les cœurs, comme le montre la conversion du jeune Michel Magon.
Jean le bien-aimé, un aigle dans le ciel du Seigneur
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous raconte comment, enfant au séminaire, sa classe a choisi saint Jean l'Évangéliste comme patron, attirée par l'image du disciple reposant sur la poitrine de Jésus. Il retrace la vie de l'apôtre à partir des Évangiles, des Actes et de la tradition : fils de Zébédée, témoin de la Transfiguration, fidèle jusqu'à la croix, exilé à Patmos puis mort à Éphèse. Il explique le symbole de l'aigle et invite chacun à se demander quel est son saint patron et ce qu'il lui apprend.
Un poème de M. Saïd Kajjo sur l'Évangile du premier dimanche après la Croix (Luc 5, 1-11). Il raconte la foule au bord du lac, la barque de Pierre, la nuit de pêche sans résultat, puis les filets remplis sur la parole du Seigneur. Pierre se reconnaît pécheur, et Jésus lui annonce qu'il deviendra pêcheur d'hommes.
Un poème de M. Saïd Kajjo sur l'Évangile du dimanche après la Croix (Marc 8, 34 à 9, 1). Il reprend l'appel de Jésus à renoncer à soi-même et à le suivre, et la question de ce que vaut le monde entier si l'on perd son âme. Il se termine par la promesse que certains verront venir le Royaume de Dieu.
En ce mois de septembre, le P. Antoine Tannous souhaite un bon retour à ceux qui sont partis voir leur famille et salue ceux qui, restés ici, ont réussi un examen ou fondé un foyer, en espérant une année pastorale moins perturbée par les mesures sanitaires. Il rappelle que, dans la Bible, le retour de l'exil à Babylone s'est accompagné d'une conversion et d'un renouveau spirituel, et que Jésus a commencé sa mission par un appel à se convertir. Il invite chacun, en reprenant sa maison, son travail et sa paroisse, à revenir aussi vers le Seigneur.
Chers frères et sœurs dans le Christ : réapprendre à vivre en communauté
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara espère la fin de la pandémie, qui a séparé les familles et masqué les visages, ici comme en Syrie et au Liban, et se demande si certains ont perdu le chemin de l'église. Elle remercie le P. Antoine Tannous, les chantres et ceux qui ont retransmis les offices de la Semaine sainte. À l'approche des vacances, elle invite à retrouver la communauté et la joie de la Sainte Communion.
Pourquoi saint Pierre et saint Paul sont-ils fêtés ensemble le 29 juin ?
Le texte retrace les origines très différentes du pêcheur galiléen Simon et du pharisien lettré Saül de Tarse, tous deux bouleversés par le Christ au point de changer de nom. L'un fonde l'Église, l'autre porte l'Évangile aux païens, et tous deux meurent martyrs à Rome. Avec saint Augustin, il explique qu'on les fête ensemble en raison de leur mission complémentaire.
Fêtée le 24 juin, la naissance de Jean-Baptiste est, avec celle de la Vierge Marie, la seule naissance de saint célébrée, et elle tombe six mois avant Noël, au moment où les jours raccourcissent. Saint Augustin y lit la parole du Précurseur : il faut que le Christ grandisse et que lui diminue. Le texte se termine par le tropaire de la fête.
À partir du récit de la Cène selon saint Luc, le texte présente les quatre récits de l'institution dans le Nouveau Testament et le discours sur le Pain de vie chez saint Jean. Au cours du repas pascal juif, Jésus donne sa vie en nourriture et inaugure la Nouvelle Alliance. La fraction du pain devient le geste des premiers chrétiens, source et sommet de la vie chrétienne.
Extrait d'un sermon de saint Jean de Damas (676-749) pour la fête du 15 août. Il chante la Vierge, arche vivante reçue dans les demeures célestes au milieu des chœurs angéliques. À l'opposé d'Ève, celle qui a porté la Vie ne pouvait être livrée à la corruption.
Né près de Dijon en 1090, Bernard entre à Cîteaux avec trente compagnons et sauve la réforme cistercienne, puis fonde Clairvaux dont il reste abbé près de quarante ans. Consulté par les papes et les princes, il écrit abondamment, notamment sur le Cantique des cantiques, et meurt en 1153. Le texte est suivi de sa prière à la Vierge, le « Souvenez-vous ».
Une prière d'auteur inconnu qui confie à Dieu joies et soucis et lui demande l'aide pour le chercher et connaître sa volonté. Elle implore la lumière pour voir sa place parmi les autres et le chemin tracé. Comme Jésus, le priant veut dire : non ce que je veux, mais ce que tu veux.
Une prière de Christine Reinbolt qui décrit la course quotidienne après le temps, jusqu'à l'épuisement du soir. Elle demande au Seigneur d'apprendre à prendre du temps pour respirer, contempler, écouter sa parole et prier, comme Marie assise à ses pieds. Arlette ajoute un mot invitant à la relire pendant les vacances.
Le texte rattache la fête au prophète Élie, modèle des ermites, et aux moines installés sur le Carmel, qui reçoivent une règle vers 1209 et dédient leur église à Notre-Dame. Chassés par la perte de la Terre sainte, les Carmes gagnent l'Europe et défendent leur titre de frères de la Vierge. La fête du 16 juillet apparaît vers la fin du XVIe siècle.
Le texte présente Ars, qui accueille chaque année un demi-million de pèlerins, puis la vie de Jean-Marie Vianney, né en 1786 et formé à la foi dans la clandestinité de la Révolution. Curé d'Ars dès 1818, confesseur infatigable et proche des pauvres, il meurt en 1859. Canonisé en 1925, il devient le patron de tous les curés.
Une prière proposée par la Congrégation pour le clergé, adressée au Christ présent dans le Saint-Sacrement. Elle demande que les prêtres parlent et agissent comme lui, servent l'Église sans crainte et restent fidèles à leur vocation dans la joie. Elle confie cette demande à Marie.
Partant de la règle de saint Benoît, le moine bénédictin Anselm Grün montre que la foi commence par l'écoute de la Parole. Il explique que l'on écoute aussi le ton et l'intention, que nos préjugés faussent souvent l'écoute, et que la vraie parole jaillit du cœur. Il invite à vivre l'écoute comme un acte d'amour.
Norbert Mallet propose des exercices pour les vacances : écouter les sons de la nature, puis une musique paisible les yeux fermés. Il rappelle que se taire et ne pas juger sont les conditions d'une vraie écoute. Il conclut sur l'hospitalité intérieure, qui accueille aussi Dieu qui frappe à la porte du cœur.
Une prière du Mouvement eucharistique des jeunes adressée au Christ transfiguré devant ses disciples. Elle lui demande de faire briller sa gloire sur nous et de raviver la foi et l'espérance de la transformation de nos corps. Elle se termine par le désir de vivre comme si nous voyions l'invisible.
Le jésuite Paul Favraux voit dans les vacances un temps de repos pour retrouver la nature et les relations, non une évasion. Les fêtes d'août, la Transfiguration et l'Assomption, révèlent le but de notre chemin. Il invite à ne pas négliger la prière et à guetter les traces de Dieu.
Extraits du « Porche du Mystère de la deuxième vertu » de Charles Péguy. Le poète invite à s'adresser hardiment à Marie quand les saints ne suffisent plus. Il la chante par une suite de contrastes, infiniment haute et humble, joyeuse et douloureuse, parce qu'elle est pleine de grâce.
Saint Jean Chrysostome commente la parabole du semeur : le Christ sème sa parole pour tous, sans distinguer riches et pauvres. Ce qui serait absurde en agriculture a un sens pour les âmes, car la pierre, la route et les épines peuvent devenir terre féconde. Le texte ouvre ainsi une espérance de conversion.
Un texte de sagesse, présenté comme trouvé dans une vieille église de Baltimore. Il conseille d'avancer paisiblement dans l'agitation, d'écouter les autres, de ne pas se comparer et d'être doux avec soi-même. Il invite à rester en paix avec Dieu, car le monde reste beau.
Ornella Nasrallah, paroissienne de Saint-Julien-le-Pauvre à Paris, raconte la Journée des chrétiens d'Orient du 9 mai 2021, où sa paroisse a fait découvrir l'Église grecque melkite catholique. Elle décrit une liturgie qui éveille tous les sens, de l'encens au pain levé de l'Eucharistie. Elle invite à porter avec fierté ces traditions et à accueillir les Occidentaux devenus orientaux. Le texte est aussi traduit en arabe (p. 28-29).
Un poème en arabe du professeur Saïd Kajo sur l'évangile du 6e dimanche après la Pentecôte (Mt 9,1-8), daté du 4 juillet 2021. Il raconte la foule qui entoure Jésus et les porteurs du paralytique, puis le pardon accordé et le scandale des pharisiens. Le poème se termine sur l'étonnement de la foule.
Un poème en arabe du professeur Saïd Kajo sur l'évangile du 3e dimanche après la Pentecôte (Mt 6,22-33), daté du 13 juin 2021. Il médite sur l'œil, lampe du corps, et sur l'impossibilité de servir deux maîtres. Il invite à ne pas s'inquiéter de la nourriture et du vêtement, à regarder les lis des champs et à chercher d'abord le Royaume.
La naissance de saint Jean-Baptiste (Lc 1,57-66.80)
Une étude biblique sur le récit de la naissance du Précurseur chez saint Luc. Elle s'attarde sur le sens du nom de Jean, « Dieu fait grâce », et sur celui de Zacharie, sur la main du Seigneur qui repose sur l'enfant et sur sa vie au désert jusqu'à sa manifestation à Israël. Elle montre Jean comme le pont entre l'Ancien et le Nouveau Testament.
Le P. Antoine Tannous explique que l'Église melkite a ajouté la fête du Corps divin le jeudi après le dimanche de Tous-les-Saints. Il retrace l'origine de la fête à Liège, avec la vision de Julienne de Cornillon, puis le miracle de Bolsena et son extension à toute l'Église en 1264, et l'office melkite traduit en arabe. Il relie la fête à la Pentecôte et à la présence du Seigneur ressuscité dans l'Eucharistie.
Chers frères et sœurs dans le Christ : Notre-Dame du silence
Par Arlette Gebara
Le mois de mai unit la joie du Christ ressuscité, l'Ascension et la Pentecôte, où l'Esprit Saint nous aide à faire fructifier les dons reçus. Arlette Gebara rappelle que le Seigneur ne se trouve pas dans l'agitation et propose une prière du P. Michel Hubaut (journal Dimanche) à Notre-Dame du silence, qui demande le silence de l'humilité, de la foi, de la joie pascale, de l'adoration et de la vigilance.
Après les confinements, une paroissienne de Saint-Julien-le-Pauvre à Paris rappelle que venir à l'église, avec l'iconostase, les chants byzantins, l'encens et l'Eucharistie, est une grâce. Elle déplore une « maladie » répandue : l'obsession des autres et du téléphone portable pendant la messe. Elle propose un jeu en deux tours : utiliser ses yeux pour vivre vraiment la liturgie, et sa bouche pour encourager plutôt que juger.
Le texte des litanies de la Vierge : après l'invocation du Christ et de la Trinité, une longue suite de titres donnés à Marie, Mère, Vierge et Reine, chacun suivi de « priez pour nous ». Les litanies se concluent par l'Agneau de Dieu et une oraison demandant la santé de l'âme et du corps par son intercession.
Prière pour demander la guérison d'un proche malade
Une prière à la Trinité, par l'intercession de Marie et de saint Raphaël, pour demander la guérison et le pardon d'un ami ou parent malade, en rappelant les guérisons opérées par Jésus. Elle propose de méditer Matthieu 9,1-8 et se termine par une présentation de l'archange Raphaël, dont le nom signifie « Dieu guérit », patron des guérisseurs et des voyageurs, avec une invocation.
Parole de Dieu pour l'Ascension : ici et maintenant
Par P. Sylvain Brison
Après quarante jours avec le Ressuscité, les Apôtres restent stupéfaits devant l'Ascension, et Dieu les ramène à la réalité. Le P. Sylvain Brison (Magnificat, mai 2018) souligne que le salut concerne d'abord notre vie présente. L'Ascension invite à vivre l'Évangile dans notre temps, les pieds sur terre et la tête déjà au ciel.
Mai, mois de Marie, se résume en trois clés : Marie, amour, intercession. Le texte propose une litanie personnelle à Marie, qui nous accompagne comme elle a servi Élisabeth et soutenu Jésus jusqu'à la croix. Il rappelle aussi les apôtres fêtés en mai, Philippe, Jacques et Matthias, et invite à marcher ensemble dans l'espérance (Magnificat, mai 2019).
Avec cette prière, l'amour maternel de Marie rayonnera sur votre maison
Par Philip Kosloski
Outre la bénédiction d'une maison par un prêtre, on peut invoquer sur son foyer la protection maternelle de Marie, dont l'amour dépasse celui d'une mère terrestre (Mt 23,37). Le texte, repris du site Aleteia, propose une courte prière demandant à Marie de bénir la maison et de la couvrir de son manteau.
Une prière au Père, au nom de Jésus et par l'intercession de Marie, pour être guéri dans toutes les dimensions de la personne : intelligence, mémoire, imagination, cœur, volonté et sensibilité. Elle demande aussi la guérison des blessures héritées ou reçues dans l'enfance et le milieu de vie, afin de porter les fruits d'un cœur capable d'aimer (texte trouvé sur internet, La Victoire de l'Amour).
Face aux mauvaises nouvelles, Pâques nous demande si nous osons croire en la force de vie. La Résurrection n'efface pas la passion : comme les disciples d'Emmaüs, nous rencontrons le Crucifié vivant qui remet en route. L'auteure voit les signes de cette force dans la solidarité, l'amour donné malgré l'épreuve et la résilience des enfants blessés (repris du bulletin de l'aumônerie Saint-Luc).
Avec l'Ascension et la Pentecôte se clôt le temps pascal, durant lequel Jésus a habitué ses disciples à sa présence. L'Ascension n'est pas un départ triste mais une apothéose, gage de notre victoire, et la Pentecôte transforme les disciples. Commence alors le temps de l'Église et de la mission, soutenu par l'Esprit et par Marie (Magnificat, mai 2013).
Une prière pour les jours qui précèdent la Pentecôte, adressée à l'Esprit de force, de douceur et de miséricorde. Elle demande de nous rapprocher du Christ, de mieux connaître sa Parole et de bénir les paroisses et communautés (Paroisses de Nivelles, Contacts).
Toute la création est l'œuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie !
Par Saint Anselme de Cantorbéry
Dans cette méditation, saint Anselme célèbre Marie, pleine de grâce, par qui toute la création est bénie. Le Fils unique du Père est aussi le Fils de Marie : Dieu est le Père de l'univers créé, et Marie la Mère de l'univers recréé. Dieu n'a pas voulu refaire sa création sans elle.
Trois courts récits de sagesse. Une sœur brodeuse montre que l'envers confus d'un canevas cache une fleur magnifique, image du dessin de Dieu dans nos vies. Un garçon privé d'un bras gagne au judo grâce à la seule prise qu'il maîtrise, avec saint Paul : « quand je suis faible, c'est alors que je suis fort ». Enfin, le diable montre qu'une simple goutte de miel peut déclencher une émeute.
Un père raconte que sa fille s'est étonnée de le voir se signer en sortant de la maison, en disant qu'en Belgique personne ne s'y intéresse. Il se souvient de sa mère qui lui répétait cette recommandation et invite sa fille à garder cette habitude sans honte. Avec saint Cyrille de Jérusalem et saint Paul (Ga 6,14), il présente le signe de croix comme une prière simple et un signe de victoire et d'espérance.
En 2018, le pape François a inscrit au calendrier romain la mémoire de Marie Mère de l'Église le lundi de Pentecôte, comme l'a expliqué le cardinal Sarah. L'auteur remarque que les longs offices byzantins de la Pentecôte ne mentionnent Marie que dans trois tropaires, car la Vierge y est vue au cœur de l'Église, avec les apôtres. Il cite l'hymne de l'Entrée à l'église qui en est tirée.
Un poème inspiré de l'Évangile du dimanche de la Pentecôte (Jean 7), où Jésus s'écrie à la fête : que celui qui a soif vienne et boive. Il décrit la division de la foule, les gardes qui reviennent sans l'arrêter et la réponse des pharisiens à Nicodème, pour qui aucun prophète ne vient de Galilée.
Un poème qui raconte en vers la guérison de l'aveugle-né (Jean 9) : les disciples demandent qui a péché, Jésus met de la boue sur ses yeux et l'envoie se laver à Siloé. Il décrit ensuite l'interrogatoire des pharisiens, la peur des parents et l'expulsion de l'homme guéri, jusqu'à sa profession de foi devant le Fils de Dieu.
Le décès de Mme Mayyada Bseliss, sœur de notre paroissienne Sawsan, a bouleversé ceux qui aimaient sa voix et sa personnalité. Son mari, le compositeur syrien Samir Kwifati, lui a dit adieu par des mots touchants, évoquant leurs concerts partagés et sa solitude. L'auteur y voit un témoignage chrétien de l'amour entre époux.
Adapté d'un texte de Jean Marie Kambale Mwamba sur le rôle de l'Esprit Saint dans l'Église selon la tradition orientale, l'article présente la liturgie comme service du peuple rassemblé et lieu de la koinonia, communion trinitaire. L'Esprit invoqué à l'épiclèse sanctifie les dons et les fidèles, et rend l'Église capable de réaliser le dessein de Dieu. Il explique aussi le dimanche de Tous-les-Saints après la Pentecôte et le rôle des icônes qui conduisent vers le Christ.
L'Esprit Saint dans ma vie et dans la vie de l'Église
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous témoigne que sa prière personnelle va surtout vers Jésus, mais que l'Esprit agit en lui, par l'Église et ses prières, comme une énergie discrète qui le pousse vers le Christ. Citant saint Athanase, il affirme que sans l'Esprit nous sommes étrangers à Dieu, et décrit la synergie entre l'effort humain et l'action de l'Esprit. Sans l'Esprit reçu à la Pentecôte, l'Église ne pourrait pas exister concrètement.
Chers frères et sœurs dans le Christ : la Résurrection de tout l'univers
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous rappelle que Pâques éclaire le sens de la croix et que la Résurrection ne nous concerne que si nous, baptisés, menons une vie nouvelle (Rm 6, 3-4). Sa lumière rejoint les vivants comme les défunts, et elle embrasse tout le cosmos, appelé à devenir le manteau lumineux du Christ. Il y voit une annonce dans le manteau éclatant dont Hérode revêtit Jésus (Lc 23, 11).
Un poème d'Edith Stein, tiré du recueil « Malgré la nuit », qui contemple le Ressuscité sortant en silence du tombeau à l'aube. La lumière de ses plaies traverse la pierre, et la nature, bénie par ses mains, s'illumine et acclame le Christ qui s'avance vers les hommes.
Une hymne de la liturgie byzantine, reprise du recueil « Hymnes au Christ d'avant l'an mille ». Elle chante l'arbre de la croix qui guérit l'amertume de l'arbre d'Éden et rouvre le paradis, avec le refrain « Seigneur, gloire à toi ». Elle demande au Christ ami des hommes de sauver les fidèles par sa croix.
Une prière de l'abbé Pierre qui demande au Seigneur de se souvenir des disciples d'Emmaüs, de leurs cœurs abattus et du feu de ses paroles. Se reconnaissant eux aussi las et pleins de doutes, les priants lui demandent de venir sur leur chemin afin de repartir annoncer la joie à tous.
Cet article de Famille Chrétienne rappelle que chaque personne est appelée à l'amour, vécu dans un choix de vie précis : mariage, vie religieuse, sacerdoce ou célibat. Il propose de discerner sa vocation en regardant ses talents, en écoutant les événements et surtout dans la prière. Une vocation se mûrit dans les renoncements et se vit dans la fidélité quotidienne, source de joie et de paix.
Commentant Jean 15, 1-8 dans le journal Dimanche, l'abbé Luc Lysy montre que tout le mystère pascal tient dans la parole « Je suis la vigne, vous les sarments ». Greffés sur le Christ, nous ne sommes ni errants ni isolés, et nous pouvons porter du fruit. Mais l'appel à demeurer en lui est pressant, car le sarment séparé du cep se dessèche.
Une courte notice sur saint Marc, auteur de l'évangile qui porte son nom, disciple de Pierre et de Paul et secrétaire de Pierre à Rome. Il évangélise l'Italie, la Libye et l'Égypte et fonde l'Église d'Alexandrie, dont il est le premier évêque. Patron de Venise et des notaires, il est fêté le 25 avril.
Deux récits édifiants. Dans le premier, un père plonge une pomme de terre, un œuf et du café dans l'eau bouillante pour montrer à sa fille que chacun réagit différemment aux épreuves de la vie. Dans le second, un prêtre prêche dans une église vide par une nuit d'orage ; des années plus tard, un jeune venu voler le tronc lui révèle que cette parole l'a converti.
Un poème en arabe de M. Saïd Kajjo inspiré du prologue de l'Évangile de Jean. Il chante le Verbe éternel, image du Père, par qui la vie a été donnée au monde, et l'Esprit qui leur est uni. Il évoque ensuite Jean le Baptiste, témoin de la lumière, et la grâce et la vérité venues par Jésus, au-delà de la Loi donnée par Moïse.
L'article explique pourquoi Jésus a été crucifié plutôt que lapidé ou décapité : n'étant ni citoyen romain ni soldat, et accusé selon la Loi, il a été livré aux Romains pour que sa mort soit humiliante et ne divise pas le peuple. Les chefs voulaient surtout lui appliquer la parole du Deutéronome sur le pendu maudit de Dieu (Dt 21, 23). Avec saint Jean Chrysostome, il montre que la croix, jadis signe de honte, est devenue source de gloire et de salut.
À partir de Jean 20, 6-8, l'auteur, prêtre melkite ayant servi en paroisse latine, compare les traductions du linge (soudarion) « roulé à sa place » dans le tombeau. Il y voit la mentonnière restée en place, signe que le corps n'a pas été volé et qu'il est ressuscité dans une dimension nouvelle, à la différence de Lazare. Il rapproche ce linge de celui où le serviteur de la parabole cache son talent, et invite à faire fructifier la Résurrection.
L'article présente les arguments historiques en faveur du tombeau vide : le lieu de la sépulture de Joseph d'Arimathie était connu, et les autorités juives elles-mêmes ont parlé d'un vol du corps. Le témoignage des femmes, peu crédible à l'époque, n'aurait pas été inventé, et Paul transmet dès l'an 55 la foi reçue des apôtres : il est mort, a été enseveli et est ressuscité (1 Co 15, 3-5). Le tombeau est vide parce que le Christ est ressuscité et est apparu à beaucoup.
Le P. Antoine Tannous reconnaît que la marche du Carême devient plus difficile vers la fin, comme une nuit spirituelle où la confiance remplace la compréhension. Il rappelle que la liturgie byzantine répète le mot joie des centaines de fois en Carême et à Pâques. À l'exemple de Jésus lavant les pieds et des femmes myrophores, il invite à porter l'Évangile par des gestes d'attention aux plus démunis.
Chers frères et sœurs en Jésus-Christ : le OUI de Marie
Par Arlette Gebara
À mi-chemin du Carême, Arlette Gebara invite chacun à regarder en soi ce qui doit encore changer, après une période de confinement qui a bouleversé nos habitudes. La fête de l'Annonciation propose le OUI confiant de Marie comme modèle face à la maladie, à l'isolement et à l'éloignement de l'Église. Elle appelle aussi à soutenir le Carême de partage pour les Sœurs de Jabboulé au Liban.
Publiée par le P. Antoine Tannous sur Facebook à l'occasion de la Journée mondiale des malades, cette prière confie au Cœur de Jésus nos vies, nos familles et notre santé en temps de pandémie. Elle se prolonge en une longue action de grâce pour tous ceux qui, dans la paroisse, ont accompagné les malades et les personnes isolées par un appel, une carte ou la communion apportée.
Le pape François propose un jeûne intérieur : renoncer aux paroles blessantes, à la colère, au pessimisme, aux soucis et à l'égoïsme pour se remplir de gratitude, de patience, de prière et de pardon. Pratiqué par tous, ce jeûne remplirait le quotidien de paix et de confiance mutuelle. Texte transmis par sœur Noémi.
Le premier dimanche du Grand Carême célèbre depuis 843 la victoire sur l'iconoclasme et le rétablissement de la vénération des icônes. Le texte retrace l'histoire de la crise, de Léon III au repentir de Théophile et à l'action de l'impératrice Théodora. Refuser l'icône revenant à refuser l'incarnation, la fête rappelle aussi que le jeûne est une ascèse du regard (Lc 11,34).
La fête des Saintes Reliques, 2e dimanche du Carême
Par Abbé L. Jaud
Tiré de la « Vie des saints pour tous les jours de l'année », ce texte défend le culte des reliques des saints contre les critiques protestantes, en s'appuyant sur le concile de Trente et sur l'usage de l'Église depuis le premier siècle. Les corps des saints ont été temples de l'Esprit et attendent la résurrection glorieuse. L'auteur invite à vénérer les reliques et à aimer les pèlerinages aux tombeaux des saints.
Prière à la Sainte Croix envoyée par le pape Léon III à Charlemagne
Présentée comme trouvée en 802 et envoyée par le pape Léon III à Charlemagne, cette prière répète l'invocation « Sainte Croix de Jésus-Christ » pour demander pitié, espérance, protection contre le mal et le chemin du salut. Elle se termine en l'honneur du Sang précieux et de l'Incarnation du Seigneur (repris du Site Catholique de France).
Prière d'invocation à la « Sainte Croix de Jésus-Christ »
La fête de la Croix revient trois fois dans l'année liturgique, dont le 3e dimanche du Carême. Le texte explique le rite très ancien de la vénération de la Croix, venu d'Orient : la mort est entrée par un arbre et la vie a jailli par un autre. Ce n'est pas le bois qui sauve, mais l'amour total du Christ qui donne sa vie (repris de prier.presse.fr).
L'auteur, évêque émérite de Limoges, s'adresse à Joseph, le juste et le silencieux, comme à un ami. Il lui demande de le guider dans les nuits et de lui dire où trouver le Seigneur dans le travail, l'épreuve, l'espérance et l'amitié. Il prie pour apprendre à reconnaître Dieu dans le quotidien et garder un cœur ouvert.
Une méditation en trois temps sur la venue de l'ange : la parole qui fait de l'humble servante la femme la plus vénérée, le trouble de Marie et son acquiescement sans tout comprendre. Après chaque étape, le priant demande à Marie, sa sœur, d'apprendre à mettre sa joie dans la grâce, à obéir avec confiance et à être serviteur du Seigneur (Chemins de Pâques, Éditions du Signe, 1989).
Le poète latin saint Paulin de Nole (353-431) chante la Croix comme amour indicible de Dieu, lien de paix entre l'homme et le Christ et échelle vers le ciel. Un commentaire rappelle que l'instrument du supplice est devenu le symbole essentiel des chrétiens et le nouvel arbre de vie, à la place de celui perdu en Éden (Prières des premiers chrétiens).
Sainte Jeanne de Chantal (1572-1641) s'abandonne entre les bras du Seigneur, dans la joie comme dans la peine. Elle promet de suivre le chemin tracé par Dieu sans chercher le pourquoi des événements, en ne regardant que lui. Méfiante envers sa propre faiblesse, elle s'appuie sur sa bonté et sa miséricorde.
Méditation du pape François pour le dimanche des Rameaux
Par Pape François
Le pape contemple l'entrée joyeuse de Jésus à Jérusalem, qui a réveillé l'espérance des humbles et montré le visage miséricordieux de Dieu. Sa parole centrale est la joie : un chrétien ne peut être triste, car sa joie naît de la rencontre d'une Personne, Jésus, qui marche avec nous. Il exhorte à ne pas écouter le découragement et à ne pas se laisser voler l'espérance.
Dans sa chronique pleine d'humour, Farid Malak rappelle que mars est d'abord le mois du Carême, qu'il avoue ne pas toujours respecter. Il ironise sur les fêtes commerciales, la planète Mars et la course des laboratoires pour le vaccin contre le Covid-19. Il conclut sur toutes les incertitudes du confinement et de la pandémie.
Poème de Saïd Kajjo sur la résurrection de Lazare : la maison de Béthanie, la maladie de Lazare, l'attente de Jésus, la rencontre avec Marthe puis Marie en pleurs (Jn 11). Il décrit les larmes du Seigneur, l'appel « Lazare, sors ! » et la sortie du mort, qui conduit une partie des Juifs à croire et d'autres à nourrir leur haine.
Bahiyya Cheikh Hanna décrit un matin de printemps : le soleil dans la chambre, le jardin fleuri, les papillons et les oiseaux. Une hirondelle migratrice revenue semble annoncer le retour du printemps, saison du renouveau, du don et de la bénédiction.
D'anciens étudiants devenus prospères se plaignent du stress chez leur vieux professeur, qui leur sert du café dans des tasses de toutes sortes. Il leur fait remarquer qu'ils ont tous choisi les plus belles : si la vie est le café, le travail, l'argent et le rang ne sont que des tasses. L'histoire invite à savourer la vie sans envier les autres (Ph 4,11).
Dans ce poème, Saïd Kajjo loue saint Joseph, le plus pur des époux, gardien silencieux de la Vierge et de l'Enfant. Il évoque ses doutes apaisés par le songe où l'ange lui révèle le mystère de l'Incarnation, puis sa vie de travail humble et de chasteté. Il se termine en demandant son intercession à l'heure de la mort.
L'article définit la dépendance affective comme un attachement excessif qui fait tout sacrifier à l'autre, jusqu'à sa liberté et ses convictions, et en décrit les symptômes : indécision, émotions extrêmes, manipulation. Il montre qu'elle empêche d'aimer vraiment Dieu et le prochain, et propose, au-delà des thérapies, la lumière de la foi : le détachement (Mt 18,9), la prière et la solitude habitée par Jésus, qui apprend à se regarder comme Dieu nous regarde.
Le P. Antoine Tannous explique comment la fête du 25 mars est née, neuf mois avant Noël et à l'équinoxe de printemps, et pourquoi les Pères y voient le commencement du salut. Il rappelle que le concile in Trullo (692) a permis de célébrer la liturgie de la fête même pendant le Carême. Il présente enfin la mise en dialogue populaire du canon de l'Annonciation entre l'ange et la Vierge par Saïd Kajjo, sur des airs libanais, avec des extraits.
Chers frères et sœurs : le Carême, temps des actes
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara présente le Carême comme un temps d'actes concrets pour marcher avec le Christ vers la lumière de Pâques, au-delà d'une simple recherche de bien-être. Jeûner ne suffit pas : il s'agit aussi de faire une « lessive » intérieure, de renoncer aux bavardages et aux critiques, et de vivre la charité. Le Carême commence le 15 février pour les Byzantins, et le bulletin rappelle le nouveau compte bancaire de la paroisse, privée de recettes par la pandémie.
Le texte présente l'Acathiste, hymne byzantine à la Mère de Dieu chantée debout les vendredis de Carême, nourrie par les Écritures et les conciles de Nicée, d'Éphèse et de Chalcédoine. Il explique sa structure en 24 strophes : la première partie suit l'histoire du salut de l'Annonciation à la Présentation au Temple, la seconde contemple la maternité divine et la virginité de Marie. Texte repris du site de l'éparchie Saint-Volodymyr-le-Grand de Paris.
À partir de l'encyclique « Fratelli tutti » du pape François (3 octobre 2020), le texte relève six conseils pour vivre en frères : cultiver la bienveillance, prendre le temps, vouloir le bien des autres, servir les plus faibles, s'ouvrir à la gratuité et partager avec les pauvres. Il cite saint Jean Chrysostome, pour qui ne pas partager ses biens avec les pauvres revient à les voler. L'auteur propose ces six chemins comme itinéraire pour l'année 2021.
Une méditation, envoyée par sœur Noémie, qui affirme que le bonheur n'est pas une vie sans tempêtes mais la force de pardonner, d'espérer et de tirer des leçons de l'échec. Être heureux, c'est aussi remercier Dieu chaque matin, oser dire « pardonne-moi » et « je t'aime », et ne jamais abandonner ceux qu'on aime. Le texte évoque aussi l'appel du pape François à un moment de prière pour la paix.
Une prière de Marcel Weemaes, introduite par l'idée que la paix passe par l'accueil de la vie telle qu'elle est. L'auteur voudrait porter, consoler et guérir l'autre dans ses angoisses, mais reconnaît ses limites. Il lui assure pourtant qu'il n'est jamais seul, puisqu'il a un ami qui marche avec lui jour après jour.
Le doyen de Nivelles confie à sainte Gertrude, patronne de la ville, les familles, les personnes âgées et isolées, les jeunes et les enfants éprouvés par la pandémie. La prière demande soutien pour les malades, le personnel soignant et les familles en deuil. Elle implore aussi la grâce de rester solidaires et de sortir transformés de cette épreuve.
Une prière en vers qui remercie Dieu d'avoir mis au cœur des soignants, de l'agent d'entretien au chirurgien, le désir de relever les malades. Elle demande pour eux la force de tenir face à l'épidémie, et pour chacun la sagesse d'agir avec raison afin de ne pas compliquer leur mission. Elle souhaite que cette épreuve devienne une prise de conscience.
Farid Malak raconte comme une fable la création de la Terre, choisie par Dieu pour accueillir les êtres faits à son image, que les humains ont pourtant abîmée jusqu'à la polluer gravement. Il appelle les Orientaux, héritiers de la lumière venue d'Orient, à supplier le Créateur et à préserver la planète pour leurs descendants. Il a une pensée pour les Arméniens du Haut-Karabakh et cite un poème de Yéghiché Tcharentz.
Membre du groupe des Myrophores, privé de ses rencontres par la pandémie, l'auteure poursuit par écrit sa recherche sur le thème « Où trouver Jésus ? ». Elle parcourt l'Évangile comme témoin : la crèche, le baptême au Jourdain, les Béatitudes, les noces de Cana, la Cène, la croix et le tombeau. Le récit s'achève au matin de Pâques avec l'annonce de la Résurrection, avant qu'elle ne se réveille de ce qui était un rêve.
Le bulletin rend hommage au père Ruben Perez de Ayala, 36 ans, mort le 20 janvier 2021 dans l'explosion d'une salle paroissiale à Madrid, en publiant un récit qu'il avait écrit sur sa première paroisse. Il y raconte comment Gabriel, un jeune garçon atteint du syndrome de Down devenu servant d'autel, voulait lui aussi embrasser l'autel. Ce geste lui a appris que gagner les cœurs est l'œuvre du Christ, et depuis il pose sa joue sur l'autel pour recevoir le baiser du Seigneur.
Un poème de Saïd Kadjo pour le dimanche de Carnaval (dimanche du Jugement), inspiré de Matthieu 25,31-46. Il décrit le Fils venant dans sa gloire entouré des anges, séparant les brebis des boucs. Le Roi accueille ceux qui l'ont visité, soigné, nourri et vêtu dans les plus petits de ses frères, et le poème s'achève sur le sort des justes et des méchants.
Un poème de Saïd Kadjo sur le jeûne de Jésus au désert après son baptême. Il reprend les trois tentations : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple et adorer le diable en échange des royaumes du monde. À chaque fois, Jésus répond par la Parole de Dieu, et le poème l'oppose à Israël infidèle au Sinaï, le Fils ayant rétabli l'alliance par son obéissance.
L'article définit la cupidité comme un désir excessif de richesse, plus large que l'avarice, et explique que les biens sont ambigus : ils peuvent servir l'amour ou la domination, surtout depuis que l'argent est devenu symbole de pouvoir. Citant saint Jean Chrysostome, Cicéron et l'encyclique « Quadragesimo anno » de Pie XI, il montre comment l'argent érigé en idole mène à la violence et à la guerre. Il propose sept remèdes : prendre conscience, la prière, l'exemple du Christ, la pénitence et l'Eucharistie, la réflexion, l'accompagnement spirituel et l'aumône, en s'appuyant sur saint François de Sales.
Le P. Antoine Tannous présente la fête byzantine de l'Entrée du Seigneur au Temple, ou Hypapante, célébrée en Orient depuis le IVe siècle, répandue plus largement après la peste de 541 puis en Occident. Il médite sur le vieillard Siméon qui, inspiré par l'Esprit, reconnaît le Sauveur et chante le cantique repris chaque soir aux vêpres (Lc 2,29-32). Il affirme que nous voyons nous aussi le Christ, dans l'Évangile et l'Eucharistie, en citant la première lettre de Pierre.
Chers frères et sœurs dans le Christ : méditation pour un Noël 2020 et une année 2021 très particulière
Par Arlette Gebara, Hypodiacre Jean-Jacques
Arlette remercie le P. Antoine Tannous d'avoir pris le relais pendant sa maladie, annonce son retour à la maison et souhaite une bonne fête à tous les Antoine le 17 janvier. Elle laisse ensuite la parole à l'hypodiacre Jean-Jacques, qui reconnaît combien cette année de pandémie rend les vœux difficiles. Il rappelle que la lumière de Noël demeure et que les personnes dévouées aux autres sont les vrais anges et les Rois mages d'aujourd'hui.
Partant de l'or offert par les mages, sœur Anne Lécu, dominicaine, montre l'ambivalence de ce métal dans la Bible, entre l'autel de l'Exode et le veau d'or. Le vrai trésor est la Parole de Dieu à laquelle répond la foi des hommes. L'humble prière de nos jours gris pourrait être l'or qui construit déjà la Jérusalem céleste (1 P 1,7).
Dans cette prière célèbre, le cardinal Newman demande à Dieu de le guider à travers les ténèbres, loin de sa maison. Il ne cherche pas à voir tout le chemin : un seul pas à la fois lui suffit. Confiant dans la puissance qui l'a béni jusque-là, il s'en remet à elle jusqu'à la fin de la nuit.
Une prière qui contemple Marie dans le silence de la grotte après le départ des bergers, puis la visite des mages qui manifeste la royauté de l'Enfant. Elle demande de croire aux signes qui donnent sens à nos jours gris. Un commentaire (« Au quotidien ») invite à imiter la confiance de la Vierge dans l'alternance de la lumière et de l'ombre.
Une prière d'auteur inconnu qui demande à Dieu le calme au milieu de l'agitation de la journée. Elle apprend à prendre de petites pauses pour admirer, parler ou sourire, et rappelle que vivre mieux ne veut pas dire vivre plus vite. Comme le chêne qui a grandi lentement, elle demande des racines profondes dans les valeurs durables.
Une supplication adressée à la Vierge face à un monde qui s'enfonce dans la violence et la haine. Elle demande à Marie de mettre dans les cœurs un nouveau souffle d'amour. Elle prie pour que cet amour éclaire les esprits violents et fasse taire les armes.
L'évêque auxiliaire de Bruxelles décrit sept combats spirituels du temps de la pandémie : accepter la fragilité, ne pas regarder en arrière, ne pas avoir peur de sa peur, rester proche, rester soi-même, garder l'unité et refuser le découragement. Il cite le pape François et l'encyclique Fratelli tutti. Il conclut qu'il n'existe pas de chrétien asymptomatique : il faut être contagieux de l'amour de Dieu.
Sur un ton humoristique, Farid Malak accueille 2021 masque au visage et s'interroge sur ce que réservent les vaccins. Il appelle à garder l'espoir et salue le courage de l'hypodiacre Jean-Jacques, guéri du covid, d'Arlette, du président de la paroisse et d'Elie Haje, qui a soutenu le P. Antoine Tannous. Il souhaite de pouvoir bientôt se retrouver sans masques.
Sous le thème « Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance » (Jn 15,5-9), le bulletin propose un chemin de prière pour les huit jours de la Semaine. Chaque jour a son thème et un verset de Jean 15 : appelés par Dieu, mûrir intérieurement, former un corps uni, prier ensemble, se laisser transformer par la Parole, accueillir l'autre, grandir dans l'unité et se réconcilier avec toute la création.
Deux récits édifiants. Une grand-mère américaine de 63 ans soulève seule l'arrière d'une voiture pour libérer le bras de son petit-fils et découvre que le secret de la réussite est de croire en soi. Une tasse de thé raconte comment son maître l'a pétrie, tournée, cuite et peinte, en répétant « pas encore », jusqu'à en faire une œuvre achevée.
Le début de la prédication de Jésus ; La guérison des dix lépreux
Par Saïd Kajjo
Deux poèmes du professeur Saïd Kajjo sur les évangiles du dimanche. Le premier, pour le dimanche après la Théophanie (Mt 4,12-17), chante la lumière qui se lève sur Capharnaüm et la terre de Nephtali. Le second, pour le 12e dimanche après la Croix (Lc 17,12-19), raconte la guérison des dix lépreux et l'action de grâce du seul Samaritain.
Le 8 décembre 2020, pour le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph patron de l'Église universelle par Pie IX, le pape François a ouvert une année consacrée à saint Joseph, jusqu'au 8 décembre 2021. Il a publié la lettre apostolique Patris Corde pour faire grandir l'amour envers ce grand saint. Joseph y apparaît comme celui qui a su dire oui, comme Marie, et accueillir avec courage.
L'article propose huit résolutions pour la personne, le couple et la famille : ranger la maison, réserver chaque semaine un temps à deux, renouer avec un proche, prévoir un moment seul avec chaque enfant, respecter davantage la nature, s'engager au service des autres, choisir une nourriture spirituelle régulière et inscrire les rendez-vous spirituels dans le calendrier familial. Chaque proposition est illustrée d'exemples concrets.
Semaine de prière pour l'unité des chrétiens 2021 : présentation
La Semaine de prière, célébrée traditionnellement du 18 au 25 janvier dans le rite romain, rappelle la prière de Jésus pour que tous soient un (Jn 17,21). En 2021, les textes ont été préparés par la communauté monastique féminine de Grandchamp, en Suisse, autour de Jean 15. L'article cite l'image de saint Dorothée de Gaza : plus nous approchons de Dieu, centre du cercle, plus nous nous rapprochons les uns des autres.
L'article décrit la colère comme une maladie de l'âme enracinée dans l'impatience et l'orgueil, nourrie par l'esprit de domination, de possession et de vengeance. Il propose sept remèdes : se connaître avec lucidité, ne pas agir ni parler sous la colère, réfléchir à son inutilité, réparer vite ses torts, multiplier les actes de douceur comme saint François de Sales, veiller sur ses pensées et prêter de bonnes intentions aux autres. La guérison complète vient du cœur doux et humble du Christ.
Après Noël, le P. Antoine Tannous médite sur le choix de Dieu de se manifester comme un enfant fragile : celui qui refuse la croix refuse l'incarnation. L'Église, dont le Christ est la tête, continue son œuvre par les sacrements et rend visible le salut dans le monde, ce qui explique la prière pour l'unité après la fête. Il relit son baptême, l'Eucharistie, la réconciliation, l'onction des malades, le mariage et l'ordination comme une participation à cette mission, car le Seigneur est maître de l'histoire.
Alors que les mesures sanitaires restent sévères pour les cultes, le P. Antoine Tannous invite à trouver une manière saine de vivre les fêtes, marquées par le souvenir des proches emportés par la maladie. Il salue la piété des familles, qui suivent la messe et les prédicateurs en ligne, annonce une crèche plus humble et un concert de Noël enregistré par les enfants, et remercie pour la généreuse collecte de vêtements destinée aux démunis de Bruxelles. Il demande au Prince de la paix de nous conduire sur le chemin de la pauvreté vers le cœur du Père.
Une prière de l'Avent qui reconnaît en Jésus l'Étoile qui guide petits et grands. Par son Évangile il conduit vers le bonheur promis, par sa présence il rallume la joie dans la tristesse, et par son amitié il adoucit les cœurs durcis (Chemins d'Avent).
Une prière d'auteur inconnu qui parcourt la vie de Marie, de l'Annonciation à la Pentecôte, en répétant que chaque étape fut vécue « pour nous ». Elle conclut que Marie dessine pour toujours le visage de la bienveillance de Dieu et veille sur les marcheurs de la nuit (Chemins d'Avent).
Un conte de Noël : Joseph cherche une femme pour aider Marie après la naissance et, moqué par les serviteurs d'une riche maison, n'est suivi que par la fille de la maison, née sans mains. Elle vient malgré tout, portant de l'eau et du lait. Quand elle court prendre l'Enfant qui lui tend les bras, deux mains lui sont données pour toujours (Contes des femmes qui veillent).
Dans ce poème écrit après son baptême, Edith Stein s'émerveille de pouvoir renaître au milieu de sa vie, libérée du poids de ses fautes. Son cœur devient la crèche où Marie dépose l'Enfant à minuit, et rien ne pourra plus la séparer de l'amour du Christ.
Un texte issu du bouddhisme tibétain, repris de la revue Prier, invite à cultiver un amour sans limite pour tous les êtres, comme une mère protège son unique enfant. Garder cet amour présent à chaque instant libère le cœur de la haine et de l'avidité.
André Sève décrit la joie familiale de Noël, avec ses cadeaux, ses lumières et la visite aux grands-parents. Mais il demande davantage : porter un peu de cette joie aux personnes isolées et tristes, et être pour quelqu'un un ange de Noël qui lui fait sentir que Dieu l'aime.
Allons réveiller l'univers ! Mariam Baouardy, la première sainte arabe
Par Sainte Mariam Baouardy, Joachim Bouflet
Après une courte prière de Mariam Baouardy appelant à réveiller le monde endormi pour louer Dieu, l'historien Joachim Bouflet raconte l'épisode de sa « possession angélique » de quatre jours au carmel de Pau, pendant laquelle un ange donna des conseils aux sœurs. Une notice retrace ensuite sa vie : née en Galilée en 1846, orpheline, persécutée pour sa foi, carmélite sous le nom de Marie de Jésus crucifié, fondatrice du carmel de Bethléem où elle meurt en 1878. Canonisée en 2015 par le pape François, elle est la première sainte arabe.
Extraits de l'homélie de saint Jean Damascène sur la Nativité de Marie. Il salue la Mère de Dieu, fille de David, comme le chef-d'œuvre vivant du Créateur, par qui s'accomplit le dessein de l'incarnation du Verbe et de notre divinisation. Le texte s'achève par une doxologie trinitaire.
Dans cette prière tirée de ses Notes intimes, la poétesse Marie Noël avoue à Dieu son ennui, son manque d'amour et même de foi. Elle lui demande simplement de la regarder en passant et de lui apporter lui-même la foi et l'amour, en lui offrant sa faiblesse, sa douleur et son espérance.
Saint Grégoire de Nazianze proclame la grandeur de Noël : l'Immatériel prend chair, l'Invisible devient visible et le Fils de Dieu devient Fils de l'homme. Il invite à vénérer la Nativité et la crèche de Bethléem, qui délivrent du mal et rouvrent le paradis.
Saint Tikhon de Zadonsk se demande comment accueillir le Christ chez soi. Celui qui n'a pas dédaigné une crèche ne méprisera pas notre pauvre demeure si nous le prions humblement, comme les mages. En guise d'or, d'encens et de myrrhe, il propose la prière et les œuvres de charité envers l'affamé, l'étranger, le malade et le prisonnier.
Pour le théologien jésuite Karl Rahner, le message de Noël est que Dieu est venu vers nous et s'est lié au monde pour toujours. Depuis le Verbe fait chair, tout avance vers la Face de Dieu, le temps est déjà enveloppé d'éternité et Dieu a essuyé nos larmes à leur source.
Une prière d'auteur inconnu qui remercie Dieu d'avoir pris le nom d'Emmanuel, Dieu avec nous, en devenant solidaire de toute l'existence humaine. Elle en tire une solide espérance à partager : Dieu s'est lié à la terre et nous ne sommes plus seuls (Chemins d'Avent, 1990).
Le pape Jean XXIII s'adresse à l'Enfant de Bethléem pour lui demander de faire communier au mystère de Noël. Il prie pour que les hommes reçoivent la paix, se connaissent mieux et vivent en frères, unis dans sa charité.
Saint Augustin interpelle son auditeur : c'est pour lui que Dieu s'est fait homme, sans quoi il serait mort à jamais. Dieu a fait de son Fils unique un fils de l'homme pour faire du fils de l'homme un fils de Dieu.
Au terme d'une année 2020 marquée par la pandémie et la crise économique, Farid Malak appelle à garder l'espérance, car Dieu n'abandonne pas les hommes, et attribue ces malheurs aux choix humains. Il regrette que Noël soit réduit aux cadeaux et aux sapins abattus. Il propose de donner les jouets en trop aux enfants dans le besoin.
Quatre récits courts : des écoliers qui écrivent tous le nom d'une camarade pauvre pour qu'elle gagne une paire de chaussures, un oiseau qui protège sa nichée d'un serpent avec une branche toxique, rapprochée de la crèche et de la Croix, et un couple aisé qui juge une mère pauvre au restaurant, avec une leçon en dialecte égyptien contre le jugement d'autrui. La dernière histoire raconte avec humour une messe à plus de trente fidèles pendant les restrictions sanitaires en France.
Un poème en arabe de M. Saïd Kajjo qui raconte la naissance du Christ d'après Luc 2, 1-20 : le recensement ordonné par César Auguste, l'arrivée difficile de Marie et Joseph à Bethléem, puis l'annonce de l'ange aux bergers. Les bergers trouvent l'Enfant dans la crèche, et Marie garde toutes ces paroles dans son cœur.
Un poème en arabe de M. Saïd Kajjo sur l'Évangile de la guérison de la femme courbée un jour de sabbat (Lc 13, 10-17), lu le 10e dimanche après la Croix. Il décrit la femme liée par Satan, sa guérison par Jésus et l'indignation du chef de la synagogue. Jésus répond aux hypocrites que cette fille d'Abraham méritait d'être libérée même un jour de sabbat.
Dans un texte daté du 13 octobre 2020, Bahia Cheikh Hanna présente la maison comme la première cellule sociale, bâtie sur le roc selon l'Évangile (Mt 7) et réglée par les conseils de saint Paul aux Éphésiens. Elle décrit les dangers qui menacent les jeunes : drogue, éclatement des familles, mépris du sacrement du mariage. Elle propose la lecture familiale de la Bible, le chapelet, le dialogue, la vie paroissiale et la fidélité aux valeurs de l'Orient, en gardant l'espérance du retour du fils prodigue.
Partant de l'hospitalité orientale autour de la table, l'article met en garde contre la gourmandise, surtout en ces temps de confinement et de fêtes. Il parcourt la pensée d'Épicure, de Platon et d'Aristote, des Pères du désert, de saint Grégoire le Grand et de saint Thomas d'Aquin, puis évoque les excès de la culture actuelle. Il propose des remèdes spirituels, moraux et pratiques, en s'appuyant sur les Exercices de saint Ignace de Loyola : discerner la fausse faim, remettre Dieu au centre, pratiquer le jeûne et la tempérance, et se faire aider.
Mes bien-aimés : l'amour fraternel plus fort que le virus
Par P. Antoine Tannous
Le P. Antoine Tannous souhaite un prompt rétablissement à Arlette, l'éditrice du bulletin, et salue le dévouement de son époux Antoine. Il évoque les paroissiens emportés par la pandémie, dont Imm Fadi, et la suspension des messes en présentiel. Il montre comment les équipes ont continué à se réunir via Zoom, Skype ou autour du chapelet, signe que l'amour fraternel et la présence de Jésus ne s'arrêtent pas.
La sainteté n'est pas réservée aux mystiques : le bon larron, saint Pierre ou Mère Teresa montrent que le saint est souvent un pécheur pardonné qui compte sur l'amour de Dieu. S'appuyant sur sainte Thérèse de Lisieux, l'article parle aussi de l'enfer comme auto-exclusion et du purgatoire qui n'est pas un passage obligé. La clé est de tout offrir à Dieu par amour (revue Zélie, novembre 2017).
Une courte méditation pour la fête du Christ-Roi sur le récit de la crucifixion selon Luc. La mort de Jésus, scandale pour ceux qui attendaient un Messie politique, était annoncée par les Écritures. Le Christ-Roi est celui qui a refusé la puissance et donné sa vie jusqu'au bout (Fêtes et saisons, paroisses de Nivelles).
Une prière qui reconnaît que Jésus n'est pas venu supprimer ni expliquer la souffrance, mais la remplir de sa présence. Elle demande de voir dans chaque dignité écrasée, liberté refusée ou homme méprisé, un Dieu crucifié et blessé. La page cite aussi sainte Catherine de Gênes sur la joie du purgatoire.
Nos émotions sont comme le vent : des forces puissantes qu'il est illusoire de vouloir contrôler totalement. Accepter n'est pas renoncer, car le vent qui détruit fait aussi tourner les moulins et avancer les bateaux. Le texte invite à accueillir, comprendre et canaliser ses émotions plutôt qu'à les refouler (extrait de 52 Méditations pour vivre).
Patron du monastère de Mar Yakub près de Damas, relevé de ses ruines par Mère Agnès Mariam de la Croix, saint Jacques l'Intercis était un noble perse qui renia sa foi pour plaire au roi. Ramené au Christ par une lettre de sa famille et la lecture de la Bible, il fut coupé en 29 morceaux vers 421 en louant Dieu à chaque membre coupé. Le bulletin reproduit sa dernière prière pour le peuple persécuté ; il est fêté le 27 novembre.
Quand la souffrance écrase et que prier semble impossible, le cri même de la personne qui souffre est déjà une prière. Comme sainte Thérèse de Lisieux qui apprit à aimer le petit bruit qui la dérangeait pendant l'oraison, on peut unir sa souffrance à celle de Jésus. Persévérer sans rien sentir, c'est reconnaître que la prière est un don de l'Esprit (revue Prier).
Commentant la prière de saint Paul sur la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l'amour du Christ, l'exégète Luculentius (Ve siècle) y lit quatre vertus. La largeur est la charité qui aime même les ennemis, la longueur la persévérance, la hauteur l'espérance et la profondeur la foi. Tout repose sur la miséricorde divine cachée (traduction de Michel Dujarier).
Le monastère de Chevetogne, un pont entre l'Orient et l'Occident
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Présente depuis 80 ans en Ardenne, la communauté bénédictine de Chevetogne célèbre à la fois la Divine Liturgie byzantine en slavon et l'Eucharistie latine. Fondée par Dom Lambert Beauduin à Amay pour prier et œuvrer pour l'union des Églises, elle s'installa à Chevetogne à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Son abbé, le père Lambert Vos, explique que faire connaître la liturgie byzantine est sa raison d'être (Dimanche, 1er novembre 2020).
Dans cette chronique, l'auteur dénonce la guerre du Karabakh et l'indifférence de l'Occident face aux conflits du Moyen-Orient, ainsi qu'une société qui fait de chaque fête une occasion de consommation en oubliant Dieu. Il se réjouit ensuite de la nouvelle peinture blanche de l'église Saint-Jean-Chrysostome et remercie les bénévoles, la chorale et ceux qui s'occupent des enfants. Il encourage chacun à affronter le nouveau confinement avec civisme.
Trois petits récits en arabe, repris d'internet, sur les valeurs vécues au quotidien. Un père apprend à son fils Samir que l'amitié se prouve par les actes ; un étudiant, Firas, sacrifie un examen pour sauver un inconnu, qui plus tard l'aide à partir travailler en Belgique. La conclusion invite à être un bon Samaritain, car Dieu n'oublie pas un verre d'eau fraîche donné par amour.
L'article résume l'encyclique du pape François signée le 3 octobre 2020 à Assise : le monde fermé, la parabole du Bon Samaritain, l'ouverture du cœur, la meilleure politique, le dialogue, la paix et le pardon, et le rôle des religions. Il en analyse ensuite la portée, les références à l'imam d'Al-Azhar et au document sur la fraternité humaine, et exprime des réserves sur certains points. Il souligne l'actualité du texte face aux migrations, au populisme et à la pandémie.
Suite de la série sur les péchés graves, l'article présente le diable comme père du mensonge (Jn 8, 44) et montre que celui qui ment se place sous son influence. Il distingue le mensonge, intention de tromper, de la simple erreur ou du secret légitime, en rappelant la renonciation à l'esprit de mensonge au baptême byzantin. Il propose enfin dix remèdes : amour de la vérité, prière à Jésus, humilité, objectivité et vigilance face à la désinformation.
L'autrice se souvient avec nostalgie des matins animés de son village, des visites spontanées et des portes toujours ouvertes aux voisins et aux amis. Ayant quitté son pays, elle a trouvé des gens qui ont ouvert leur cœur, mais qui craignent d'ouvrir leur porte.
Un poème en arabe pour le 7e dimanche après la Croix (Lc 8, 41-56) sur Jaïre, chef de la synagogue, qui supplie Jésus de guérir sa fille mourante. Quand on annonce sa mort, Jésus lui demande seulement de croire, puis relève l'enfant qu'on croyait morte, sous les moqueries qui se changent en émerveillement.
Un poème en arabe pour le 5e dimanche après la Croix (Lc 16, 19-31), qui raconte la parabole du riche vivant dans le luxe et du pauvre Lazare couché à sa porte. Après leur mort, Lazare repose dans le sein d'Abraham tandis que le riche supplie en vain qu'on lui rafraîchisse la langue et que ses frères soient avertis.
Dans son message en arabe, le P. Antoine Tannous part d'un poème humoristique de Saïd Kajjo sur le coronavirus pour évoquer la souffrance que le virus a semée dans la communauté, avec ses deuils, ses malades et ses pertes d'emploi. Il rappelle que l'histoire enseigne qu'après la nuit vient l'aube, et que les émigrés ont déjà traversé l'exil et recommencé leur vie comme de nouvelles pousses d'olivier. Il invite à transmettre l'espérance et l'amour de la vie à la génération suivante.
Arlette Gebara annonce le retour dans l'église entièrement rénovée, remercie ceux qui ont réalisé ces travaux et fait appel à la générosité car ils ont presque vidé les réserves. Elle constate que la pandémie a éloigné beaucoup de fidèles et rappelle qu'octobre est le mois des missions : chacun est invité à revenir et à rassembler autour de l'Évangile. Elle encourage à relancer les équipes paroissiales et demande à chaque groupe d'envoyer un texte en français pour le bulletin.
Le chant byzantin au patrimoine immatériel de l'humanité
Le 11 décembre 2019, à la demande de la Grèce et de Chypre, l'Unesco a inscrit le chant byzantin sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Né aux débuts du christianisme, ce système musical complet met en valeur les textes liturgiques et reste lié à la vie spirituelle. Le bulletin rappelle que c'est aussi notre patrimoine (information du journal Dimanche).
Face à la maladie et à la souffrance, Dieu répond qu'il n'explique pas la souffrance, car il en souffre lui-même, mais qu'elle n'est qu'un passage à traverser sans abandonner l'amour. Comme la chenille qui devient papillon, l'homme est appelé à la vie éternelle. La mort du Christ sur la croix n'a pas tué son amour, et sa résurrection montre que la vie débouche sur l'éternité.
Une prière pour celles et ceux qui soignent les malades, alors qu'ils portent parfois eux-mêmes de lourds fardeaux. Elle demande au Seigneur de les habiter afin que leurs soins deviennent source de joie, d'espérance et de vie. Leur amour est déjà présenté comme une victoire sur la mort (revue Fidélité).
L'article explique que la présence du Christ dans l'Eucharistie n'est ni un simple symbole ni une présence physique, mais une présence sacramentelle qui rend présent le don que le Christ fait de lui-même jusqu'à la mort. C'est d'abord dans la célébration de la messe que l'on communie au mystère pascal, et l'adoration ne se comprend que dans son prolongement. En recevant le Christ, nous recevons le Père et nous nous donnons avec lui au Père et aux autres.
Le texte présente quatre expériences de foi : Albert Schweitzer compare la foi à un champ qu'il faut régulièrement nettoyer, et le cardinal Gianfranco Ravasi la décrit comme un mélange d'obscurité et de doute, à l'exemple d'Abraham et de Job. Martin Luther King raconte comment, menacé de mort, il a entendu dans sa cuisine une voix l'appeler à se lever pour la vérité. Etty Hillesum, en pleine Shoah, écrit qu'il nous revient d'aider Dieu en défendant sa demeure en nous.
Dans ce texte attribué à Mère Teresa, le Christ parle à la première personne : il attend la moindre invitation pour entrer et promet de venir chaque fois qu'on l'appelle. Il vient avec les dons de l'Esprit, sa miséricorde, sa lumière et sa paix pour guérir et transformer la vie. Il assure qu'il connaît chacun jusqu'aux cheveux de sa tête.
Saints Crépin et Crépinien, des missionnaires bien chaussés
Par Rachel Molinatti
Fêtés le 25 octobre, les frères Crépin et Crépinien, venus de Rome au IIIe siècle, s'installèrent à Soissons comme cordonniers et se servirent de leur métier pour annoncer l'Évangile, chaussant gratuitement les pauvres. Arrêtés pour leur foi, ils furent martyrisés sur ordre de l'empereur. Ils sont devenus les patrons des cordonniers et de tous les artisans du cuir.
Grec d'origine juive devenu prêtre à Rome, Évariste fut élu pape après le martyre de saint Anaclet, en pleine persécution. Il protégea l'Église des hérésies gnostiques, prêcha lui-même et visita les paroisses de la ville. Arrêté sous Trajan, il subit le martyre à la même époque que saint Ignace d'Antioche et repose au Vatican près du tombeau de saint Pierre (d'après sanctoral.com).
Après le deuxième incendie du port de Beyrouth, l'auteur dénonce l'indifférence des responsables libanais face aux souffrances des habitants et à l'effondrement du pays. Installé en Belgique depuis 2015, il dit que le Liban ne l'a pas quitté et salue l'élan de solidarité des Libanais après l'explosion du 4 août. Il invite à soutenir des ONG fiables comme Caritas, Saint Vincent de Paul, Offre Joie ou l'UNICEF.
Deux poèmes en arabe de M. Saïd Kajjo sur les évangiles du dimanche : la parabole du semeur (Lc 8,5-15), pour le dimanche des Pères, et la guérison du possédé de Gérasa (Lc 8,27-40). Le premier décrit les différents terrains où tombe la parole de Dieu, jusqu'à la bonne terre qui porte du fruit par la patience. Le second montre Jésus chassant les démons dans les porcs et rendant au possédé la raison et la paix.
Fêté le 18 octobre, saint Luc, médecin et compagnon de Paul, est l'auteur du troisième évangile et des Actes des Apôtres, écrits en grec pour Théophile. L'article évoque sa vie, la tradition qui en fait le patron des médecins et des peintres et lui attribue plusieurs icônes de la Vierge Hodigitria, puis les miracles et paraboles propres à son évangile, comme le fils prodigue et le bon Samaritain. Il résume la spiritualité de Luc : évangile des pauvres, de la joie, de Marie, de l'« aujourd'hui » repris par les hymnes byzantines, et de l'Esprit Saint.
Quatre courts récits de sagesse : un vieil ermite apprend à un jeune moine à supporter les sauterelles, et l'abba Poemen montre qu'on ne peut empêcher les distractions dans la prière, comme on ne retient pas le vent. L'abba Moïse, appelé à juger un frère, vient en traînant un sac de sable percé pour montrer ses propres fautes. Une fable sur une hyène montre enfin qu'à force d'être répété, un mensonge finit par être cru par son auteur.
L'article distingue le zèle positif, attribué dans la Bible à Élie et à Dieu lui-même, de la jalousie naturelle qui, négligée, devient envie : la tristesse devant le bonheur des autres, dont l'Écriture donne de nombreux exemples, de Caïn aux pharisiens. Il décrit ses effets sur l'âme et le corps, en citant sainte Hildegarde, et propose des remèdes tirés des Pères et des maîtres spirituels : l'amour du prochain, la vérité, l'humilité, la joie et la méditation de la Parole. Il se termine par des paroles de saint Jean Chrysostome sur l'envie, pire que l'avarice.
Le P. Antoine Tannous explique que le kérygme, mot grec signifiant la proclamation de la foi, annonce Jésus Christ mort et ressuscité et appelle à la conversion : ce n'est pas une propagande mais l'invitation à suivre une personne, adaptée à celui qui la reçoit. Il l'oppose au prosélytisme, qui attire par des avantages matériels ou la menace. À partir de l'épisode du veau d'or (Ex 32), il invite ceux qui ont quitté leur pays à accueillir la nouveauté de Dieu et à abandonner leurs anciennes idoles.
Chers frères et sœurs dans le Christ : merci et prière pour le Liban
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara remercie le P. Antoine et l'équipe de bénévoles qui ont permis de célébrer et de diffuser la Divine Liturgie pendant la pandémie, et annonce les travaux de peinture de l'église. Elle invite à retrouver l'ardeur de la prière, partage une prière de sainte Élisabeth de la Trinité et appelle à prier et donner pour le Liban après l'explosion de Beyrouth.
L'Exaltation de la sainte Croix : sens spirituel de la fête
La Croix n'est pas effacée par Pâques : elle est déjà la gloire de Dieu et le trésor dont parlait saint André de Crète. L'image d'un crucifix dont le regard est tourné vers l'est, là où se lève le soleil, montre que ce qui nous semble un échec est un commencement lumineux. La fête rappelle qu'il n'y a pas d'autre vrai signe de victoire que la Croix (texte repris sur internet).
Monastère de Chevetogne : Exaltation de la sainte Croix
Par P. Nicolas Egender (monastère de Chevetogne)
Partant d'un chant de la vigile de la fête, le P. Nicolas Egender montre que la Croix, folie pour les uns et puissance de Dieu pour les croyants (1 Co 1), résume toute la foi. L'exaltation du Christ jaillit de son abaissement jusqu'à la mort (Ph 2), unissant Noël et Pâques. Chaque signe de croix confesse un Dieu de miséricorde, ami des hommes.
Le texte retrace la vie de Jean-Baptiste selon les Évangiles : annonce à Zacharie, vie ascétique au désert, prédication de la conversion et martyre sous Hérode. Il explique en quoi son baptême d'eau annonce le baptême chrétien dans l'Esprit, et fait de Jean l'homme de l'attente qui prépare le chemin du Seigneur puis s'efface (Revue Prier, septembre 2017 ; croire.la-croix.com).
La Bible compare souvent le juste à un arbre planté près des eaux (Ps 1, Jr 17). L'auteure parcourt la variété des arbres bibliques, du cèdre du Liban au sycomore de Zachée, puis médite sur les racines, les branches, les fleurs et les fruits comme images de la vie spirituelle. Elle conclut sur l'arbre de vie de la Croix et de l'Apocalypse.
Une courte présentation des arbres de la Bible et de leur sens : le chêne de la force et de la sagesse, l'acacia de l'Arche d'Alliance, le cèdre du Temple, l'olivier de la paix, la vigne et le figuier des paraboles, le grenadier, l'amandier d'Aaron et le palmier des Rameaux (texte reçu, origine inconnue).
L'automne, saison de la chute des feuilles, invite à se défaire de ce qui encombre la relation avec Dieu et avec les autres, et à se laisser tailler par le Seigneur, jardinier de notre être. Ce dépouillement se poursuit en hiver, mais prépare le printemps que Dieu veut réaliser en chacun (Magnificat, septembre 2011).
Septembre, mois de la reprise, invite à s'unir au Christ de la Croix glorieuse et à sortir pour annoncer la Vie et bâtir un monde de justice et de paix. Les saints du mois, de la Vierge Marie aux archanges et à l'apôtre Matthieu, montrent que leur secret est une vie intérieure nourrie par la prière et les sacrements (Magnificat, septembre 2014).
Une prière aux grands archanges en ces temps de terreur et de deuil
Le texte présente Michel le défenseur, Gabriel le messager et Raphaël le guérisseur, puis leur adresse une longue prière pour les temps de confusion et de division : défendre les faibles, écouter et parler avec vérité, guérir ce qui est blessé. Il a été transmis par le sous-diacre Jean-Jacques, qui l'a découvert dans Aleteia grâce à sœur Macrina.
Pour la rentrée, Farid Malak salue le P. Antoine, arrivé il y a un an et privé de sa famille par le Covid, et le remercie pour les messes assurées tout l'été. Il rend hommage avec humour à plusieurs piliers de la paroisse, dont Toufic Hadid, Arlette et Antoine Gebara, Elie Hage, la chorale et le diacre Jean-Jacques.
Le P. Antoine Tannous présente le sacerdoce comme lié à la Croix : selon l'épître aux Hébreux, Jésus est l'unique grand prêtre, qui s'est offert lui-même pour le salut. Tout baptisé oint du saint chrême partage ce sacerdoce royal (1 P 2,9), et les prêtres ordonnés sont appelés à servir humblement, comme des laveurs de pieds et non des chefs, selon Mgr Georges Khodr.
Lors d'un mariage, un homme rappelle à son ancien instituteur qu'enfant il avait volé la montre d'un camarade, et que le maître l'avait retrouvée en fouillant les élèves les yeux fermés, sans jamais le dénoncer. Le vieux maître révèle qu'il avait lui aussi fouillé les yeux fermés, pour ne garder aucune rancune. Le récit illustre que l'amour couvre une multitude de péchés (1 P 4,8).
À l'approche de la fête du 14 septembre, le texte montre que la Croix accompagne le chrétien toute sa vie, du baptême aux repas, à la prière du soir et à tous les sacrements, dont le mariage byzantin. Il cite une homélie de saint Jean Chrysostome sur la Croix et le larron, propose de tracer le signe de croix sur le front des siens le lundi 14 septembre et rapporte le témoignage d'un couple belge réconcilié par ce geste.
Poème du professeur Saïd Kajjo pour le dimanche avant la Croix (Jn 3,13-17). Comme Moïse éleva le serpent d'airain qui guérissait, le Fils de Dieu descendu du ciel accepte la mort sur la Croix pour racheter les hommes, envoyé par amour non pour condamner mais pour sauver.
Poème du professeur Saïd Kajjo pour le 2e dimanche après la Croix (Lc 6,31-36). Aimer seulement ceux qui nous aiment ou donner sous condition ne dépasse pas les pécheurs ; il faut aimer ses ennemis, faire le bien en secret et être miséricordieux comme le Père, avec la promesse d'une grande récompense.
Le P. Antoine Tannous annonce la fin des travaux de peinture vers la mi-septembre et salue la fidélité des paroissiens venus prier malgré le masque et la chaleur. Il invite à commencer l'année liturgique byzantine, ouverte le 1er septembre, avec un cœur aussi renouvelé que l'église. Évoquant la fête de la Nativité de la Vierge dans son village de Maghdouché et Notre-Dame de Mantara, il rappelle que Jésus nous attend pour nous rassembler en frères.
Chers frères et sœurs dans le Christ : après le confinement
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara revient sur les mois de confinement, où les bulletins ont été diffusés sur Facebook et où prier sans la communauté ni la communion a été difficile. Elle invite à tirer les leçons de cette période : ralentir, partager avec les enfants, découvrir la Belgique et ses voisins pendant l'été. Elle demande aussi de respecter le jardin de la paroisse et espère la reprise rapide des liturgies.
À la manière du jeu des portraits « si j'étais », le texte fait deviner l'abbé Pierre, Mère Teresa et le pape François. Il applique ensuite le jeu au Saint-Esprit, qui est une personne et non une simple force : colombe, doigt de Dieu, souffle, vent, eau vive, feu et ombre qui nous suit partout. Extrait de Paraboles d'un curé de campagne.
Partant de l'Apocalypse (3,20) et de la rencontre de Zachée, le texte montre Dieu qui frappe à la porte de notre cœur. Mais en ouvrant, on découvre que c'est nous qui étions dehors, étrangers à nous-mêmes, et que Dieu nous attendait déjà à l'intérieur. Repris dans Rive Dieu.
Le 24 juin, six mois avant Noël, l'Église célèbre la naissance de Jean, que Luc raconte en parallèle avec celle de Jésus : deux naissances impossibles humainement, deux missions liées au salut. Jean, dont le nom signifie « le Seigneur fait grâce », fait la charnière entre les deux Alliances. Un second texte explique le lien de la date avec le solstice d'été et les feux de la Saint-Jean.
Hildegarde de Bingen, conscience spirituelle de son temps
Par Anne De Poortere-Schillings
Portrait de la moniale bénédictine du XIIe siècle, proclamée docteur de l'Église par Benoît XVI en 2012. Visionnaire encouragée par saint Bernard, elle écrit le Scivias, fonde les monastères du Rupertsberg et d'Eibingen et rappelle à l'ordre l'empereur Frédéric Barberousse. Théologienne, musicienne et médecin, elle meurt en 1179 à 81 ans. Repris dans Rive Dieu.
Quand il n'y a plus rien à faire, tout reste à faire
Par Marcel Weemaes
En pensant aux malades partis sans préparation pendant l'épidémie de coronavirus, le bulletin partage une prière d'accompagnement. Celui qui prie reconnaît qu'il ne peut ni porter, ni guérir, ni tout expliquer, mais il assure l'autre qu'il n'est jamais seul : un ami reste à ses côtés, jour après jour.
Une méditation pour l'été qui parcourt les saints de juillet et d'août : saint Benoît et sainte Brigitte, saint Jacques et les pèlerins, sainte Anne et saint Joachim pour les grands-parents, saint Jean-Marie Vianney pour les prêtres. La Transfiguration et la fête de la Vierge Marie en août orientent vers Pâques. Tiré de Magnificat, été 2016.
Maurice Bellet propose des manières discrètes de prier au quotidien : marcher dans une église, souffrir de ne pas savoir prier, ouvrir l'Écriture, écouter de la musique, parler à Dieu comme un enfant. Écrire, désirer un monde autre, travailler de ses mains ou conduire dans le calme peuvent aussi devenir prière. Tiré de Pastoralia 2013.
Un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle s'interroge sur le sens de la marche. Partir, comme Abraham, pour s'émerveiller, lâcher prise, se convertir, rencontrer l'autre et goûter la paix. Au fond, il s'agit moins de tout expliquer que de suivre son cœur et sa voix intérieure.
L'auteure propose de faire des vacances un temps donné au Seigneur, centré sur la louange, la bénédiction et l'action de grâces, la prière de demande passant au second plan. Le sommet de l'été serait l'Assomption de Marie, femme humble et docile à l'Esprit, qui nous précède vers la pleine union avec Dieu. Tiré de Magnificat, été 2015.
Farid Malak reprend avec humour sa rubrique pour raconter le confinement : masques de grands couturiers ou en vieux rideau, apprentissage raté du tricot. Plus sérieusement, il évoque la paroisse fermée et le P. Antoine Tannous célébrant seul, et invite à prier pour lui, pour le Liban en crise et pour les réfugiés syriens, en attendant un déconfinement raisonnable.
Une prière en vers arabes de Saïd Kejjo. Le priant demande au Seigneur d'être la lumière de son chemin, de lui apprendre le pardon, d'éteindre la haine et de lui donner part à ses souffrances. Il se présente comme le fils prodigue qui demande à être accueilli comme ouvrier, et implore paix et consolation.
Partant du Deutéronome (« choisis la vie »), l'article montre que dans l'Évangile de Jean la vie n'est plus un choix abstrait mais la personne de Jésus, crucifié et ressuscité. Il rappelle que les apôtres, les martyrs et les chrétiens d'Orient ont témoigné de ce nom, et que chacun est appelé à choisir Jésus, dans le sacerdoce, la vie religieuse, le mariage ou le célibat consacré. Il évoque enfin la devise du patriarche Youssef Absi.
Un poème de Saïd Kejjo sur l'envoi des disciples « comme des agneaux au milieu des loups ». Il les exhorte à soigner par l'amour, pardonner, guérir les malades et consoler les veuves, puis à former ceux qui les suivent pour qu'ils deviennent sages et bons pasteurs.
Un poème de Saïd Kejjo sur les apparitions du Ressuscité, qui dissipent le doute des disciples. Avant son Ascension, le Christ leur promet l'Esprit Saint consolateur, sagesse et force qui confond les puissants, et les envoie annoncer, guérir et témoigner de la vérité.
À l'occasion du troisième anniversaire de son élection le 21 juin, le texte explique la devise du patriarche Youssef Absi, « Professer la vérité dans la charité » (Ep 4,15), écrite en arabe et en grec. Il détaille les symboles du blason : glaive et clés de Paul et Pierre, rempart de Damas, trois lys de saint Joseph, couronne à icônes, aigle bicéphale et ancre de l'espérance.
À l'occasion de la fête du Corps du Christ, introduite chez les melkites catholiques en 1737, le P. Antoine Tannous puise dans l'enseignement de notre saint patron, surnommé « docteur de l'Eucharistie ». Il analyse le passage du « nous » au « je » dans la Divine Liturgie, la centralité du Christ qui rend grâce et le Corps unique formé par les communiants. Pour Chrysostome, la liturgie engage envers les pauvres, autel dressé dans chaque rue.
Chers frères et sœurs dans le Christ : garder la foi pendant le confinement
Par Arlette Gebara
Arlette Gebara décrit l'épreuve du confinement : églises fermées, plus de messes ni de communions, paroissiens isolés et prêtres qui célèbrent seuls. Elle remercie le P. Antoine Tannous d'avoir enregistré la liturgie de Pâques pour Facebook, ainsi que les acolytes et les chantres. Elle invite à ne pas perdre la foi et à se préparer à recevoir l'Esprit Saint à la Pentecôte.
Une prière qui contemple Marie sous plusieurs visages : présence, nomade, mendiante, silence, pauvreté et naissance, de l'attente jusqu'à Bethléem. Elle se termine en demandant à Marie de nous apprendre à porter Dieu et à enfanter l'amour pour nos frères (revue Direct, 1998).
En ce mois de Marie, l'auteur présente la figure de Marie dans le Coran et la piété musulmane : sa consécration à Dieu dès avant sa naissance, sa vie de prière au Temple sous la garde de Zacharie et l'annonce de la naissance de Jésus. Il souligne que des auteurs musulmans ont écrit sur la prière intérieure de Marie des lignes qui peuvent nourrir la prière des chrétiens (revue Rivages).
Le père Charles Delhez présente Les Frênes à Warnach, dans le Luxembourg belge : une ancienne ferme transformée par deux prêtres et deux couples de diacres en lieu d'accueil, de prière, de poésie, de service et de respect de la nature. La maison organise récollections et chantiers et se veut le centre d'un réseau pour vivre la foi comme un chemin spirituel. Le bulletin ajoute que la paroisse y organise chaque année un repas pour l'orphelinat de Jabboulé au Liban, et appelle cette année à verser un don sur le compte de la paroisse avec la mention JABBOULE.
Un texte attribué à l'abbé Pierre, sous forme d'engagements répétés : continuer à croire, aimer, construire et semer même quand le monde perd espoir. Il promet de consoler, d'apporter la joie et de tendre la main à ceux qui sont épuisés (repris dans Rive Dieu).
Sainte Faustine demande au Seigneur que ses yeux, ses oreilles, sa langue, ses mains, ses pieds et son cœur deviennent miséricordieux envers le prochain. Elle distingue trois degrés de la miséricorde : l'acte, la parole et, quand les deux sont impossibles, la prière (repris dans Rive Dieu).
L'auteur décrit l'Esprit Saint comme un souffle discret, l'Esprit de Jésus, un voyageur incognito dont il reconnaît la trace dans les imprévus heureux et les relations humaines. Il le voit aussi comme un protecteur qui aide à discerner, et comme l'opposé des rapports de force, présent dans le service, la fragilité et le choix des pauvres (Rive Dieu).
L'article explique pourquoi saint Isidore de Séville, évêque du VIIe siècle, a été proposé comme patron des internautes : son encyclopédie des Étymologies classait les sujets par ordre alphabétique. Il retrace son époque wisigothique, les conciles de Tolède et son rôle de réconciliation entre Hispano-Romains et Wisigoths. Il conclut qu'Isidore fut d'abord un homme de prière, pour qui la prière vaut plus que la lecture (Dimanche).
Pourquoi les orthodoxes prient-ils saint Charalampos pendant les épidémies ?
Par Anna Ashkova
Évêque de Magnésie martyrisé à un âge très avancé au IIe siècle, saint Charalampos pria avant sa mort pour que la région de ses reliques soit épargnée par la famine et la maladie. C'est pourquoi, à la suite du mont Athos, les orthodoxes l'invoquent contre les épidémies. L'article propose une courte prière à lui adresser pendant la pandémie de Covid-19 (Aleteia, transmis par l'hypodiacre Jean-Jacques).
Marie : assidus à la prière avec Marie, la mère de Jésus (Ac 1,14)
Partant de la Résurrection, l'article montre que tout enseignement sur Marie prend son sens à la lumière de Pâques, et que Marie prie au milieu de la communauté comme au Cénacle. Il en tire trois leçons : pas d'Église sans prière, là où l'Église prie Marie est présente, et c'est Dieu qui prie le premier en nous. Il explique pourquoi Marie compte : témoin de tout le mystère du Christ, mémoire de l'Église et guide de la demande vers la supplication de l'Esprit Saint.
Un poème qui raconte l'aube de Pâques : les femmes portant les aromates trouvent la pierre roulée et un ange vêtu de blanc qui annonce que le Seigneur est ressuscité. Marie-Madeleine pleure au tombeau, reconnaît Jésus quand il l'appelle par son nom et reçoit la mission d'aller l'annoncer aux disciples.
Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître (poème)
Par Saïd Kajjo
Un poème daté du 26 avril 2020 qui chante les apparitions du Ressuscité : aux femmes, aux deux disciples d'Emmaüs qui le reconnaissent à la fraction du pain, puis aux apôtres pêcheurs au bord du lac. Il se termine sur la pêche abondante et le repas de poissons grillés sur la braise.
Une méditation sur les noces de Cana pour le mois de Marie, en temps de confinement : Jésus et Marie partagent les joies et les peines des gens. L'article s'arrête sur le regard de Marie qui remarque le manque, sur le besoin exprimé simplement comme dans toute intercession, et sur la réponse de Jésus, dont l'heure commence à Cana. Il invite à laisser le regard aimant du Christ transformer notre regard sur les autres.
Un poème à l'humour grinçant sur la pandémie : un virus qui ronge les corps, les masques, les accolades et les baisers remplacés par un coup de coude. Le poète raconte les passants qui s'écartent de lui avec effroi, et termine en demandant au Seigneur de protéger les nôtres.
Un poème qui reprend les paraboles du Royaume : le bon grain sans ivraie, le trésor caché, la graine de moutarde devenue arbre pour les oiseaux et les talents confiés. Il se termine sur le roi qui invite au festin de noces de son fils les pauvres et les exclus quand les invités refusent de venir.
Le P. Antoine Tannous part d'un souvenir : l'ambassade de Belgique à Beyrouth fermée un jeudi de l'Ascension. Il relie la fête à Pâques, à l'Annonciation et à la Nativité : sans l'Ascension, la Résurrection resterait un événement propre à Jésus, alors que son corps ressuscité entre dans la gloire du Père. Assis avec le Christ à la droite du Père par le baptême, nous sommes appelés à chercher les choses d'en haut et à vivre comme ses ambassadeurs sur la terre.
Chers frères et sœurs dans le Christ : l'aventure intérieure
Par Arlette Gebara
Alors que le Carême s'achève et que viennent les Rameaux, la Semaine sainte et Pâques, l'éditorial invite chacun à se demander ce que ce temps lui a réellement apporté. Il propose une prière attribuée à saint Jean de la Croix, qui demande à Dieu d'imposer silence aux désirs, aux passions et même aux plaintes, pour que ce silence devienne un hommage d'amour.
Le chant byzantin inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité
Repris de l'hebdomadaire Dimanche, l'article annonce que l'Unesco, à la demande de la Grèce et de Chypre, a inscrit le chant byzantin sur sa liste du patrimoine culturel immatériel le 11 décembre 2019. Il présente ce chant né aux débuts du christianisme, lié à la vie liturgique. La paroisse, de rite grec, se réjouit de cette reconnaissance d'un héritage qu'elle vit en arabe.
Fêtée le cinquième dimanche du Carême, Marie l'Égyptienne vécut dix-sept ans dans la débauche à Alexandrie avant qu'une force invisible ne l'empêche d'entrer dans l'église de Jérusalem le jour de l'Exaltation de la Croix. Convertie, elle passa quarante-sept ans au désert et reçut la communion des mains du moine Zosime, qui la retrouva morte l'année suivante. Le texte, tiré du Triode du Carême, est suivi de sa prière à la Vierge.
Une prière adressée à Dieu le Père, reprise de la revue Fidélité (Cité Saint-Pierre, Lourdes). Elle constate que le pain ne manque pas sur la terre, mais que l'injustice, les cœurs de pierre et les calculs l'empêchent d'arriver à tous. Elle demande seulement que chaque homme, femme et enfant puisse vivre dans la dignité voulue par le Créateur.
Par Moine inconnu du Moyen Âge (rapporté par André Louf)
Dans cette méditation d'un moine anonyme du Moyen Âge, le Christ ressuscité parle à Marie-Madeleine qui pleure au tombeau. Il lui révèle que celui qu'elle cherche au dehors repose vivant dans son cœur, devenu son tombeau et son jardin. S'il lui apparaît au dehors, c'est pour la ramener à ce qu'elle possède déjà en elle.
Reprise de la revue Prier (avril 2018), la Via Lucis, ou chemin de lumière, parcourt en quatorze stations les récits bibliques qui suivent la Résurrection. Du tombeau vide et des disciples d'Emmaüs à l'incrédulité de Thomas et à l'Ascension, chaque station cite un passage des évangiles ou des Actes. Le parcours s'achève sur Marie priant avec les apôtres et sur la Pentecôte.
Par Frère Philippe (Communauté Les Frênes, Warnach)
Une prière poétique au Christ, Fils du Père et frère des hommes, qui lui demande d'ouvrir les yeux aveuglés et de délier les pas alourdis. Le priant souhaite porter le tablier pascal du service et être rejoint, comme les disciples d'Emmaüs, quand il se décourage. Elle se termine par le vœu que tous les matins soient de Pâques.
Paru dans la revue Rivages (avril 2017), l'article retrace l'origine du dualisme corps-âme et la foi des premiers chrétiens dans la résurrection du Christ. L'auteur invite à considérer l'homme comme un tout, un être de relation, ressuscité avec toute son histoire, en laissant à Dieu le mystère du comment. Il souligne enfin l'élan missionnaire et communautaire né de la rencontre du Ressuscité.
Le texte, repris du site Feu et Lumière, présente Béthanie comme un havre de paix où Jésus retrouvait Marthe, Marie et Lazare, puis défend la réalité historique de la résurrection de Lazare tout en montrant sa portée symbolique chez saint Jean. Il évoque le samedi de Lazare chez les chrétiens orientaux, les légendes qui le font évêque à Chypre ou à Marseille, et son tombeau vénéré à Béthanie. Il conclut sur la postérité de son nom, de l'art des catacombes à la médecine.
Deux courts récits en arabe. Dans le premier, un père épuisé offre à sa fille des déserts, des constellations et des trésors, alors qu'elle ne réclame en fait qu'une histoire de plus. Dans le second, un jeune explorateur venu de Saturne ne parvient pas à prouver que l'eau de la Terre est bleue, jusqu'à ce qu'une goutte lui explique qu'il faut des milliers de gouttes ensemble pour faire ce bleu.
Une prière intime adressée à Jésus sous forme de questions sur les saisons de la vie : pourquoi les roses refleurissent au printemps, pourquoi le temps efface la beauté du visage, et pourquoi certains ont un cœur d'hiver dans la jeunesse et d'autres un cœur d'été dans la vieillesse. L'auteure dit sa confiance dans l'amour du Christ qui ne s'est jamais éteint, et attend sa réponse.
En ces temps de crise, l'auteure constate que l'on se tourne vers Dieu surtout par besoin, comme si la prière était une baguette magique. Relisant la guérison du lépreux (Matthieu 8) et de la femme hémorroïsse (Luc 8), elle montre que les miracles de l'Évangile sont toujours liés à une foi sans le moindre doute et à l'abandon à la volonté de Dieu. Elle conclut que la foi s'accomplit aussi dans la gratitude pour les dons reçus.
Un poème dialogué en arabe où plusieurs personnages, dont Nahum, Yona, Judas, Simon le lépreux et Marie, commentent le repas de Béthanie. Marie brise le vase de parfum sur Jésus par amour, face aux reproches de ceux qui parlent de gaspillage. Jésus prend sa défense, loue son geste et la renvoie en paix en l'invitant à ne plus pécher.
Partant du parcours pénitentiel du Carême byzantin, qui commence par l'expulsion d'Adam du paradis, l'auteur relit Genèse 3,1-5. Il montre comment le serpent évite le nom du Seigneur, s'adresse à Ève plutôt qu'à Adam et la fait fixer son regard sur l'arbre défendu, tandis qu'Ève ajoute à l'interdit et qu'Adam, présent, se tait. Il conclut que la Croix, placée au milieu du Carême, rouvre le paradis et que la Résurrection donne la vie.
Solidaires dans le péché, solidaires dans le salut
Par Léon Khanji
Face à la pandémie de COVID-19 qui paralyse le monde, l'auteur relève un signe lumineux : la solidarité des peuples par-delà les frontières. S'appuyant sur la lettre aux Romains, il rappelle que l'humanité est solidaire dans le péché d'Adam et que le Christ, nouvel Adam, l'a rendue solidaire dans un salut offert à tous. Il invite à vivre ce Carême dans la prière, le jeûne et l'aide aux souffrants.
En cette année où les célébrations pascales sont suspendues à cause de la pandémie, le P. Antoine Tannous salue la sagesse de l'Église qui a demandé aux fidèles de rester chez eux, et compare le confinement à la retraite des ermites au désert pendant le Carême. Privés de confession, les fidèles peuvent, comme l'a rappelé le pape François, demander directement pardon à Dieu avec une contrition sincère. À l'exemple du bon larron, il invite à répéter le nom de Jésus pour ressusciter avec le Christ.
Chers frères et sœurs dans le Christ : le sel de la terre
Par Arlette Gebara
À partir de la parole de Jésus « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,13-16), Arlette Gebara invite à rejeter les pensées critiques et à s'ouvrir aux autres pour transmettre l'amour de Dieu. Elle propose de profiter du Carême pour devenir de vrais disciples, malgré les difficultés du chemin. Elle remercie le P. Antoine pour le souffle qu'il donne à une paroisse ouverte vers l'extérieur.
Une prière qui reprend la parabole du fils prodigue à la première personne : le départ loin du Père, le gaspillage de ses dons et la famine intérieure du péché. Puis vient le retour, et le Père qui court, embrasse sans poser de questions et prépare la fête. Elle se termine par une action de grâce pour un Père qui veut que son enfant vive (revue Direct).
À partir du récit de Marc (Mc 1,9-13), l'auteure montre comment Jésus, après son baptême, vit au désert une longue retraite sur les traces de Moïse et du peuple éprouvé pendant quarante ans. Elle distingue l'épreuve qui vient de Dieu de la tentation de Satan, qui pousse toujours à refuser nos limites. Surmonter l'épreuve, c'est accepter humblement ces limites et en faire un chemin de vie ouvert à la grâce (revue Rivages, 2018).
Une courte prière pour accompagner le geste d'allumer un cierge à l'église. Elle demande que ce cierge soit lumière pour éclairer les décisions, feu pour brûler l'égoïsme et flamme pour apprendre à aimer. Il prolonge ainsi la prière de celui qui ne peut rester longtemps (revue Direct, 2005).
Annonciation : s'inscrire dans le « oui » de Marie
Par Pape François
Dans une homélie pour la fête de l'Annonciation à la chapelle Sainte-Marthe, le pape François décrit une « chaîne du oui » qui va d'Abraham, Moïse, Isaïe et Jérémie jusqu'à Marie. Le oui de Marie ouvre la porte au oui de Jésus, qui devient le oui de Dieu jusqu'à la croix. Il invite chacun à se demander s'il est un homme ou une femme du oui (source Radio Vatican).
Comment Marie peut-elle m'aider à connaître Jésus ?
Par Mgr Bruno Feillet
Mgr Bruno Feillet, évêque à Reims, présente Marie comme le modèle du disciple et de toute l'Église, à chaque étape de sa vie : l'Annonciation, la Visitation, Cana, la croix et la Pentecôte. Il souligne son humilité de servante, qui invite à vivre toute responsabilité comme un service. Il conclut avec saint Louis-Marie Grignion de Montfort : Marie n'est pas un détour mais un raccourci vers le Christ.
Une prière attribuée au mystique espagnol saint Jean de la Croix (1542-1591), qui demande à Dieu d'envahir l'âme de son silence. Elle supplie de faire taire désirs, caprices, plaintes et agitation, jusqu'à la prière elle-même. Ce silence devient alors un élan d'amour vers Dieu.
Une icône de Notre-Dame des Douleurs, Consolatrice du peuple syrien, bénie par le pape François, parcourt la Syrie pour prier pour la paix, à l'initiative de l'Aide à l'Église en détresse. Partie de Damas, elle est accueillie par de nombreuses Églises, dont les grecs-melkites, dans un élan œcuménique. À Homs, ville de son iconographe Spiridon Kabbash, elle fait étape chez les jésuites où repose le P. Frans van der Lugt, assassiné en 2014 (Dimanche, février 2020).
Trois courtes histoires de sagesse. Un seigneur puissant montre à son fils tout ce qu'il possédera, tandis qu'un pauvre paysan apprend au sien à contempler, et c'est ce dernier qui trouve la joie. Un grand-père amérindien parle des deux loups qui luttent en nous, et le colibri qui porte quelques gouttes d'eau sur l'incendie rappelle que chacun doit faire sa part.
Le cardinal Godfried Danneels, ancien archevêque de Malines-Bruxelles décédé en mars 2019, propose dix conseils concrets pour le Carême : prier le Notre Père et le Je vous salue Marie, méditer une phrase de l'évangile du dimanche, partager avec les pauvres, faire du bien chaque jour, se taire devant l'offense ou éteindre la télévision. Il prévient que ces conseils ne valent rien s'ils ne nous rapprochent pas de Dieu et des autres.
Dans une homélie, saint Basile le Grand commente la parole de Jésus sur le jeûne (Mt 6,16-17) : il ne faut pas jeûner avec un visage triste. Il compare l'hypocrite à un acteur qui porte un masque et montre que ce qui est fait pour être vu ne dépasse pas l'éloge des hommes. Il invite à accueillir avec joie les dons du jeûne, toujours neufs.
L'article présente l'Annonciation comme une fête populaire, dont le nom est porté par de nombreuses églises et personnes, et comme le jour où le Fils de Dieu prend chair dans le sein de la Vierge. Il explique l'union des deux natures sans mélange ni confusion, en citant saint Jean Damascène et l'hymne « Fils unique et Verbe de Dieu ». Il montre que le oui de Marie élève la nature humaine et que cette fête, souvent au cœur du Carême, tire sa lumière de Pâques.
Christus vivit : l'exhortation apostolique aux jeunes et à tout le peuple de Dieu
Présentation de l'exhortation « Christus vivit » publiée par le pape François le 25 mars 2019, que la paroisse propose à ses jeunes après la rencontre organisée par la jeunesse patriarcale melkite en août. Le texte rappelle qu'une Église jeune se laisse renouveler par la Parole, l'Eucharistie et l'écoute des jeunes, et évoque les dangers de l'environnement numérique. Il aborde aussi une pastorale des jeunes synodale, le chômage, les abus et l'importance du discernement de la vocation.
Une sélection de messages publiés par le pape François entre le 15 et le 20 février 2020. Ils parlent d'une prière qui ne se limite pas à nos besoins, du remède à la dureté du cœur qu'est le souvenir des bienfaits du Seigneur, et du choix des plus pauvres. Ils résument aussi en trois pas la manière de suivre Jésus : s'approcher de lui, le reconnaître Fils de Dieu et accepter le chemin de l'humilité.
Un poème-prière en vers arabes du professeur Saïd Kajjo. Il demande à Dieu un cœur généreux, capable de désaltérer, d'accueillir l'étranger, de consoler l'orphelin, le prisonnier et l'affligé. Il se termine par la demande de la foi, de la lumière et d'une bonne fin.
L'article rappelle l'attachement des chrétiens orientaux au jeûne du Grand Carême, sans viande ni laitages, alors que l'Église latine l'a réduit au mercredi des Cendres et au Vendredi saint. Il présente la mi-Carême, le mercredi 18 mars cette année, et la coutume assyrienne du pain « kada » où l'on cache un morceau de bois, proche de la galette des Rois. Il y voit un signe de ce qui unit l'Orient et l'Occident et souhaite que les chrétiens célèbrent un jour Pâques ensemble.
Un texte poétique en dialecte libanais, écrit à l'approche de la fête des mères. L'auteure rend hommage à toutes les mères, vivantes ou déjà parties, qu'elle voit comme saintes aux yeux du ciel. Elle évoque aussi la Vierge, Mère du ciel qui a enfanté le Christ Sauveur.
Un poème-prière en vers arabes du professeur Saïd Kajjo, adressé au Seigneur saint, refuge et forteresse. Il implore la miséricorde et le pardon par le sang versé pour les pécheurs. Il demande de ne pas être livré à la tentation et d'avoir l'Esprit du Seigneur à ses côtés à l'heure de la mort.
Le P. Antoine Tannous explique que le jeûne a un but, comme un remède selon saint Jean Chrysostome, et qu'il ne sert à rien si l'on retourne aussitôt aux excès. Ce n'est pas la nourriture qui est mauvaise, mais notre rapport à elle, et le jeûne concerne tous les sens et la langue, comme l'enseignent saint Basile, saint Athanase et les Pères. Il invite à préparer Pâques par de petits pardons, en se serrant la main à chaque liturgie dans la paix du Christ ressuscité.
Chers frères et sœurs dans le Christ : vers le Carême
Par Arlette Gebara
Après les fêtes, Arlette rappelle que février apporte la Présentation de Jésus au Temple, la semaine du Pharisien et du Publicain, puis l'entrée en Carême le 24 février. Le Carême est un temps d'actes concrets pour transformer nos cœurs de pierre, renoncer à l'avarice, aux rancunes et à l'individualisme, et devenir source de paix. Elle remercie aussi ceux qui l'aident à franchir les escaliers de l'église.
Les quarante jours du Carême sont présentés comme une marche dans le désert, image des épreuves et des nuits de l'âme où l'on appelle le Christ avec la prière de Jésus. Dieu fait jaillir l'eau dans le désert, et la marche devient pèlerinage vers l'homme intérieur et vers le Christ, source d'eau vive. Le texte, paru dans le bulletin de l'aumônerie des Cliniques Saint-Luc, s'appuie sur Angelus Silesius et saint Bruno.
Commentaire du récit de Luc, qui souligne à la fois l'enracinement de Jésus dans la loi de Moïse et l'universalité du salut. Syméon, homme juste guidé par l'Esprit, reconnaît le Messie et le proclame lumière des nations, en écho au prophète Isaïe. Le texte explique aussi la purification, l'offrande des pauvres et le cantique « Nunc dimittis ».
Une brève présentation du Carême comme temps de prière, d'approfondissement et de détachement, avec une alimentation plus frugale. Elle compare le Carême latin, du mercredi des Cendres à Pâques, et le Carême byzantin, précédé d'une période de préparation et s'étendant du Lundi pur au vendredi avant le Samedi de Lazare.
Une prière à Marie, femme de Galilée qui a vécu en Orient, pour lui confier les femmes du Proche et du Moyen-Orient : enfants, jeunes filles, femmes seules, mariées ou âgées. Elle demande qu'elles soient signe de la tendresse de Dieu et artisans de paix pour une terre blessée (revue Prier, février 2011).
Une prière au Seigneur Jésus, qui a parcouru les routes de l'exil, du pèlerinage et de la prédication et gravi la montagne pour prier. Le priant demande d'être arraché à son confort pour devenir pèlerin, marcher dans l'espérance comme Abraham et avancer vers Dieu avec toute la création. Le bulletin la propose pour le chemin du Carême, suivie d'une pensée de Chiara Lubich sur l'art de recommencer.
S'adressant aux revues culturelles jésuites, le pape François met en garde contre ceux qui prétendent avoir toutes les réponses sur Dieu : l'humilité laisse place au doute. Il reprend saint Augustin sur la recherche sans fin de Dieu. Il affirme sa certitude que Dieu est présent dans toute vie humaine, même la plus abîmée.
Trois courtes histoires de sagesse : un habitant de Bagdad qui achète cinq pains pour rendre à ses parents et prêter à ses enfants, un ange qui ne vend que des graines dans le magasin du bonheur, et un conte indien. Dans ce dernier, un canari capturé livre à un chasseur trois vérités sur les regrets, la crédulité, l'avidité et la jalousie.
Le P. Antoine Tannous présente la fête byzantine de la Rencontre (Hypapante), rencontre de l'Ancien et du Nouveau Testament, et évoque sa joie de porter les enfants de la paroisse à l'autel comme Syméon. Il montre comment Jésus, Marie et Joseph se soumettent humblement à la Loi sans chercher d'exception. Il oppose cette humilité à ceux qui se croient au-dessus des lois et cite saint Paul sur le vrai discernement.
Un texte méditatif qui retourne les plaintes adressées à Dieu en questions : que vaudrait la vérité sans le mensonge, ou l'espérance sans la déception ? Comme en mathématiques où le produit de deux nombres négatifs est positif, les épreuves donnent leur valeur aux bonnes choses. L'auteure invite à remercier Dieu, même pour la tristesse et l'échec.
En dialecte libanais, à l'occasion de la fête de l'amour, l'auteure rappelle que l'amour fait parfois souffrir mais que Jésus a montré sa victoire sur les épaules de la croix. Elle décrit les nombreuses façons d'aimer et invite à chercher d'abord Jésus, qui est l'amour tout entier. Il suffit de remplir nos jarres d'eau : au besoin, il la change en vin.
Des vers de saint Éphrem le Syrien rappellent que jeûner du pain ne sert à rien si le cœur reste plein de jalousie et si la langue médit. Ils appellent à jeûner aussi du mal, à aimer les autres et à faire du jeûne une source d'aumônes et de bénédictions pour les pauvres et les étrangers.
Le jeûne dans les hymnes de saint Éphrem de Nisibe
Traduit de L'Osservatore Romano (1er mars 2012), l'article présente les dix hymnes sur le jeûne de saint Éphrem, qui partent du jeûne du Christ au désert, victoire sur celui qui avait vaincu Adam par le fruit. Éphrem puise des images dans la nature et la vie quotidienne, dénonce le jeûne hypocrite qui opprime les autres et voit dans le jeûne un maître de lutte spirituelle qui purifie le cœur pour voir Dieu.
Inspiré par ses visites dans les foyers des paroissiens, le P. Antoine Tannous médite sur la rencontre : accueillir l'autre demande écoute, respect et discrétion, et ce qui est confié au prêtre entre dans le cœur de Dieu. La visite de Dieu aux hommes ressemble à celle du médecin au malade. Comme Jésus entrant au Temple, il vit chaque visite comme un pèlerinage, car Dieu habite nos maisons.
Chers frères et sœurs dans le Christ : une année à remplir
Par Arlette Gebara
De retour après une longue absence, Arlette Gebara compare la nouvelle année à une page blanche à remplir de belles choses, sans égoïsme ni découragement face à un monde troublé. Elle rappelle que Dieu n'est pas un supermarché, invite à une prière régulière et à regarder la lumière de Noël. Elle remercie le P. Antoine Tannous, les jeunes pour la crèche et les chorales pour leur récital.
L'auteur voit un premier Noël dans la naissance de l'univers voulue par Dieu, puis un deuxième dans l'Incarnation du Christ, né pauvre dans une grotte et déjà tourné vers la croix. Il affirme que Dieu n'envoie pas les malheurs comme châtiment mais donne la force de les surmonter. Il invite à préparer la grotte de notre cœur pour que le Seigneur y naisse et en fasse son temple.
Interrogé par l'émission « Une question à la foi », Christophe Herinckx explique que l'Épiphanie, « manifestation » en grec, est née avant Noël en christianisant une fête païenne du solstice. Il éclaire le sens symbolique des mages venus d'Orient et de leurs présents : l'or du roi, l'encens de Dieu et la myrrhe annonçant la mort. Il invite les chrétiens à témoigner du sens de Noël face à sa commercialisation et à accueillir les plus fragiles (repris de Cathobel, journal Dimanche).
À l'aube, dans une petite gare, l'autrice découvre des migrants endormis dans le tunnel et sur le quai, puis voyage avec eux vers Lille dans l'angoisse des contrôles. Ce récit l'amène à relativiser ses propres malheurs face à la détresse de ceux qui sont loin de chez eux. À l'approche de Noël, elle se demande ce que nous pouvons faire concrètement pour eux.
Une présentation de saint Jean le Précurseur, cousin du Christ, dont la naissance fut annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel. Le texte retrace sa vie d'ascèse au désert, sa prédication de la repentance sur les bords du Jourdain et le baptême de Jésus, où l'Esprit descend comme une colombe. Sa mission s'achève en désignant l'Agneau de Dieu à ses disciples (repris d'un site orthodoxe).
Les fêtes de janvier invitent à élargir nos horizons : l'Épiphanie montre Dieu se manifestant même aux païens, et le baptême montre Jésus solidaire de tout pécheur. La conversion de Paul et la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens rappellent un salut qui dépasse les frontières confessionnelles. Le texte évoque l'appel du pape François à porter la lumière du Christ aux périphéries (Magnificat).
Wilfred Monod (Silence et prière, 1904) oppose la prière réduite à une plainte vers une divinité à fléchir et l'attitude du chrétien assuré de son salut en Christ. Il propose de commencer chaque journée par un acte de foi qui rend grâce et affirme au lieu de supplier. Cette foi devient un bouclier contre la douleur, le mal et la peur (texte envoyé par le sous-diacre Jean-Jacques).
Dans ce poème, Dieu parle et passe en revue les beautés de sa création : les astres, les saisons, la mer et le cœur de l'homme. Rien pourtant ne l'émeut autant qu'un petit enfant qui s'endort en priant sous l'aile de son ange gardien, en mêlant le Notre Père et le Je vous salue Marie.
Des grenouilles font la course pour atteindre le sommet d'une tour, sous les commentaires décourageants de la foule, et abandonnent l'une après l'autre. Une seule arrive au sommet : elle était sourde. La leçon invite à se faire confiance et à rester sourd aux critiques négatives pour atteindre son but.
Pourquoi le Christ a-t-il été baptisé ? Et pourquoi sommes-nous baptisés ?
Par Saint Cyrille d'Alexandrie
Dans son onzième sermon sur l'Évangile de Luc (traduit de l'anglais), saint Cyrille d'Alexandrie explique que le Verbe, saint et sans péché, n'avait pas besoin du baptême. Il l'a reçu pour nous, en se faisant notre modèle, afin que le ciel s'ouvre et que l'Esprit Saint descende aussi sur les hommes. Il réfute ceux qui séparent le Verbe de l'homme Jésus et invite à la prière persévérante après le baptême.
Située entre la Théophanie et le début du Carême, la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18 au 25 janvier) renouvelle nos promesses baptismales. L'article retrace son histoire : l'initiative de Paul Watson en 1908, l'abbé Paul Couturier en 1933 et sa prière encore récitée, la rencontre du pape et du patriarche de Constantinople à Jérusalem en 1964 et le texte commun depuis 1968. Le thème de 2020 est « Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire » (Ac 28,2).
Dans ce huitième hymne sur la Nativité (traduit de l'anglais), saint Éphrem s'émerveille devant la Vierge Mère, à la fois vierge et mère. Le Seigneur, le Verbe et le Tout-Puissant entrent en elle et en sortent humbles, pauvres et silencieux. Il contemple les figures de l'Ancien Testament accomplies dans l'Enfant et l'amour qui le livre à tous, riches et pauvres.
Un poème de repentance où le pécheur, debout devant Dieu, avoue avoir amassé des biens mal acquis et suivi les méchants. Il implore la miséricorde plutôt que la justice. Il reprend ensuite les reproches du jugement dernier : l'affamé, l'assoiffé, le nu et le prisonnier que l'on n'a pas secourus (Mt 25).
Un texte poétique écrit du point de vue d'un enfant baptisé : plongé dans l'eau comme dans une mer obscure, il croit mourir puis sent son âme naître et se remplir de l'Esprit du Père. Vêtu de blanc, entouré de ses parents joyeux, il découvre qu'il est devenu enfant de Dieu, libéré du péché. Le baptême lui apprend l'amour pur et inconditionnel.
L'autrice compare Noël à Alep, sans marché de Noël mais vécu dans chaque maison, en famille et à la liturgie de la nuit, avec Noël en Europe, marqué par les marchés et les illuminations comme le spectacle de la Grand-Place de Bruxelles. Elle conclut qu'à Alep on fait la fête soi-même, alors qu'en Europe on attend les décorations des rues pour la ressentir.
Après les fêtes de fin d'année, l'autrice constate que la routine et l'absurdité du quotidien reprennent vite le dessus. Elle invite à retrouver les valeurs sacrées de la famille, de l'amour et de l'amitié. Elle appelle à accueillir la nouvelle année avec joie et espérance, puisque Dieu, qui nous connaît depuis le sein de nos mères, est avec nous.
Une prière en dialecte libanais inspirée de l'Évangile du dimanche après Noël (Mt 2,13-23). Elle contemple Joseph qui obéit sans tarder à l'ordre de prendre l'enfant et sa mère, de fuir en Égypte puis de revenir. Elle demande de devenir un autre Joseph pour l'enfant et l'homme déraciné d'aujourd'hui.
Le P. Antoine Tannous explique que les Églises célèbrent toutes le baptême du Christ, que les Byzantins appellent Théophanie et les Syriaques Denho, tandis que l'Épiphanie latine désigne l'étoile des mages. Il distingue plusieurs manifestations : la naissance du Verbe, l'étoile, le baptême qui révèle la Trinité et la gloire de Jésus aux noces de Cana. Il souhaite que chaque liturgie de la paroisse en 2020 soit comme des noces, une rencontre renouvelée avec Jésus.